Les quelques 135 roquettes et missiles, qui se sont abattus depuis Gaza vers le sud du pays, ont inspiré Bely qui plonge dans ses souvenirs pour nous décrire ce qu’endurent les populations condamnées à vivre dans les abris.Et voilà que «cela» recommence !
Non !
Même pas !
Il aurait fallu pour ce faire que «Cela» cessa réellement !
Dieu s’est éteint dans les méandres de ce conflit.
Les kibboutznikim qui m’entouraient alors en furent les premiers témoins !
Depuis la création de l’Etat d’Israël, lorsque celui-ci n’est pas en guerre ouverte pour défendre son droit à l’existence, il est soumis à une espèce de guerre larvée, insidieuse, qui ne veut pas dire son nom, peut-être encore plus lourde à porter parce que noyée dans un flou d’intermittences insupportables pour les nerfs.
Toutes ces roquettes qui tombent sur le sud du pays, du côté de Mitzpe Ramon, du kibboutz Karmia, de Sdérot, tout près de toi, de moi, de nous tous, le pays est si petit, me rappellent une expérience qui ne se peut oublier et me permet de vous dire ce que vivent les israéliens en ce moment.
Pourquoi ? Parce que j’y étais !!!
J’avais pris le dernier avion en partance pour Tel-Aviv, le 16 janvier 1991 au matin.
Aussitôt arrivée, les autorités m’avaient offert un bien mystérieux cadeau. (Comme elles continuent aujourd’hui encore de le distribuer malheureusement)

Une espèce de sac–boite de carton, avec longue bandoulière en plastique du plus bel effet, du dernier chic !
Dedans, un masque à gaz, une cartouche prête à l’emploi à visser dans le museau du dit masque et deux seringues pleines d’un liquide à s’injecter selon les ordres donnés par la direction des opérations en cas d’attaque avec gaz, et ceci dans toutes les tailles pour grands et petits !

Pas besoin de grands efforts de mémoire pour connaitre les mots essentiels : «Alerte», «Sirène», «Masques à Gaz», «Boite de survie», «Abri»… en hébreu dans le texte !
Le premier Scud, tel était son nom, tomba pour la première fois la nuit même de mon arrivée au kibboutz.
Une alarme se fit entendre, une longue modulation sortie de toutes les radios que l’on devait laisser branchées justement pour entendre la sirène annonciatrice de l’arrivée d’une bombe.
Et il en est de même aujourd’hui !
C’est alors l’arrêt brutal de tout ce que l’on est en train de faire.
Un arrêt sur image dirait-on dans notre langage moderne.
Mais qui n’a rien de virtuel et va de l’interruption immédiate de la confection d’un gâteau, au change du bébé, à l’opéré dont on est en train de refaire les pansements et que l’on conduit comme tous les autres à tout allure aux abris !
Catastrophe économique que ces cessations d’activités d’un pays tout entier qui retient son souffle… chacun dans son «miklat».
Celui-ci peut prendre des formes très différentes.
Il est devenu une pièce incontournable de la maison individuelle, une des pièces de sa propre maison mais blindée et protégée par une énorme porte du même nom.
Ou bien il est situé au sous–sol d’un immeuble, prévu pour que chacun des habitants y trouve sa place.
Ou bien clairsemés ça et là sur les pelouses des kibboutzim.
C’est dans un des abris du kibboutz que je me retrouvai alors.
Aussitôt la sirène entendue, soixante secondes pour entrer dans l’abri et fermer la porte.
Nous sommes une trentaine de personnes rassemblées là, sans savoir pour combien de temps, dans un calme impressionnant.
L’épreuve est difficile.
Impossible de savoir ce qui va se passer.
La prochaine roquette est-elle pour cet abri ?
Où va-t-elle tomber ?
Sera-t-elle une «bombe propre» c’est-à-dire simplement bourrée d’explosifs ou une «bombe sale» pleine de gaz ou emplie de germes, conçus tout exprès pour inoculer toutes sortes de maladies incurables ?

Chacun de reprendre ses esprits et les familles de se regrouper pour passer le temps.
C’est fort impressionnant que de voir dans tel ou tel coin, telle ou telle maman lire à ses petits qui en hébreu, en français, en allemand, voire en yiddish, dans presque toutes les langues, le petit livre qui raconte le pays d’origine, là d’où elles sont parties, responsables de la transmission du souvenir…
Et c’est le chien qui a suivi sa maitresse qui va de l’un à l’autre en remuant la queue de contentement d’être auprès de tant de gens qui le caressent…
Et ce sont deux amoureux qui s’embrassent du bout de leur masque…
Et ce sont deux vieux, des philosophes sans doute, assis-là côte à côte, qui sourient parce qu’ils ont déjà vécu bien des alertes, qui attendent simplement que celle-ci soit passée…
Et ce sont ceux qui veulent être photographiés pour «plus tard».
Et c’est la photographe amateur, dite «n’a qu’un œil», qui veut témoigner à sa façon de ce qu’elle vit…
Et c’est la sonnerie qui retentit !
Et c’est la sortie de l’abri. Et c’est le retour au boulot.
Et c’est la radio qui diffuse le nombre de morts, de blessés…
Et c’est la vie qui reprend son cours… parce que ce n’était pas «notre jour».
Bely/ Benillouche Blog Article original
Tags : Gaza Hamas Roquettes Terrorisme Scud 1991 Saddam
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Shelter Mitzpe Ramon Miklat
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Que cela est poétique ! 🙂
Je vais sortir ma plus belle plume moi aussi pour vous indiquer qu’un cours de krav maga est organisé.
Et c’est deux soirs en semaine,
et c’est aussi le week end,
et c’est à Paris 12.
Et c’est gratuit.
Et l’horaire et le lieu seront communiqués à ceux d’entre vous qui seraient intéressés. Parlez en autour de vous ! hco3@live.fr
» Cela recommence »
Tsahal devrait leur faire à chaque fois une piqûre de rappel tant qu’ils ne seront pas immunisés définitivement .
La parole créée des énergies … soient positives , qui nous poussent a faire du bien et vers le vrai, soit etc…. vimeo.com/channels/thora31breslev
A nous de vouloir le bien pour enfanter autour de nous du positif . A noter , qu’Il circule dans l’air des désirs qui ont été produits par le vouloir et la parole des gens qui sont passés par cette endroit . Conséquence: il peut entrer ,soudainement, dans un homme dit « mauvais »(racha) , une grande attirance pour la torah , D… etc…, car il a aspirer un désir positif .
breslev.fr/avraham-ifrah-cours-019,4877.html
On peut être amené a vouloir faire techouva , a vouloir du positif selon ce que l’on lit , qui on fréquente, ou file de nos ballades… Notre environnement est charge en souffles positifs ou négatifs qui vont nous influencer… D’où l’importance de vouloir et toujours exprimer du bien , car plus l’on va produire du bien et plus on va attirer aussi le positif qui gravite autour de nous . On peut être un homme très simple et avoir un très haut niveau de vouloir qui va se répercuter sur tout notre entourage et les approcher sans aucune opération extérieure a première vue.
youtube.com/my_videos_edit?ns=1&video_id=PiV1Yv3Dp5s