La prostitution explose en Iran, où les hommes vendent leur femme « pour joindre les deux bouts ». 

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Le gouvernement iranien ferme les yeux, alors que la prostitution et les réseaux de trafic sexuel montent en flèche, selon un reportage.

Au cours de l’année qui vient de s’écouler, 32 maisons closes ont été découvertes dans divers endroits tout autour de Téhéran, où la plupart des femmes étaient entrées dans les réseaux de prostitution à cause de la pauvreté extrême, selon un reportage de l’Agence de Presse Moj. Un psychologue qui a participé à l’enquête, affirme que beaucoup de femmes sont vendues par leurs maris à des réseaux de prostitution dans le seul but de « joindre les deux bouts ».

Iran often blames social problems, including prostitution, on the West. /MEHR
L’Iran accuse souvent l’Occident de ses propres problèmes sociaux dont la prostitution, sachant que le pays se considère comme  » République Islamique ». /MEHR

Ce psychologue a aussi affirmé que plus de 100 jeunes filles à Téhéran font entre 2 et 20 dollars par client et que 35% des prostituées à Téhéran sont des femmes mariées qui ont des enfants.

« La prostitution et les réseaux de trafic sexuel prend le plus fréquemment ses quartiers à Téhéran, le nombre de femme travaillant dans ce métier augmentant en quantité », selon ce reportage, qui dénonce le fait que le gouvernement se refuse à aborder le problème, en faisant comme s’il n’existait pas.

« Le Parlement doit prendre sérieusement la situation en main et nous aider à sonner l’alarme, avant que cela ne débouche sur une situation bien plus grave et dangereuse », alerte le psychologue.

Nombre de femmes à Téhéran sont impliquées dans de soi-disant « mariages pour le plaisir », s’agissant de couples reconnus par l’Islam chiite afin de dissimuler le fait qu’il ne s’agit en fait que de prostitution masquée, selon le reportage.

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Les mariages temporaires sont décidés par les hommes, sans le consentement des femmes et ils s’accompagnent généralement d’un paiement donné par l’homme.

« L’arrangement se fait d’habitude avec des femmes qui sont confrontées à des situations économiques et sociales précaires, en échange de faveurs sexuelles », d’après l’enquête.

« Quand les femmes tombent enceinte, les enfants sont abandonnés dans la rue et ensuite exploités à d’autres fins », explique le psychologue.

Adaptation : Marc Brzustowski

pooshshowudoin

Report: Prostitution booming in Iran as men sell wives ‘to make ends meet’

2 Commentaires

  1. Une Iranienne adulte sur 3 est porteuse de maladie sexuellement transmissible: explosion due à la conjonction entre le développement de la prostitution et la campagne nataliste du gouvernement qui empêche la distribution de préservatifs.

    • https://jforum.fr/laccord-nucleaire-ne-tirera-pas-liran-du-marasme.html

      En Iran, l’âge traditionnel du mariage se situe entre 20 et 34 ans pour les hommes et 15 à 29 ans pour les femmes… 46% des hommes et 48% des femmes dans ces classes d’âges demeurent célibataires », selon l’agence nationale des statistiques. Le fameux « mariage blanc » ou la cohabitation hors-mariage, est devenue tellement courant et controversé que le régime a dû interdire un magazine féminin qui s’était risqué à faire un reportage sur le sujet, l’an dernier.

      C’est particulièrement décevant pour le régime, qui a essayé d’élever le taux de natalité de l’Iran de tout juste 1,6 enfant par femme, en offrant des incitations financières aux parents potentiels et en réduisant la mise à disposition de contraceptifs. S’il s’est passé quelque chose dans ce domaine, c’est que la spirale démographique iranienne n’a fait qu’empirer. La population de l’Iran vieillit déjà plus vite que nulle autre dans le monde et le rejet de la vie de famille, de la part de la jeune génération, accentue les problèmes économiques accumulés au cours des vingt dernières années. Ces problèmes économiques expliquent en partie la chute du taux de mariage, mais l’autre facteur est tout simplement l’érosion des valeurs traditionnelles. Des chercheurs iraniens estimaient à la fin 2015, qu’une femme iranienne sur huit est infectée par la chlamydia, une maladie vénérienne ordinaire répandue qui provoque fréquemment l’infertilité. Selon le Centre de contrôle des Maladies, une femme américaine sur 170 est susceptible de l’attraper. La conjugaison du recul des mariages et du taux endémique d’infection vénérienne caractérise une société qui est en train de perdre sa cohésion interne.

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