Le moment le plus important / La pensée du jour / Sivan Rahav-Meir :

Vous êtes en route vers quelque chose ?

Vous attendez de vous marier, de terminer vos études, de trouver un travail, de finaliser un prêt immobilier ou de déménager ?

Cette semaine, nous commençons la lecture du livre de Bamidbar (Nombres), un livre entièrement écrit « en chemin ». Il se déroule entre la sortie d’Égypte et l’entrée en Terre d’Israël, et décrit les voyages de nos ancêtres dans le désert.

À première vue, cette période pourrait sembler secondaire. On pourrait choisir de se concentrer uniquement sur le départ et sur l’arrivée. Tout ce qui se trouve entre les deux paraîtrait alors accessoire et moins important. Pourtant, certains commentateurs affirment qu’il s’agit du livre le plus essentiel des cinq livres de la Torah.
Pourquoi ?
Parce que la majeure partie de notre vie se déroule justement « entre les deux ». La plus grande partie de notre existence, c’est « lorsque tu es en chemin ».
Alors il faut se demander : comment regardons-nous le chemin lui-même ?
Lui accordons-nous de la valeur et de l’importance, ou attendons-nous seulement qu’il se termine ?
Savons-nous utiliser avec sagesse les moments intermédiaires — même les petits instants d’attente, dans une file, dans les embouteillages, dans une salle d’attente ?
Savons-nous investir aussi dans les périodes de transition de notre vie, ou passons-nous notre temps à attendre un objectif rêvé, situé quelque part plus loin ?
J’ai souvent entendu raconter que l’on demandait à de grandes personnalités quel avait été le moment le plus important de leur vie. Elles répondaient :
“Ce moment-ci.”
Si nous apprenons à ne pas vivre dans une sensation permanente d’attente, mais à nous concentrer sur l’ici et maintenant, alors, avec l’aide de Dieu, nous atteindrons notre destination… mais nous recevrons aussi tous les cadeaux précieux qui nous attendent en chemin.
Voilà l’état d’esprit avec lequel commencer le livre de Bamidbar.
Et voilà aussi l’état d’esprit avec lequel vivre notre vie.
Bonne route et beaucoup de réussite.

JForum.fr avec Sivan Rahav-Meir

 

Aujourd’hui, en traînant sur les réseaux sociaux comme on flâne dans une rue vide et sombre, j’y ai trouvé un petit point de lumière: une vidéo du Rav Elie Lemel autour de l’éducation.

Il y mentionnait un point qui m’a profondément touchée, parce que je pense qu’il est essentiel pour tout parent de le comprendre, de l’intérioriser et surtout de le pratiquer avec ses enfants.

Les enfants ont besoin d’un amour inconditionnel.

D’un amour capable de dissocier leurs erreurs de la personne qu’ils sont profondément. Peu importe leurs maladresses, leurs fautes, leur caractère, leurs middot ou leurs combats intérieurs : un enfant doit savoir que l’amour de ses parents ne se retire pas, ne se négocie pas, ne se fragilise pas.

Et Rav Lemel disait une phrase magnifique :

« Je t’aime. Point. »

Le point signifie que le débat est clos.
Qu’il n’existe rien au monde capable d’altérer cet amour-là.
Aucun comportement, aucune faute, aucune déception.

Et finalement, c’est exactement la même chose dans un couple.

Quand un homme regarde sa femme droit dans les yeux et lui dit :
« Je t’aime. Point. »

Cela signifie :
aucune autre femme,
aucune autre beauté,
aucun autre charme,
aucun autre talent
ne pourra prendre cette place-là dans son cœur.

Parce que cet amour n’est pas conditionné.
Il n’existe pas “parce que”.

Je t’aime non pas pour ta beauté,
non pas pour tes qualités,
non pas pour ta gentillesse,
non pas pour ce que tu m’apportes.

Je t’aime parce que c’est toi.
Parce que je t’ai reconnue.
Parce que je t’ai trouvée.
Parce que tu es devenue ma famille dans le cœur, pour toujours.

Et je crois sincèrement qu’un enfant a besoin de ressentir exactement cela.

Il doit savoir que l’amour de ses parents ne dépend ni de ses résultats scolaires, ni de son tempérament, ni de sa réussite sociale, ni même de son comportement du moment.

Dans beaucoup de familles, malheureusement, il existe un silence autour des mots “je t’aime”. Une forme de pudeur, presque un tabou. On aime profondément, bien sûr… mais on ne le verbalise pas. On suppose que l’enfant le sait.

Mais un enfant a besoin de l’entendre.
Encore et encore.

Nos enfants devraient grandir enveloppés de cet amour-là comme on enveloppe quelqu’un d’une couverture chaude au milieu de l’hiver. Ils devraient avancer dans la vie avec cette certitude brûlante au fond du cœur : “quoi qu’il arrive, je suis aimé.”

Face à un monde parfois brutal.
Face aux comparaisons permanentes.
Face aux classes remplies d’enfants plus brillants, plus populaires, plus sûrs d’eux.
Face aux maladresses éducatives, aux humiliations discrètes, aux blessures invisibles.

Nos enfants ont besoin d’un refuge émotionnel absolu.

Ils ne doivent jamais avoir le sentiment d’être une charge qu’on dépose quelque part pour respirer un peu. Ils doivent sentir qu’ils sont attendus avec joie, accueillis avec chaleur, désirés, chéris et aimés dans leur foyer.

Je pense sincèrement que c’est l’un des plus grands cadeaux qu’on puisse offrir à un enfant.

Parce que ce sont ces enfants-là qui deviennent ensuite des adultes solides, ancrés, capables d’aimer sainement à leur tour.
Des adultes qui sauront dire “je t’aime” clairement, sans peur, sans ambiguïté, sans mendier de l’affection ou porter toute une vie les petites fractures silencieuses de l’enfance.                 Sarah Elbaze

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