Alain Soral visé par une enquête pénale après une « quenelle »
En pleine polémique sur sa condamnation pour négationnisme, l’essayiste d’extrême droite a publié une photo le montrant faire une « quenelle » devant le tribunal de Colmar.
L’essayiste d’extrême droite Alain Soral est visé depuis vendredi 10 mai par une nouvelle enquête pénale après avoir diffusé une photo qui le montre faisant une « quenelle », sorte de salut nazi inversé, devant le tribunal de grande instance de Colmar, dans le Haut-Rhin.
« La photographie d’une personne posant devant le tribunal de grande instance de Colmar en faisant un geste susceptible de recevoir la qualification pénale de provocation à la haine raciale a été diffusée sur les réseaux sociaux », écrit dans un communiqué la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard.
Le communiqué ne mentionne pas l’identité de la personne visée mais, selon une source proche du dossier, il s’agit d’Alain Soral, qui avait publié le 7 mai sur Twitter plusieurs photos de lui dans cette ville, dont celle qui le montrait en train de faire une « quenelle », geste popularisé par le polémiste Dieudonné. « J’ai décidé d’ouvrir une enquête pénale sur ces faits » et de la confier à la police judiciaire de Strasbourg, ajoute Mme Sorita-Minard dans son communiqué.
La ministre « extrêmement choquée »
Jeudi, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, s’était déclarée « extrêmement choquée par l’attitude de M. Soral » après la publication du cliché. « Je vais voir ce qu’il est de ce point de vue-là possible de faire », avait-elle ajouté. Déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine raciale, Alain Soral, 60 ans, s’était rendu en Alsace le week-end dernier pour y donner une conférence près de Mulhouse. Sa venue a eu lieu en pleine polémique autour de sa condamnation le 15 avril par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme pour négationnisme, peine assortie d’un mandat de dépôt.
Celui-ci n’a toutefois pas été mis à exécution, le parquet de Paris ayant fait appel, estimant qu’il était dépourvu de base légale. Alain Soral, a-t-il fait valoir, a été condamné au titre de la loi sur la presse et non pour un délit de droit commun qui aurait permis ce mandat de dépôt. L’avocat de l’essayiste, Damien Viguier, avait pour sa part été condamné à 5 000 euros d’amende pour complicité. Les deux hommes ont annoncé leur intention de faire appel.
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Tant qu’il ne sera pas interné en hôpital psychiatrique ou en prison, il continuera ses provocations nauséabondes. Tenez-vous le pour dit Mrs les juges laxistes.