Bac 2021: le contrôle continu va remplacer les épreuves de spécialité prévues en mars

BACCALAURÉAT – Dans un courrier adressé aux enseignants, Jean-Michel Blanquer a annoncé ce jeudi que les premières épreuves de spécialité du nouveau bac allaient être annulées en raison du contexte sanitaire. Ces examens, qui comptent pour un tiers de la note finale, vont être remplacés par du contrôle continu.

Les nouveaux enseignements de spécialité « ne seront pas évalués au travers d’épreuves au mois de mars mais sur la base des moyennes des trois trimestres de Terminale de ces enseignements ». Dans une lettre adressée ce jeudi soir aux enseignants, Jean-Michel Blanquer a officialisé l’annulation des épreuves de spécialité du baccalauréat, initialement prévues en mars, et qui comptent pour un tiers de la note finale. Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé qu’elles seraient remplacées par un contrôle continu. Pour remplacer les notes de ces examens, la plateforme Parcoursup « prendra en compte les moyennes qui sont portées dans les bulletins des deux premiers trimestres, ainsi que les appréciations des professeurs »

Alors que de nombreux acteurs réclamaient de prendre cette mesure, le gouvernement a finalement écouté les préoccupations des élèves et de leurs professeurs. « Dans les propos des élèves, j’ai entendu les inquiétudes exprimées face aux difficultés de préparation aux épreuves des enseignements de spécialité » et « dans ceux des professeurs, j’ai été sensible à l’expression d’une fatigue éprouvée dans ce qui est vécu comme une course contre la montre », décrit ainsi Jean-Michel Blanquer soulignant que cette décision tient « compte des effets de la crise sanitaire ».

Une « décision raisonnable » ?

Les syndicats n’ont pas tardé à réagir à cette annonce gouvernementale. Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d’établissement, estime que l’annulation des épreuves de spécialité est « une décision raisonnable et pragmatique dans le contexte actuel« . De son côté, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, s’est montré plus mitigé : « On acte le fait que le ministre a entendu que les épreuves ne pouvaient décemment pas se tenir en mars, cela va permettre de faire baisser la pression mais cela soulève le problème du contrôle continu qui peut être facteur d’inégalité »La mesure a en revanche été vivement critiquée par le Snalc (secondaire) qui écrit dans un communiqué qu’elle ne « correspond pas aux attentes de la majorité de (ses) adhérents, qui demandaient un report en juin ».
À noter que le document envoyé par le ministre de l’Éducation nationale mentionne aussi l’adaptation apportée aux épreuves terminales de philosophie (choix entre trois sujets au lieu de deux sujets) et de français (resserrement du nombre de textes pour l’oral).

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