Les Juifs, Ticha Béav et Napoléon

Il y a presque 2000 ans, Napoléon déclara : « Une nation qui pleure encore après si longtemps sera éternelle. Elle retournera sur sa terre et reconstruira son Temple».

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Pourquoi Napoléon a-t-il fait une telle affirmation ? Peut-être parce qu’il comprenait que les gens ne pleurent pas des milliers d’années pour des briques et des pierres brisées ! Car Ticha Beav ne concerne pas uniquement la destruction d’un Temple. Ticha Beav concerne l’exil d’un peuple de sa patrie, l’éloignement d’une nation de D.ieu, et la séparation du spirituel et du physique.
Ticha Beav parle de tragédie nationale et de souffrance personnelle.

Chacun de nous a des difficultés personnelles, nous attendons tous, d’une façon ou d’une autre, la rédemption, le jour où Ticha Beav ne sera plus un jour de deuil mais un jour de célébration !

*Alors pourquoi le peuple juif continue-t-il de pleurer d’année en année ? N’y a-t-il pas un moment où il faut lâcher prise et vivre ? Être heureux du moment présent et oublier le passé ?

La Torah décrit combien Jacob fut accablé de douleur lorsqu’il apprit que son fils Joseph avait été attaqué et tué par un animal. Pendant 22 ans, Jacob resta inconsolable, incapable de surmonter la mort de son bien-aimé Joseph. Rachi, un Commentateur post-talmudique, explique que le deuil de Jacob dépassait celui d’un parent pour son enfant.
C’était parce qu’en réalité, Joseph était encore vivant. Les blessures de Jacob ne pouvaient pas guérir, car elles n’étaient pas fermées. Joseph était toujours vivant, et le cœur de Jacob continuait de saigner.

Pleurer un décès est très différent de pleurer quelque chose ou quelqu’un qui manque. Même si une personne est disparue et présumée morte, la recherche de cette personne ou de son corps, n’est jamais abandonnée.
Nous avons besoin de preuves. Nous avons besoin de faire le deuil.
Et tant que cela n’est pas accompli, nous ne pouvons pas aller de l’avant.

Eikha (אֵיכָה) est un livre biblique, appelé en français les Lamentations.

Que contient le livre d’Eikha ?

Le livre d’Eikha est traditionnellement attribué au prophète Jérémie. Il est composé de 5 chapitres qui pleurent :

la destruction de Jérusalem ;
la destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586 av. J.-C. ;
les souffrances, la famine et l’exil du peuple d’Israël ;
une réflexion sur les conséquences spirituelles des fautes du peuple ;
un appel à Dieu pour la miséricorde et la restauration.

L’un des versets les plus connus est :

« Ramène-nous à Toi, Éternel, et nous reviendrons ; renouvelle nos jours comme autrefois. » (Lamentations 5:21)

Quand est-il lu ?

Le livre d’Eikha est lu chaque année lors du jeûne de Ticha BeAv, qui commémore notamment la destruction du Premier et du Second Temple.

Si je t’oublie, Jérusalem | 1958 ans de nostalgie : Détruite par une haine injuste – et reconstruite par un amour |

Par Eliav Aharon

Le 9 Av Tashpa »v – 5786 :
1958 ans après la destruction du Temple, le peuple d’Israël observe une période de deuil national.

1958 années d’exil pour le peuple d’Israël, sans Temple, sans service sacerdotal et sans la présence visible de la Shekhinah à Jérusalem.

Durant ces 1958 années, toutes les puissances qui ont tenté d’anéantir le peuple d’Israël ont disparu de l’histoire, tandis que le peuple éternel continue de se souvenir, de prier et d’espérer la rédemption.

De la profonde souffrance, du deuil et des larmes de Tisha BeAv, le Créateur du monde nous donne la force de rester fermes, avec la certitude que la rédemption complète est plus proche que jamais.

Ceux qui chercheront l’indice dans le nombre exact d’années de la destruction – 1958 – découvriront un lien miraculeux et fortifiant provenant des sources. En guématrie précise, 1958 correspond au verset émouvant : « Car vous êtes un peuple saint pour l’Éternel, votre Dieu » (Deutéronome 14:2).

Au milieu du deuil et de la destruction, le nombre 1958 nous rappelle le caractère unique, la sainteté et le lien indéfectible qui unit le Créateur du monde à son peuple. Même lorsque les ténèbres semblent totales, c’est la foi ardente qui anime le cœur du peuple d’Israël qui le soutient à travers tous les exils et les guerres.

De nos jours, face aux grands miracles, à l’héroïsme de nos soldats au front et à la fermeté de tout le peuple, l’espérance de la reconstruction du Troisième Temple prend une forme concrète et vivante. De la haine gratuite suscitée par la destruction du Temple – et par amour, à l’unité et à une foi inébranlable dans le Créateur du monde – nous serons dignes d’assister à sa reconstruction.

Puissions-nous être dignes de transformer ce jour de deuil en un jour de joie. de joie et d’allégresse, et c’est dans la construction de Jérusalem que nous trouverons du réconfort !

 


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2 Commentaires
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trublion

Napoélon c’était il y a 200 ans, un zero de moins.

Joseph

Extraordinaire..,Si on en croit la première phrase de l’article, Napoléon aurait pu être témoin de la destruction du Temple, si il avait été sur place.