Selon un premier sondage effectué par le professeur Fuchs de l’université de Tel Aviv et publié ce matin par le quotidien Haaretz, le Premier ministre Binyamin Netanyahu serait le principal bénéficiaire de sa propre décision de convoquer des élections anticipées. Un deuxième sondage publié par le Maariv confirme cette tendance. Le Likoud de Netanyahou augmenterait ses sièges à la Knesset à 29, contre 27 actuellement, et la majorité actuelle au pouvoir obtiendrait 68 sièges sur 120, mais tous au sein de la coalition actuelle ne seraient pas gagnants.
Sans surprise les deux sondages désignent le ministre de la Défense Ehud Barak comme le grand perdant de la décision de tenir des élections anticipées. Malgré toutes ses tentatives, Ehoud Barak jouit d’une popularité extrêmement faible et toutes les enquêtes depuis des mois, prédisent que son Parti Atsmaout – Indépendance, pourrait ne pas passer le seuil d’entrée à la Knesset. Après un tel revers, ce serait peut-être la fin de la carrière politique d’Ehoud Barak.
Les projections effectuées concernant le nombre de sièges montrent un parti travailliste revigoré par Shelly Yachimovich, par rapport au dernier scrutin, et qui passe à 17 sièges. Mais on est encore très loin du temps où le parti travailliste était un parti leader. Selon les deux sondages, Yair Lapid de Yesh Atid, le fils de l’ancien chef du parti laïc Shinouï, devrait également obtenir 17 sièges.
Il est important par ailleurs de souligner la déstructuration de l’appareil politique israélien. Seul le Likoud serait en position de leader, tous les autres partis – Kadima, Avoda, Yesh Atid, Israël Beitenou, ou Shass – entre 10 et 20 sièges, ne seraient que des partis moyens et ne seraient pas en position de force pour mener un gouvernement et une coalition.
Le parti travailliste israélien, malgré un petit rebond, confirmerait pour la deuxième élection, après celle de 2009, qu’il n’est plus à lui seul une alternative. Le parti héritier du travaillisme socialiste ou socialisant – celui de l’Internationale socialiste d’antan – ne serait plus capable de gouverner grâce aux urnes. Faut-il y voir, en Israël, la mort politique du socialisme travailliste?
Yachimovich, dans une interview pour la radio de l’armée, a elle-même rejeté l’importance de la fracture gauche-droite. Selon elle « ces jours sont révolus ». Elle précise au contraire que le parti travailliste doit se concentrer sur des questions nouvelles et différentes et non pas sur « les mêmes vieilles questions moisies, qui n’aident personne. »

Mais, loin d’y voir un appel à une sorte de néo-travaillisme, le Likoud y a vu une attaque de sa politique économique, critiquant en réponse « le manque d’expérience » de Yachimovich, qui « ramènerait le chômage à un million d’Israéliens ».
Côté Likoud, si les sondages lui sont favorables aujourd’hui, les analystes s’interrogent sur les effets éventuels que pourrait avoir l’élection américaine, et en particulier une victoire d’Obama. Malgré l’analyse selon laquelle le parti démocrate empêcherait Obama de laisser libre cours à son hostilité envers Netanyahou et le Likoud, force est de constater un rapprochement clair entre le camp républicain et la droite israélienne. D’ores et déjà visible sous l’ère Bush, l’ère Obama en fut la confirmation.

En témoigne, lors de sa tournée de promotion de son livre aux États-Unis, les propos du député Likoud Danny Danon, qui accuse le président Barack Obama de mener des politiques « catastrophiques » pour Israël, affirmant qu’il « n’a pas été un ami d’Israël. »
Bien qu’il prétende qu’il ne s’agit là que de son opinion personnelle, sa déclaration embarrasse Netanyahou, qui souffre déjà de mauvaises relations avec Obama et qu’on accuse de privilégier son ami de longue date Mitt Romney, dans la course à la présidentielle aux Etats-Unis. Pour couronner le tout, Mitt Romney a affirmé soutenir les lignes rouges du premier ministre israélien quant à l’Iran. Bien qu’il y ait encore « un long chemin à parcourir avant que l’action militaire ne soit nécessaire » a-t-il dit, espérant qu’elle ne le soit jamais, il a approuvé la ligne de Netanyahou. La même ligne rejetée par l’administration Obama.
Dans les rangs du Likoud, à entendre les derniers sondages, en Israël et aux Etats-Unis (où Romney serait pour la première fois en tête), on se prend à rêver d’une victoire républicaine aux Etats-Unis et du Likoud en Israël.
Misha Uzan / JForum – Correspondant spécial en Israël
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Souvenez-vous de son discours du Caire.
Souvenez-vous comment il s’est courbé devant l’Arabie Saoudite.
il n’y a pas lieu de lui faire confiance.
que D. fasse qu’Obama sorte de la scène politique: Obama en soutenant les mouvements populaires, a favorisé l’émergence des partis religieux jihadistes. Il n’hésite pas non plus à sur-armer des ennemis de demain en en s’imaginant en faire des alliés contre l’Iran, en particulier l’Arabie saoudite, le Turquie et l’Égypte
Le retournement de veste de Ben Laden que l’Amérique a aidé lors de l’intervention russe en Afganistan ne lui a rien appris; {{on ne peut pas faire alliance avec le diable,}}
Obama refait la même erreur, à moins que ce ne soit pas une erreur et que son but caché soit justement d’asseoir le califat mondial