Les télévisions du monde entier stationnent des journées entières pour l’observer et épient chacune de ses actions. Il ne s’agit pas d’une star de cinéma. Il s’agit du dôme de fer : la star incontestée de l’opération Pilier de défense et une machine de défense unique dans le monde qui permet à Israël de conserver une grande avance technologique et surtout de limiter grandement les blessés et les morts, qui se compteraient par dizaines voire centaines sinon.
Selon la télévision israélienne, seuls 3.5% des missiles envoyés depuis la bande de Gaza par les organisations terroristes, ont atterri en zone urbaine. C’est beaucoup trop, mais c’est beaucoup moins que ce qu’il en aurait été s’il n’avait été là.
Le dôme de fer intercepte les missiles et roquettes censés chuter en zone urbaine et laisse retomber ceux qui atterrissent dans des terrains vagues, dans des zones non habitées. L’une des raisons en est le coût d’une interception : environ 200.000 shekels l’une, plus pour certains missiles. Au total, sur plus de 800 missiles tirés par les terroristes depuis le début des violences, plus de 300 ont été interceptés. Le dôme de fer affiche un taux de réussite de 85%.
En visite dans les localités du sud hier, certains résidents ont tenu à remercier Amir Peretz, l’ancien ministre de la défense, pourtant très contesté pour son manque d’expérience, car il fut celui qui a pris l’initiative de faire installer le premier dôme de fer. Et depuis, il s’en déploie partout. La dernière batterie, la cinquième, a été déployée il y a quelques jours dans le Goush Dan, avec deux mois et demi d’avance, et a déjà intercepté trois missiles fajr 5, d’importation iranienne, censés toucher Tel Aviv. Le général Shahar Shohat, commandant d’une brigade de défense et le major Itamar Abo, en grande partie responsables de l’installation de cette cinquième batterie en avance, peuvent être remerciés. Ils ont sauvé des vies. Il faut remercier tous les techniciens qui sont à l’œuvre dans l’élaboration de toutes les batteries du dôme de fer. Certains n’hésitent pas à en parler comme d’un miracle. Combien de vies eussent été sauvées s’il avait été là en 2006 lors de la deuxième guerre du Liban, disent d’autres?
Un sixième dôme de fer est prévu d’ici mi 2013. Les Etats-Unis et Léon Panetta, le secrétaire d’Etat à la défense, ont promis une aide supplémentaire pour développer une septième et une huitième batterie rapidement. C’est un système unique dans le monde, qui répond aussi à une menace unique dans le monde.
Le prix de chaque batterie est d’environ 100 millions de dollars. La défense israélienne souhaiterait développer un réseau de 13 batteries dans tout Israël, et demande pour cela un budget de 3,2 milliards de shekels (environ 810 millions de dollars).
Le dôme de fer permet aussi au gouvernement et à l’armée de gagner du temps, en limitant les dégâts auprès de la population civile. Toutefois, il faut ajouter qu’il ne faudrait pas que ce mur de fer aérien serve la lenteur et l’indécision d’une réponse israélienne. Les alertes sonnent et les populations sont terrorisées, les capacités de nuisance des groupes terroristes doivent être éradiquées, avec ou sans dôme de fer.
Misha Uzan – JForum / Correspondant spécial en Israël
Tags : Israël,gaza,guerre,pilier de défense,opération,roquettes,missiles,dôme de fer,hamas,jihad islamique,tsahal
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