C’est un curieux croisement de décisions de justice qui s’est produit entre Israël et la France, à l’heure où le monde développé dans son ensemble est confronté au défi de l’immigration illégale.
En effet, la cour du district de Jérusalem a rejeté jeudi le recours introduit par des organisations civiles contre la décision du ministre de l’Intérieur Eli Ishaï de stopper la politique de « défense collective » ou « protection temporaire » des citoyens du Sud-Soudan qui subissaient la guerre au Soudan et qui vivaient en Israël.

Depuis Janvier 2012, le ministre de l’intérieur israélien avait annoncé un changement de politique suite à la création du Sud-Soudan, qui selon lui remettait en cause leur statut de réfugié. Mais des organisations avaient déposé un recours au tribunal faisant valoir que des combats se déroulaient toujours dans le pays, et que la situation n’avait pas beaucoup changé depuis la déclaration d’indépendance, jugeant la décision du ministre de l’Intérieur déraisonnable et non proportionnée. En réponse au recours, la Cour avait rendu une injonction provisoire interdisant l’expulsion en attendant une réponse de l’Etat sur la situation sur le terrain. L’Etat a ensuite rendu un rapport sur la base de deux ambassadeurs qui se sont rendus au Sud-Soudan pour évaluer les changements dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que l’instabilité se concentrait principalement sur la frontière avec le Nord mais que la situation au Sud-Soudan était rassurante.

La décision rendue jeudi 7 juin par la Cour de district de Jérusalem met fin à cette injonction provisoire. Elle signifie que le gouvernement peut à présent expulser environ 1500 à 2000 citoyens du Sud-Soudan vers leur pays. Toutefois, la décision ne remet pas en cause l’éligibité des sud soudanais à l’asile politique en vertu de la Convention sur les réfugiés à laquelle Israël est partie. Les demandes pour obtenir le statut de réfugié et les renvois au Sud-Soudan devront être examinées au cas par cas.

Le ministre de l’Intérieur Elie Yishai a exprimé sa satisfaction. « J’applaudis la décision qui permet aux organismes d’application de l’expulsion de quelque 1.500 infiltrés venus du sud du Soudan et nous espérons que ce n’est qu’une première étape qui nous permettra de reconduire également les citoyens d’Érythrée et du nord du Soudan. »

Il a ajouté que « pour résoudre le problème des infiltrés, je m’en tiens à ma position de construire une ville de tentes et d’autres lieux de détention pour les infiltrés, afin de ne pas les disperser dans les villes d’Israël ».

Les organisations dont le recours a été rejeté ont déclaré : « Nous exigeons que l’Etat respecte son engagement de permettre aux membres de la communauté de présenter des demandes d’asile pour les particuliers et qu’il vérifiera leurs applications d’une façon juste et équitable. Nous ne pouvons qu’espérer que la situation au Sud-Soudan s’améliore et se stabilise dans les prochains mois afin que la décision d’expulsion ne soit pas faite au détriment de la vie humaine.  »

Dans le même temps, en France, la chambre correctionnelle de la cour de cassation rendait un arrêt, s’alignant sur les décisions européennes, selon lequel il devient illégal de maintenir en garde à vue plus de quatre heures une personne sur le seul motif qu’elle serait en situation illégale sur le territoire français (auparavant la police avait 48 heures pour faire les recherches). Notons qu’il s’agit de simples clandestins, qui n’ont jamais eu le statut de réfugié.

Dans le combat contre l’immigration illégale, il semble que les uns cherchent à se défendre humainement, tandis que les autres ne font plus que subir.

Misha UZAN – Jforum Israël

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Muzan

Certains médias vont jusqu’à utiliser le terme de « déportation », ce qui est vraiment scandaleux.
Il m’a semblé que le terme d’expulsion était neutre, en tout cas je n’ai pas voulu y mettre de connotation négative. Mais il est vrai qu’il est plus fort que rapatriement ou retour. C’est une remarque qui mérite réflexion tout à fait.
Cordialement.

S.LEVY

Tout à fait d’accord avec l’utilisation des termes. Toutefois l’essentiel c’est de ne pas laisser les choses arriver au point où cette immigration illégale, et je dirais qu’il faudrait limiter ou mieux encore empêcher l’immigration de musulmans ou de sympathisants arabes. Cela évitera la situation desastreuse telle qu’en France et en Angleterre où pas seulement les citoyens sont en voie de perdre leur identité nationale mais aussi se font insulter et même empêchés en leur liberté et droit de circuler, s’exprimer, se communiquer librement, soit: on voit ici le début de l’application de la Sharia. En Angleterre, en certains quartiers et municipalités il y a des pancartes défendant l’entrée ou le passage « d’étrangers » (étrangers en leur propre pays – si ça c’est pas du nazisme alors que serait-ce?) pour être une « région musulmane ». Pourquoi Israel devrait accepter ce genre d’invasion nocive car parfis ces immigrés il y a sans doute des terroristes et des assassins prêts à tout faire contre nous! Et le reste du monde? des centaines de milliers de fois plus d’espace que chez nous? Et puis, d’après ce reste de monde ne sommes-nous pas des tueurs, des nazis, des occupants illégaux de ce pays fictif « Palestine » issu des vapeurs des drogues et de l’imagination d’arabo-musulmans antisémites enragés?
Les Soudanais sont un autre prétexte, coup monté, pour nous envahir sous forme « pacifique et humanitaire » pour ensuite tâcher de nous contrôler et peut-être même nous expulser. Il est temps que les autorités Israeliennes mettent pied-ferme et répondent au « reste du monde »: {{NUTS}} comme le Commandant Anthony MacAuliffe à Bastogne.

Denis

Expulsion est un mot insupportable, il faudrait plutôt parler d’organiser le retour au pays, -le rapatriement- et bannir le terme expulsion définitivement.