La narration des événements construit leur perception et la terminologie utilisée permet de manipuler la vision des faits. Pogrom à Paris : le silence des médias français par Jean Szlamowicz
juil 14, 20144

En France, quand des centaines de jihadistes veulent casser du Juif, il s’agit de « tensions » ou de « heurts ». Face à des émeutes anti-juives à Paris, comme d’habitude pour les médias officiels, il n’y a rien à signaler. Suite aux manifestations jihadistes contre Israël du 13 juillet à Paris et à l’attaque de la synagogue de la rue de la Roquette, le schéma narratif habituel des médias français s’est mis en place : atténuation des faits, justification des attaques et retournement de l’accusation contre les Juifs.
Le caractère volontariste de cette narration mensongère, aisément démontable par l’analyse de texte, constitue un véritable scandale qui met en péril les principes républicains et le droit à une information qui rende véritablement compte de la situation d’insécurité existant en France, pour les Juifs comme pour toute personne s’opposant aux islamistes.
De l’atténuation à la falsification
A lire ce
L’article ne cesse de rappeler le caractère innocent de la manifestation, ce qui en sauvegarde les revendications :
– «
On remarque la poétisation (avec le cliché journalistique que constitue la métaphore
« Des heurts limités avec les forces de l’ordre ont éclaté dans certaines rues. »
« Des dégâts légers ont été causé à des devantures de commerces. »
« Les échauffourées n’ont pas duré très longtemps et ne se sont pas propagées au reste de la manifestation »
« Selon la préfecture de police, ces heurts étaient dus à de petits groupes de jeunes gens qui ont été «facilement contenus». Il n’y a pas eu de blessés. Il y a eu six interpellations. »
« Samedi, des manifestations similaires avaient eu lieu dans le calme à Bordeaux … »>Article original et à Marseille. »
En présentant les faits à sa manière, l’article établit une version officielle qu’il sera très difficile de remettre en cause sans paraître avoir une position de parti pris subjective. Précisons que, dans la gestion du récit,
– ‘Dans le calme, la foule, très jeune et féminine, a scandé des slogans comme: «Nous sommes tous des Palestiniens!», «Israël assassin!» ou «Une seule solution, fin de l’occupation!».’
– « En marge de la manifestation, «certains individus ont provoqué des troubles et ont essayé de pénétrer par la force dans deux synagogues situées rue des Tournelles et rue de la Roquette» mais «en ont été empêchés par les forces de l’ordre», a dénoncé dans un communiqué la maire de Paris Anne Hidalgo, appelant «au calme face aux tensions» au Proche-Orient.
Le recours insistant aux mêmes techniques rhétoriques pour minorer les faits est à l’œuvre : « en marge de la manifestation » permet une nouvelle fois de dissocier l’attaque de la synagogue des positions politiques exprimées par la manifestation. La notion d’« individu » permet de souligner le caractère isolé de l’initiative alors qu’une bonne centaine de personnes a investi la rue de la Roquette.
– Dans sa construction même, l’article manipule le récit. En donnant d’abord la parole à la version « pro-palestinienne », le texte construit une narration première que l’ajout d’une parole juive en fin d’article ne viendra pas modifier. C’est une tactique narrative classique : on établit une version des faits avec des termes virulents et, pour donner l’impression d’un équilibre des positions, on donne ensuite la parole à une autre version, quantitativement moins importante, stylistiquement moins percutante et augmentée de soupçons (« Le président du Consistoire central, Joël Mergui, a affirmé que … »>Article original » revient à donner à ses propos une valeur strictement subjective).
Que de telles manifestations soient autorisées malgré leur risque évident pour l’ordre public en dit long sur la peur des pouvoirs publics vis-à-vis d’une entité désormais bien réelle en France, à savoir « la rue arabe », facteur d’émeute latent. Cette peur est prolongée par le retrait critique des médias qui préfèrent « comprendre » les manifestants que les fustiger pour ce qu’ils sont, à savoir des islamistes antisémites violents.
