Tatouage à son effigie, camion publicitaire, fan-club : comment la “Raoultmania” s’est emparée de Marseille

Le professeur Didier Raoult, auteur du traitement à la chloroquine pour soigner le Covid-19, est devenu pour certains une icône, un symbole. Tatouage, produits dérivés, groupes de soutien… La « Raoultmania » s’est emparée de Marseille. 

Par Louise Beliaeff  
Certains le surnomment « Panoramix ». Le professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) à Marseille, fait figure de sauveur depuis qu’il a dévoilé sa potion magique, la chloroquine, comme remède efficace contre le Covid-19.

Pendant la crise du coronavirus, des milliers de personnes ont fait des heures de queue devant l’IHU pour se faire dépister, et éventuellement se faire prescrire le traitement miracle par le scientifique marseillais.

Ce n’était alors que les prémices d’une admiration grandissante pour le médecin à contre-courant de nombreux scientifiques français. La « Raoultmania » a rapidement gagné la cité phocéenne.

Un tatouage « pour provoquer »

Ugo a Didier Raoult dans la peau. Ce Marseillais de 29 ans s’est fait tatouer en bas de la cuisse le portrait du professeur aux cheveux longs.

Avec son ami tatoueur SqualeTattoo, Ugo s’indignait du « lynchage médiatique dont était victime Didier Raoult ». Son tatouage est une réponse, « un gros coup de provocation ».

Celui qui a déjà de nombreux tatouages de personnages de séries ou de films sur le corps a pensé cette nouvelle pièce comme un acte politique.

« Didier Raoult est un symbole, quelqu’un qui tient tête à l’Etat, malgré les risques que cela peut engendrer. Il est resté droit, a fait son travail, sans tomber dans le jeu de la communication des médias. »

« Ce n’est pas une figure révolutionnaire comme Che Guevara, il n’y a pas d’appel à la violence, explique le tatoué. Didier Raoult représente la vérité dans son plus grand professionnalisme. C’est encore plus sublime ».

Des produits dérivés à l’effigie du docteur Raoult

Carole et David gèrent le Cabinet de Cire de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). Ils détournent notamment les cierges religieux avec des figures populaires, en prônant le second degré.

« Le Saint-Raoult », des bougies parfumées à l’effigie du scientifique, ont ainsi été conçues pendant le confinement. « Si la Chloroquine nous sort de ce confinement, dès notre reprise Saint Raoult sera disponible ! », ont-ils publié début avril.

Depuis, les créateurs de bougies en ont vendu plus de 300. « Pour une petite entreprise comme nous c’est énorme », témoignent-ils.

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Franck.

Et pourtant les études démontrant l’inefficacité de l’hydroxichloroquine se multiplient; mais mêmes les faux prophètes ont leur public; hélas!!!