La vie de Daniel Cordier a duré plus d’un siècle. Elle nous oblige.

Tout a commencé le 20 juin 1940 à Pau. Âgé de 20 ans à peine, militant de l’Action Française, furieux d’avoir entendu à la radio le Maréchal Pétain demander l’armistice à Hitler, il réunit les jeunes de la ville dans le hall de la mairie et appelle à continuer le combat.

Le lendemain, il embarque à Bayonne sur le Léopold II. Il arrive en Angleterre le 25 juin 1940, parmi les premiers Français libres.

En quelques jours, sa vie a basculé. Maurassien et antisémite, les épreuves liées à son engagement dans la Résistance vont le changer, profondément.

Parachuté en France en juillet 1942 pour participer à l’action intérieure, on lui demande, à Lyon, de cacher un juif.

Il le fait par devoir mais demeure toujours pénétré, comme il le dit « par la condamnation de sa race » et les certitudes dans lesquelles il a été élevé.

Mais un jour à Paris, en 1943, il a « le plus grand choc » de sa vie : un homme et son fils, à proximité de l’Arc de Triomphe, portent l’étoile jaune imposée la 8ème ordonnance allemande aux Juifs de la zone occupée.

Daniel Cordier est révulsé de cette stigmatisation et réalise ce que signifie et où conduit la haine des juifs qui pourtant peuplait son imaginaire et les harangues de sa jeunesse maurassienne.

Ce jour-là fut pour lui un véritable schisme intérieur, abolissant ses préjugés et cette obsession.

Daniel Cordier, c’est aussi et évidemment le secrétaire de Jean Moulin, engagé en première ligne du combat pour la libération de la France.

A Lyon, durant neuf mois, jusqu’à l’arrestation de ce dernier, il l’épaule et pourvoie aux nécessités d’une tâche immense et vertigineuse, au péril de sa vie, à seulement 22 ans.

Il ne fera pas, après guerre, et comme il aimait à le dire, carrière « sur les cadavres de ses camarades », préférant une fois de plus l’ombre à la lumière, dans ses galeries de peinture, au point qu’il ne fut même pas invité à la panthéonisation de son mentor, le 19 décembre 1964.

Il demeure de la vie de Daniel Cordier plusieurs messages qui donnent du sens à nos existences.

Lire la suite dans https://www.licra.org/daniel-cordier-le-courage-de-la-liberte

Mario Stasi,
Président de la Licra

Stéphane Nivet,
Délégué général de la Licra

Message de Daniel Cordier prononcé le 7 mars 2002 – Facebook Live

Expérience vécue et histoire : Daniel Cordier contre le négationnisme

Le 26 novembre à 21h sur la page Facebook de la Licra, ne manquez pas la rediffusion du message de Daniel Cordier.

Le 7 mars 2002, Daniel Cordier revient à Lyon à l’invitation de Pierre-Jérôme Biscarat, fondateur de l’association étudiante Hippocampe, engagée contre le négationnisme qui alors sévissait au sein de l’Université Jean Moulin.

C’est cette conférence, organisée à l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon et jamais diffusée depuis, que vous allez entendre.

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