Une étude publiée par le Centre Ezri d’études de l’Université de Haïfa pour l’Iran et le Golfe persique détaille l’implication de l’Iran dans la sélection des cibles du Hezbollah. Cette étude a été commandée suite aux déclarations menaçantes de Hassan Nasrallah qui, par excès de zèle, en dévoilait plus qu’il n’en fallait.
La liste du Hezbollah des sites stratégiques d’Israël qui doivent être visés lors d’une guerre future est donc dictée par l’Iran, et l’Etat juif en est à présent convaincu par les précisions avec lesquelles le leader chiite libanais a décrit ces sites et par une étude précise de Yossi Masharof.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a récemment déclaré que son groupe dispose d’une liste complète des sites stratégiques en Israël qu’il peut frapper quand il veut, comprenant, pourquoi pas, le réacteur nucléaire de Dimona.
« Il n’y aura pas de plafond, pas de limites ou de lignes rouges, » a averti Nasrallah durant une interview le 21 mars sur la station de télévision Al-Mayadeen dont le siège est au Liban : « Nous pouvons frapper toute cible que nous voulons à l’intérieur de la Palestine occupée. »
En février, Nasrallah avait menacé de « transformer les réservoirs d’ammoniac de Haïfa en bombe atomique. » Suite à ces déclarations hargneuses, Israël avait assuré par la suite que les cuves d’ammoniac avaient été déplacées en un lieu secret.
L’étude, rédigée par une équipe de chercheurs dirigée par un étudiant au doctorat, Yossi Mansharof, est également basée sur des citations de responsables iraniens publiées par les médias officiels iraniens. Celles-ci sont en effet épluchées par des universitaires spécialisés et par les services israéliens de Renseignement.
« Il est très difficile de cacher certains sites, à moins de les placer dans des endroits souterrains soustraits à la vue de travailleurs, surtout quand ils sont d’origine « imprécise ». Ces gens ne sont pas, d’un point de vue sécuritaire, accrédités ou simplement autorisés à voir ou à savoir, et donc seraient à même de transmettre certaines informations aux ennemis d’Israël. » L’étude conclut que certaines cibles sensibles n’échappent pas à la règle d’or de la discrétion totale et font l’objet d’une attention particulière de la part de l’administration sécuritaire.
![]() |
![]() |









































