Israël-Iran-Hezbollah-Hamas: « Tsahal est-elle prête? »

Missiles balistiques et le tournant du 14/9/2019

Je vais vous parler de la manière dont Israël se mesurera à une attaque de missiles contre son territoire et ses civils.

Les missiles dont je parlerai, ce sont les missiles balistiques qui décrivent une parabole, sur une distance de centaines ou milliers kilomètres, puis qui touchent leur cible. Ou alors il s’agira même d’obus de mortier, qui tirent à une distance de quelques kilomètres.

La façon qu’ont les militaires israéliens d’appréhender le problème des guerres balistiques a été brusquement modifiée à partir du 14 septembre 2019.

À cette date, Iran a attaqué, à l’aide des missiles de croisière et de drones, des installations pétrolières en Arabie saoudite, situées dans la région du Cha’at el Arab, tout près de la frontière irakienne.

Les missiles et les drones sont partis du territoire iranien. Toutes ces armes ont suivi un parcours, qui par un large détour, ont contourné les équipements radar des batteries« Patriot » américains, qui protégeaient, outre l’Arabie, le Bahreïn et le Koweït. Puis ils ont attaqué leur cibles à revers.

Les Iraniens ont réalisé un véritable exploit, car les cibles ont été détruites une par une, apparemment par 17 missiles de croisière et drones suicidaires, comme sur un stand de tir.

Cette attaque, créa un effet de tremblement de terre dans l’armée israélienne, car nous (Israël) jusqu’alors, utilisions les drones suicides, développés par notre industrie, pour attaquer des radars des batteries antiaériennes soviétiques. Nous-mêmes, à l’époque, n’avions pas compris la portée tactique de ces armes, contrairement aux Iraniens, qui eux, ont très bien assimilé l’utilité de tels drones et ils en ont fait un excellent usage. En ce qui concerne l’attaque iranienne, les Américains non pas réagi. Les militaires israéliens, en revanche, avaient considéré, que l’absence de réaction américaine était une bourde absolue, car cette non réaction a entraîné l’effondrement de la dissuasion américaine, encourageant les Iraniens à devenir de plus en plus téméraires.

À propos… Dans tous ce qui concerne les agissements des Iraniens, l’action de Trump, à mon avis, est juste, car il leur applique des sanctions, qui les empêchent de réaliser nombre de leurs objectifs militaires. De plus, il ne se laisse pas entraîner dans une confrontation armée avec ce pays, donc sanctions et retenue s’avèrent être la bonne tactique face aux pays des mollahs.

Bref, lorsque nous parlons de la défense des civils israéliens, il s’agit de la défense contre des engins balistiques et des mortiers de la nouvelle génération du nom « Bourkan », fabriqués en Syrie. En fait, les Syriens ont placé sur la tête d’obus de mortiers un ballon de gaz rempli d’explosif et boulons. Ce curieux engin est tiré par les mortiers de 120 mm, à une distance jusqu’à 4 km. Vous pouvez imaginer le résultat, lorsqu’il tombe sur un quartier résidentiel. Il provoque des dizaines de morts et de blessés et creuse un cratère de 10 m de diamètre et de 4 m de profondeur.

Bref, nous avons à faire à des missiles de croisière, des drones d’attaques avec fusées air-sol, des drones suicidaires et toutes sorte d’engins volants, capables de porter des explosifs au cœur d’une cible. Le Hezbollah au Liban, par exemple, possède des missiles Scud 7, qui depuis le Liban sont capables d’atteindre des cibles au-delà de Beer-Shev’a, soit 220 km de la frontière israélo-libanaise.

Et les milices chi’ites en Syrie sont équipées de fusées similaires qu’ils tireront en même temps que le Hezbollah. Et n’oublions pas le Hamas à Gaza qui rejoindra « la fête », en balançant des missiles « Grad », dits « Katioucha » avec 20 kg de TNT, qui vont jusqu’à Achdod (40 km) et des « Kassam » 10 kg TNT, au-delà d’Ashkelon à 20 km.

La prochaine guerre se déroulera au moins sur deux fronts

Donc, après cette entrée en matière, j’aimerais aborder 2 questions spécifiques. La première question est stratégique, et il y a là du nouveau, puis la question de tactique militaire. Les deux, sont liées au problème de missiles et j’expliquerai ce que j’entends par là.

La prochaine guerre se déroulera simultanément, au moins sur deux fronts. Le premier, depuis le nord, Liban et Syrie, où nous aurons à faire à l’axe chi’ite, puis depuis le sud, Gaza avec le Hamas et Jhihad islamique, qui nous balanceront tous ce qu’ils possèdent en fusées. Ensuite il faut être conscient, qu’il existe une réelle menace depuis l’Iran, l’Irak et même dans le futur proche le Yémen.

Sachez que déjà aujourd’hui, il y a depuis l’Iran et l’Irak, des fusées pointées sur Israël et le Yémen ne tardera pas en faire de même. Il faut préciser que la menace yéménite concerne surtout nos débouchés maritimes depuis Eilat, vers le détroit de Bab-el-Mandeb, ainsi que l’entrée sud du canal de Suez.