– L’article reproduit
– « De nombreux manifestants portaient à bout de bras des pancartes sur lesquelles ils avaient collé des photos, tirées de sites web, représentant des enfants palestiniens tués ou blessés, des maisons rasées ou des champignons de fumée montant de quartier de Gaza bombardés. »
L’auteur de l’article n’exprime aucun recul sur la réalité décrite par ces pancartes qui sont présentées comme décrivant des faits. On sait pourtant (
– Le texte cite les propos des manifestants avec une neutralité de complaisance qui revient à promouvoir le discours ainsi reproduit sans aucune distance critique et sans correction des faits : «Je suis venu pour dire non à ce massacre», a dit à l’AFP Amid Hamadouch, 30 ans, un autocollant «Boycott d’Israël, Etat raciste» sur son blouson. «Ils bombardent des innocents. Il y a certes des missiles lancés du côté du Hamas, mais la riposte israélienne est disproportionnée. Ils attaquent la population civile et non les responsables du Hamas.»
En reproduisant les arguments des manifestants, l’article abonde dans le sens de leur discours et justifie les appels à la violence auxquels ils participent. Le procédé stylistique de l’hypotypose contribue à rendre vivante l’horreur de la guerre (portraits d’enfants tués, bombardements, etc.) : cet appel à l’émotion est cependant largement biaisé puisqu’il ne montre jamais d’autre point de vue que celui du Hamas. On ne verra donc pas les morts arabes causés par les propres roquettes du Hamas, les opposants politiques assassinés, les civils forcés de servir de boucliers contre les frappes envers les maisons des dirigeants du Hamas, les enfants dans des camps d’entraînement militaire. Aucun remarque des journalistes pour souligner que la population est otage du Hamas, que le Hamas se glorifie des ses propres morts qu’il cherche à provoquer (sa devise : « Nous aimons la mort plus que les Juifs n’aiment la vie »).
Aucun journaliste pour préciser que les images évoquées viennent en réalité de Syrie. Aucun journaliste pour décrire comment Tsahal prévient la population des frappes ultra-ciblées (tract, appels et sms, frappes d’avertissement pour laisser le temps d’évacuer). Aucun journaliste pour rappeler que 120 morts en 500 raids aériens, c’est justement la preuve de la retenue israélienne (Nuremberg, en janvier 1945, c’est 1700 morts en 40 minutes ; Dresde, en février 1945, c’est 25 000 morts en deux jours). Aucun journaliste pour rappeler ce qu’est le Hamas, organisation jihadiste terroriste suprémaciste avec Hitler comme référence militaire.

En présentant les faits de manière aussi bancale, les médias — qui, farce tragique, se croient « de gauche » — reprennent en fait à leur compte la version du Hamas, de l’OLP et, plus globalement, de l’Organisation de la Coopération Islamique. Le retournement moral auquel on assiste depuis une dizaine d’années consiste pour cette frange de l’opinion à présenter les jihadistes comme des résistants à l’oppression israélienne. Rappelons que le programme du Hamas est la destruction d’Israël, ce qui n’a rien d’une raison sociale humaniste ni d’une réaction à une injustice.
Ce qu’ils ne veulent pas voir, c’est qu’une partie de la population musulmane en France accepte de promouvoir un antisionisme de façade qui se transforme dès le moindre mouvement de foule en antisémitisme spontané.
Le dévoiement moral de ce genre d’article, malheureusement quotidien, aboutit à un retournement radical faisant des Juifs les responsables des attaques dont ils sont victimes. C’est ainsi qu’après l’agression de la synagogue d’Aulnay, un conseiller fédéral écologiste a pu considérer qu’attaquer une synagogue est un acte de guerre normal et compréhensible. . De même, la députée européenne EELV Malika Benarab Attou se dresse-t-elle pour défendre le Hamas comme mouvement « élu » par son peuple… Il est vrai que le communautarisme arabo-musulman ne se cache plus et que même des élus PS s’y adonnent sans cacher leur antisémitisme naturel (
Comment ces prétendus intellectuels peuvent-ils défendre les hordes armées de barre de fer ? Peut-être croient-ils que prendre leur parti au nom d’une compassion imbécile et jeter les Juifs en pâture à la hargne islamique les détournera de s’attaquer aux gentils gauchistes ?
A côté des synagogues, on sait déjà que les églises sont quotidiennement saccagées. Invoquera-t-on aussi Gaza pour expliquer ces violences ? A cet égard, le plus effrayant reste la passivité de la population, pétrifiée par la peur et débordée par la foule islamique. La mollesse des discours et des actions politiques révèle une impuissance alarmante pour l’ensemble de la population française.
