Au Met, des manifestants ont perturbé la nouvelle production de «The Death of Klinghoffer» qui retrace le détournement de l’«Achille Lauro» par des terroristes palestiniens en 1985.
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C’est du jamais-vu dans l’histoire du Metropolitan Opera (Met) de New York: lundi soir, à une heure de la première d’une nouvelle production de The Death of Klinghoffer de John Adams, mise en scène par Tom Morris, l’esplanade du Lincoln Center était survolée par des hélicoptères et interdite d’accès.

Derrière les barrières policières, des centaines de personnes manifestaient contre la tenue du spectacle. Parmi elles, l’ancien maire de New York, Rudolph Giuliani, et des personnes en fauteuil roulant arborant des pancartes «Je suis Léon Klinghoffer», en hommage au paraplégique américain qui a inspiré la pièce, exécuté puis jeté en mer par les terroristes du Front de libération de la Palestine (FLP) qui avaient détourné le paquebot Achille Lauro en octobre 1985.

PREMIER AMENDEMENT

Dès le mois de juin, l’Anti-Defamation League (une ONG qui, selon ses statuts, «combat l’antisémitisme et toute forme d’intolérance») avait protesté contre la prochaine diffusion en direct, dans les cinémas du monde entier, d’une représentation de cet opéra. Elle avait eu gain de cause, et le Met avait retiré cette production du calendrier de ses Live Broadcast. Une décision qui a choqué en Europe, car elle semble en contradiction avec le premier amendement de la Constitution américaine.

L’opéra fut créé en 1991 à la Monnaie de Bruxelles puis monté à l’Opéra de Lyon sans causer de scandale. Mais sa première présentation américaine, la même année à la Brooklyn Academy of Music, ne se passa pas aussi bien et, vingt-trois ans plus tard, les filles de Léon Klinghoffer n’ont pas changé d’avis: «Cet opéra fait la promotion du terrorisme et sous-entend que le meurtre de sang-froid d’un Juif américain se justifie par le sort du peuple palestinien.» Elles ajoutent, dans un texte joint au programme du spectacle, que «le terrorisme ne peut être rationalisé, ni compris ni toléré comme un moyen d’action politique. Or, disent-elles, The Death of Klinghoffer nous demande d’être en empathie avec les terroristes.»

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CLICHÉS ANTISÉMITES

En voulant «donner voix aux deux parties», John Adams va, de fait, à l’encontre de la politique américaine qui veut que l’on ne discute ni ne négocie avec des terroristes. Dans une vidéo sur le site du Met, le compositeur parle de ce meurtre comme d’un «acte désespéré», oubliant que les attentats terroristes sont programmés par des infrastructures disposant de moyens financiers conséquents, où officient des universitaires et des ingénieurs, quand ce ne sont pas d’anciens nazis comme Baurnann et Boerner, qui étaient alors instructeurs au sein du FLP.

Quant à l’argument de l’équité de traitement, il était battu en brèche lundi par une analyse de Phyllis Chester, professeur à l’université de la Ville de New York, dans le New York Post. Selon elle, l’opéra offre 11 airs aux terroristes et un choeur aux «exilés palestiniens», tandis que le couple Klinghoffer a 4 airs et les Juifs, un chœur. Ce qui fait au total 11 scènes chantées pour les Palestiniens contre 5 pour les Juifs. L’universitaire note également que le livret accumule les clichés antisémites sur les Juifs et l’argent, et présente ces derniers comme des gens vulgaires, ineptes, gros et cupides, au contraire des terroristes animés par un idéal. The Death of Klinghoffer est présenté au Met jusqu’au 15 novembre.

[Eric DAHAN – Libération

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Mihrey

Je connais un ancien marin de l’Achillo Lauro ; vu ce qu’il m’a raconté il serait écoeuré qu’on ait osé faire un tel spectacle de cette tragédie.Tout est bon pour faire du fric .

michel boissonneault

a quand un opéra sur l’attentat de boston où sur la vente des femmes chrétienne d’irak ou de la syrie…..
a quand un opéra sur les boucliers humain fait par le hamas a gaza
a quand un opéra sur les coupeurs de tête du EI
je suis d’accord avec la liberté d’expression mais je suis pas d’accord avec un opéra que ne fait que ridiculisé un geste cruel fait par des terrorristes qui ont tuer un vieil homme en chaise roulante …..
il fut un temp que NEW YORK était un grande ville de créativité mais avec cette opéra aujourd’hui cette ville est contaminé comme en Europe par des gauchistes pro-arabe pro-nazi antisemite