La commission électorale israélienne a décidé d’exclure que l’actuelle députée arabe israélienne Hanin Zoabi puisse se présenter aux prochaines élections. On se souvient qu’elle avait participé à la flotille du Mavi Marmara, rencontré des délégations du Hamas et pris part à des actions contre l’Etat d’Israël. Suite à un débat houleux mercredi sur la disqualification de députés de plusieurs partis politique, une majorité de 19 membres comprenant des représentants de Kadima, du Likoud, d’Israël Beytenu, de Shas, de Yaadout hatorah ou encore du Ihoud Haleumi et d’Habayit hayehoudi, a voté en faveur de la motion de retirer le nom Zoabi du scrutin (deuxième sur la liste de son parti dénommé Assemblée nationale démocratique). Les partis de gauche et de centre-gauche, y compris Avoda, et Hatnuah de Tzipi Livni, ont voté contre.
La décision doit toutefois être confirmée ou informée par la Cour suprême, la Haute Cour de Justice, la semaine prochaine. En raison de l’importance des enjeux, un groupe de neuf juges doivent statuer sur l’affaire.
Par ailleurs une demande similaire pour tout le parti arabe Ra’am-Ta’al a été rejetée par le comité à la majorité de 17 contre 7. A noter que le président du Comité Elyakim Rubinstein a choisi de ne pas voter.
Le député Ahmed Tibi (Ra’am-Ta’al) a attaqué le comité, affirmant qu’il est composé de « politiciens de 7e rang et d’avocats frustrés qui veulent faire les gros titres sur le dos des Arabes. »
Le Président du comité de la Knesset sur la loi et la justice, le député David Rotem (Israël Beytenu) a accusé Zoabi de soutenir le terrorisme, affirmant son étonnement face à l’opinion juridique du procureur général Yehuda Weinstein plus tôt cette semaine selon lequel Zoabi devrait être autorisée à concourir pour un siège à la Knesset. Le député Michael Ben Ari (Otsma le Israël) a déclaré: « Nous devons mettre fin à cette farce où les représentants de Khaled Mashaal et d’autres personnes qui dorlotent le boucher de Damas servent à la Knesset sur le dos du contribuable. »
Le député Isaac (Buji) Herzog (travailliste) a déclaré que son parti était contre toutes les motions visant à disqualifier des candidats. Le député Nitzan Horowitz (Meretz) a également exprimé son mécontentement face au mouvement visant à disqualifier des candidats. « Si nous devions disqualifier tous ceux qui nous déplaisaient, la plupart d’entre nous ne serions pas ici », a dit Horowitz.
Le président du comité Rubinstein a indiqué que la suppression d’une liste de parti était une mesure extrême et rare, mais a ajouté que toutes les démocraties avaient le droit de se défendre.
Le député Ofir Akunis (Likoud), qui a présenté la demande initiale de disqualifier Zoabi, a salué la décision. « Zoabi a clairement violé la loi fondamentale sur la Knesset en participant à l’attaque du Mavi Marmara et donc elle n’a pas sa place à la Knesset ». « J’espère, et je crois, que la disqualification sera ratifiée par la Haute Cour de Justice. »
Après le vote, le chef du parti de Zoabi, Jamal Zahalka a déclaré que le parti « soutient pleinement la députée Hanin Zoabi et toutes les actions qu’elle prend » et a rappelé que «si la Haute Cour de Justice ne renverse pas cette décision, l’Assemblée nationale démocratique ne ferait pas concurrence dans les élections à la Knesset à venir. »
Selon lui, le comité central des élections devrait être dépouillé du pouvoir de disqualifier des candidats, ajoutant que le mouvement fait partie d’une campagne d’extrême droite.

Toutefois, le parti arabe et Hanin Zoabi ne sont pas les seuls à faire l’objet d’une étude du comité électoral : des débats se poursuivent aujourd’hui concernant le parti Otsma le Israël d’Aryeh Eldad et Michael Ben Ari (tous deux issus du parti Ihoud haleumi), accusé d’être raciste, mais aussi au sujet des partis orthodoxes Shass et Yaadout Hatorah, au motif qu’ils ne présentent pas de femmes, ils sont accusés de discrimination envers les femmes.
Misha Uzan – JForum / Correspondant spécial en Israël
Tags : Israël,Juifs,Arabes,partis politiques,élections,disqualification,terrorisme,racisme,discrimination
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Correction : » dans un pays où on appliquerait la charia » et non » où on applique » . ( la langue française est une langue magnifique mais difficile , j’essaye de faire au mieux ) .
Elle vit dans une démocratie et dans la liberté qui n’existent dans aucun territoire qu’elle défend . De la démagogie et de la lâcheté pure et simple car sa place est à Gaza défendre les femmes qui n’ont pas sa chance . Elle trahit le pays qui la paye et la nourrit parce qu’elle sait qu’elle ne risque rien . Dans un pays où on applique la charia ils lui auraient coupé la langue et pendue mais les connaissant elle aurait fermé sa grande gueule .
Oui, bien entendu qu’il faut la virer.
Mais cette femme n’est helas qu’un hors-d’œuvre, le plat de résistance c’est la haute cours de justice et le système électoral suicidaire:
– comme l’a indiqué en substance l’ex-chef du Mossad, reprochant à ce régime d’ouvrir la voie aux petits groupes marginaux: « Le régime actuel est substantiellement en panne, et ne peut plus continuer. Il fonctionne selon le mode à la proportionnelle, le pire de ce qui existe »,
– À la Cour suprême, les Juges sont choisis et nommés par des Juges et ils s’octroient le droit d’abroger des lois considérées « inconstitutionnelles » (indépendamment du fait qu’Israël n’a aucune constitution). De là « l’activisme judiciaire » incarné par le juge Aharon Barak : si la majorité ne légifère pas en fonction de la volonté et de la vision du monde des « sages », donc les lois doivent être abrogées par les juges auto-désignés qui connaissent mieux le Droit.
heize balagan ! Espérons que le nouveau gouvernement plus à droite pourra se débarrasser des toiles d’araignées qui travaillent contre Israël.
il faut la virer a gaza,elle et les aytres,et mettre olmert et tsipi livmi avec tous ces gauchistes
qui pourrissent ISRAEL.
BRAVO BIBI NE TE LAISSE PAS FAIRE.
Etre un état de droit n’implique un positionnement stupide vis à vis des mauvais citoyens.
Les états les plus avancés se sont dotés de lois qui les protègent de l’éventuelle traîtrise d’une de leurs citoyens. Dans les textes de lois, agir contre l’intérêt de la Nation est un acte grave.
Alors, pourquoi, et surtout en période de trouble, s’entêter à donner des armes à ceux qui nous haïssent ?