Peine alourdie pour vol de véhicules après le 7 octobre
La cour de district de Beersheba a décidé d’alourdir la peine de Guy Haddad, portant sa condamnation de cinq ans et demi à sept ans et demi de prison. Haddad, propriétaire d’une entreprise de remorquage, avait été reconnu coupable du vol de cinq véhicules dans le kibboutz Be’eri, quelques jours seulement après l’attaque meurtrière du 7 octobre. Les juges ont estimé que la sanction initiale ne reflétait pas la gravité exceptionnelle des faits, notamment en raison du contexte sécuritaire sensible et de la trahison de la confiance accordée aux bénévoles sur le terrain.
Lors du procès, il avait été établi que Haddad et un complice, profitant de leur rôle de volontaires dans un centre logistique proche de Sde Yoav, avaient accès à des zones interdites par l’armée après l’attaque du Hamas. Sous prétexte de déplacer des véhicules des résidents évacués, ils avaient chargé cinq voitures sur des dépanneuses et les avaient emportées. Certaines de ces voitures ont été transférées en territoire de l’Autorité palestinienne et n’ont jamais pu être restituées à leurs propriétaires. Le tribunal avait initialement condamné Haddad à une peine de prison assortie d’une amende, d’une suspension de permis et d’une obligation de dédommager les victimes.
En appel, Haddad avait contesté la planification des vols, la fiabilité des témoignages et la qualité de sa défense, tout en demandant une réduction de la peine. La cour d’appel a rejeté ces arguments, confirmant la solidité des preuves, dont des témoignages, des enregistrements de communications et des vidéos. Les juges ont souligné que Haddad avait orchestré les vols, dépassant largement son rôle de simple dépanneur, et que ces actes avaient porté atteinte à la confiance publique indispensable aux opérations de secours en situation de crise.
La cour a ainsi retenu que les vols, commis dans un contexte de grande vulnérabilité et de mobilisation générale, constituaient une infraction aggravée. Elle a ajouté deux années de prison à la peine initiale, tout en maintenant les autres sanctions. Cette décision illustre la sévérité judiciaire face à des délits commis en période d’état d’urgence, où la solidarité et la sécurité sont cruciales.
Cette affaire met en lumière les enjeux de confiance et de sécurité dans les zones fragilisées par les conflits et les attaques terroristes. Elle souligne également la vigilance des autorités judiciaires israéliennes à sanctionner sévèrement les comportements opportunistes qui exploitent des situations de crise. La décision de la cour de district de Beersheba envoie un message clair sur la protection des biens et la responsabilité des volontaires dans des contextes sensibles.
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