Par Jean Szlamowicz, Professeur des Universités, linguiste, auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées (éditions Intervalles)

Reproduction encouragée avec la mention suivante:
© Jean Szlamowicz pour www.europe-israel.org Article original
Professeur des Universités, linguiste, auteur de Détrompez-vous ! Les étranges indignations de Stéphane Hessel décryptées (éditions Intervalles)
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bonjour a toutes et tous
auriez vous encore des illusions ?
la gauche prolo bobo facho
ou le national socialisme bleu marine
qu attendez vous ?
un miracle l economie francaise va vers le desastre les caisses sont vides
no futur
partez : canada., israel etc
refaites pas le monde refaites votre vie ailleurs la france ne nous merite plus
… et tout ça pendant le ramadan, moment privilégié dans la vie du musulman: break dans sa vie pour un un retour avec son créateur, rupture avec sa vie quotidienne et agitée, moment de calme et de sérénité, moment d’amour, de partage et de fraternité, rejet de toutes pensées mauvaises, de haine et de violence. Chasser le naturel, il revient au galop. On a vu le vrai visage de l’islam
{{Néron chantait bien dans Rome en feu .}}
Et les policiers se sont blesses tout seuls pour faire pleurer les manifestants
Hélas…
Même problème sur Metronews
{{ {Voilà le genre de connerie qui se propage dans les blogs de Mediapart .. Et le gars est persuadé qu’il a du style car des tas de gens le plébiscite} }} 🙂
{«Le programme ininterrompu et cohérent méné par « Israël » depuis 70 ans, est fait d’expulsions massives, expropriation, dépossession, nettoyage éthnique, emiettement, isolement, annexion des terres et des ressources, econocide, siège, colonisation, apartheid, occupation, arrestations arbitraires, oppression militaire, et bombardement régulier des infrastrucrures civiles et des habitants.
A ce titre, il représentent une politique proprement inhumaine, qui sera toujours génératrice de « conflits » de part et d’autres.
Aussi, sur le plan du droit international, il s’agit du non-respect de plus de 120 résolution de l’ONU, un mépris accablant pour les décisions n’allant pas dans le sens voulu par Israel, et le non respect des conventions de Génève concernant la punition collective d’un peuple.
Se targuer de regarder les « conflits » ainsi générés, une roquette par ici, un bombardement massive par là, c’est refuser de regarder en face la politque israélienne durable et cohérente, aux moyens financiers ($US), technologiques et militaires quasis illimités, qui en est la cause profonde, pourtant largement documenté, politique que Rachel Corrie, témoignant sur le terrain, qualifia, 2 jours avant d’être tué par les forces d’occupation israélienne, de « destruction systématique des efforts d’un peuple pour survivre ».
Cette politique israélienne basée sur la négation absolue des droit fondamentaux, inaliénables et humains des Palestiniens vivant en Palestine, cette violence profonde, structurelle, originelle et durable en est le véritable terrorisme, quoique drapé dans les ors d’une idéologie « civilisationniste », et est le véritable terreau sur lequel se joue ce drame depuis maintenant plusieurs générations.
Des « conflits » surgissent forcément sur ce terreau abominable et programmé de la négation de l’autre : son histoire, ses droits, ses revendications légitimes.»}
{{ {Et encore, toute sa prose n’y est pas tant son volume en bêtises est pénible. Curieusement, selon si vous êtes pro ou anti palestinien, votre réponse, même très policée, risque la suppression immédiate. A un point tel que j’ai écrit à la rédaction de ce webzine pour leur demander de mettre de l’ordre dans l’arbitraire de leurs modérateurs non sans citer les journalistes Fabrice Arfi et Dan Israel.} }}
L’AAFP est le premier media ennemi d’Israël. Il serait urgent que sa direction soit convoquée par le ministère des affaires étrangères israélien pour leur signifier que si elle ne relate pas tous les aspects des conflits entre Israël et les Arabes de Palestine, ou bien qu’elle les biaise, Israël annoncera à l’ONU et la France qu’elle sera persona non grata en Israël.