Le gouvernement israélien a approuvé lundi une série de hausses d’impôts et de coupes budgétaires, destinées à réduire le déficit public, malgré l’opposition de certains membres de la coalition de partis dirigée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Ce sont des mesures responsables pour protéger l’économie d’Israël et les emplois de ses citoyens », a déclaré Benjamin Netanyahu après l’adoption du plan d’austérité, par 20 voix contre 9.

Les ministres issus de la formation ultra-orthodoxe Shas et ceux du parti centriste Indépendance se sont opposés aux mesures soutenues par les trois autres partis gouvernementaux, le Likoud (conservateur) de Benjamin Netanyahu, Israël Beïtenou (nationaliste) et Kadima (centriste).

Moshe Kahlon, membre du Likoud et ministre des Affaires sociales, a toutefois voté contre les mesures, affirmant qu’elles priveraient les familles pauvres de leur budget prévu « pour le poulet et les légumes ».

Les mesures comprennent une hausse de 1% de l’impôt sur le revenu pour les salaires mensuels supérieurs à 8.881 shekels (1.797 euros), et de 2% pour les salaires mensuels de plus de 67.000 shekels.

La TVA doit, quant à elle, passer de 16% à 17% tandis que les budgets de la plupart des ministères sont réduits de 5% et que des mesures de lutte contre l’évasion fiscale doivent permettre à l’administration fiscale de récupérer plusieurs milliards de shekels.

Ce projet, destiné à rapporter 14,4 milliards de shekels, selon le ministère des Finances, qui doit être débattu la semaine prochaine au parlement, a pour objectif de compenser la baisse des rentrées fiscales provoquée par le ralentissement de la croissance israélienne, estimée à 2,5% en 2012 contre 4,8%, l’an dernier.

Le gouvernement a décidé le mois dernier de porter à 3% du PIB l’objectif de déficit budgétaire en 2013, au lieu de 1,5%, incitant le banquier central israélien Stanley Fisher à prévenir qu’il risquait de devoir relever les taux pour limiter les effets inflationnistes de la politique du gouvernement.

Certains analystes jugent que les mesures annoncées par le gouvernement de Benjamin Netanyahu pourraient inciter la Banque d’Israël à assouplir sa politique monétaire et soutenir ainsi l’économie israélienne.

La crise économique mondiale avait épargné le pays jusqu’à l’été 2011 lorsque ses effets sur l’Europe et les Etats-Unis -les deux principaux partenaires de l’Etat hébreu- ont entraîné une baisse des exportations du pays, qui représentent 40% de l’activité économique israélienne.

Steven Scheer; Julien Dury pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten – JÉRUSALEM (Reuters) Article original

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires