Les États-Unis vont expulser une douzaine de militaires saoudiens en formation sur des bases américaines

 

 

Le 6 décembre 2019, le sous-lieutenant Mohammed Saeed Alshamrani, de la Royal Saudi Air Force [RSAF], ouvrit le feu, avec un pistolet Glock Model 45 de 9 mm qu’il s’était procuré légalement, dans une salle de cours de la base aéronavale de Pensacola [Floride], où il suivait une formation dans le cadre de la coopération militaire entre les États-Unis et l’Arabie Saoudite.

Avant d’être abattu par la police, l’officier avait eu le temps de tuer trois marins américains et d’en blesser huit autres.

Deux jours plus tard, le FBI déclara qu’il traiterait cette fusillade comme un acte « terroriste ».

En effet, peu avant de passer à l’acte, le sous-lieutenant Alshamrani avait critiqué les États-Unis et cité Oussama Ben Laden, le fondateur d’al-Qaïda via son compte Twitter. Pour les enquêteurs, la question était alors de savoir s’il avait agi de son propre chef ou s’il faisait partie d’un réseau « plus large ».

Sans attendre le résultats des investigations, le Pentagone imposa des restrictions aux 850 militaires saoudiens alors en formation aux États-Unis en suspendant leur « entraînement opérationnel », le temps de « réviser les procédures de sécurité » et de « vérifier leurs antécédents ».

Finalement, selon le Washington Post et CNN, les « autorités fédérales » sont sur le point d’annoncer l’expulsion d’une douzaine de militaires saoudiens actuellement en stage sur des bases américaines. Ces derniers sont accusés d’avoir des liens avec des mouvements extrémistes et/ou d’être en possession de matériel de « pornographie infantile ».

En outre, l’enquête du FBI a révélé que certains de ces militaires saoudiens n’avaient pas signalé le comportement « inquiétant » du sous-lieutenant Alshamrani avant son passage à l’acte.

Le Pentagone s’est cependant refusé à faire le moindre commentaire. « À la suite de la tragédie de Pensacola, le département de la Défense a limité la formation des militaires saoudiens à l’enseignement en classe le temps d’examiner et d’améliorer les procédures de vérification des stagiaires étrangères. Cette mesure est toujours en cours », a rappelé le lieutenant-colonel Robert Carver, un porte-parole.

Quant à l’expulsion des cette douzaine de stagiaires saoudiens, l’officier a renvoyé la presse vers le département de la Justice, dont relève le FBI.

Selon un responsable américain cité par le Washington Post, les autorités saoudiennes ont coopéré à l’enquête du FBI, notamment en identifiant certains propriétaires de comptes sur les réseaux sociaux.

En revanche, et bien qu’il ait obtenu l’autorisation d’accéder aux données des deux iPhones ayant appartenu au sous-lieutenant Alshamrani, le FBI n’a pas pu obtenir auprès d’Apple la clé de chiffrement protégeant leur accès, la firme de Cupertino ayant fait valoir que cela « affaiblirait la sécurité de tous les appareils de ses clients. »

« Même si le tireur est mort, le FBI, par prudence, a obtenu l’autorisation du tribunal de fouiller le contenu des téléphones afin d’éxplorer toutes les pistes dans cette enquête de sécurité nationale hautement prioritaire », a expliqué Dana Boente, l’avocat général du FBI, Dana Boente. Et d’ajouter : « Malheureusement, le FBI n’a pas pu accéder au contenu des téléphones », même après avoir demandé de l’aide auprès « d’experts privés ».

Cela étant, Apple a affirmé avoir aidé les enquêteurs du FBI en partageant des données connexes stockées dans son « cloud ».

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