Victoire par non-défaite

Dans cette prochaine confrontation, tous nos ennemis essayeront d’obtenir des succès militaires sur notre sol, une sorte « d’égalité de victoires », afin d’asseoir un équilibre stratégique et pour la première fois réaliser une dissuasion. Jusqu’à aujourd’hui, le Hamas, le Hezbollah et le Djihad, lors des confrontations passées, telles que la « 2e Guerre du Liban » ou « Pilier de défense » à Gaza, se satisfaisaient d’une « victoire par leur non défaite ».

Pour illustrer ce concept, nous avons vu le chef du Hezbollah, à la fin de la guerre, planqué dans son bunker le plus profond, mais faisant le « v » de la victoire et Haniya (chef du Hamas), une fois les bombardements israéliens terminés, est sorti de son QG, enterré sous l’hôpital « Chiffa » de Gaza, a secoué la poussière de ses habits et avec un grand sourire faisait le « v » de la victoire de deux mains.

Tous les deux étaient super satisfaits du résultat, car la situation était redevenue exactement identique à celle qui prévalait avant le conflit, donc pour eux cela revenait à une victoire.

Mais si on regarde de près, depuis 14 ans, Nasralla (le chef du Hezbollah) s’enterre dans son bunker et n’ose pas tirer une balle, à l’exception de quelques incidents sporadiques, où c’est nous qui lui avons forcé la main, par un jeu de basse politique, que je ne vais pas détailler ici. Bref, 14 ans de tranquillité relative à la frontière du Liban. Et à Gaza, après  « Pilier de défense », il y a eu 4 années de tranquillité.

Donc, la « victoire par la non défaite » est une victoire de propagande et en aucun cas sur le terrain. Aujourd’hui, grâce aux Iraniens, le Hezbollah et le Hamas ont développé une sorte « d’équilibre de victoire » différente, qui a entraîné une dissuasion par la masse de fusées intelligentes de précisions, acquises grâce à la complicité des autorités libanaises et les Iraniens. Malgré cela, l’armée israélienne, ne mène aucune action militaire contre le Liban.

Israël s’était contenté de rendre publics et notamment par Benyamin Netanyahu, à l’ONU, les emplacements d’usines de missiles au Liban, sans pour autant agir militairement à leur destruction, par opposition aux équipements identiques en Syrie ou Irak, où Tsahal n’hésite pas à mener des raids destructeurs de façon récurrente.

Même les Russes en Syrie, tant qu’on ne les touche pas directement, tolèrent les actions de l’armée de l’air israélienne.

Que voudra dire « l’équilibre de victoire » pour le Hezbollah, Hamas, Djihad Islamique et tous les autres « proxis » iraniens, agissant depuis le Liban, la Syrie ou Gaza ? Dans leur tactique cela signifie : causer un maximum de destructions et surtout de victimes sur le sol même d’Israël.

De même que l’armée de l’air israélienne s’efforcera d’infliger aux ennemis, les destructions de leurs bases de départs de missiles et autres infrastructures, eux les ennemis à leur tour, essayeront d’atteindre les installations militaires israéliennes : centres de commandement, bases d’air force, bases logistiques, etc.

Lire la suite https://mabatim.info/2020/12/01/israel-iran-hezbollah-hamas-tsahal-est-elle-prete/

Conférence de Ron ben Yishai Décembre 2019

Ron Ben-Yishai, journaliste militaire israélien est né à Jérusalem en 1943. Il fréquente l’école Reali School de Haïfa, d’où il sort en 1961. Il rejoint les Forces de Défense d’Israël (Tsahal) et sert dans les parachutistes et la Brigade Golani. Il reçoit un BA. en économie et en géographie de l’université hébraïque de Jérusalem en 1967. Il est chargé de cours sur les médias et le journalisme à l’université de Tel Aviv. Il parle hébreu, anglais, allemand, et partiellement arabe et français.

2 Commentaires

  1. Apparemment Les sanctions contre ces chiites ne suffisent pas , Il faudra que Israel après des renseignements et les intention guerrière bien précis de ces organisations terroristes Hamas Hezbollah Iran et de savoir quand ils veulent agir , Israël doit frapper le premier à haute intensité les sites militaires de ces organisations et détruire toutes les infrastructures essentielles sans état d’âme, ou plus avec une frappe nucléaire s’il faut , afin d’en finir de ce conflit à rallonge et raciste qui date depuis 1948

  2. conclusion

    Un engin thermonucléaire sur Teheran et comme ces engins se larguent par deux,(hiroshima et nagasaki) un autre sur Ispahan devraient suffire a calmer pour longtemps les Mollahs belliqueux qui répétent depuis 12 ans que leur seul objectif est de détruire Israel dés qu ils auront leur bombe

    ans moins de 60 ans les conflits entre états et nations se résoudront a coups de bombes hucléaires, et comme ça la planète Terre sera enfin debarrassée de la pire espèce portée depuis 3 millions d’ années a sa surface , L’ humain !

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