Gaza la juive. Ils disent : « Les Juifs sont des occupants à Gaza. ”

Mais l’ancienne synagogue de Gaza démontre le contraire.

Construite vers 508 après JC, une magnifique synagogue se tenait à Gaza pendant la période byzantine, au service d’une communauté juive prospère il y a plus de 1400 ans.

En 1965, des archéologues qui fouillent la zone Rimal à Gaza découvrent son spectaculaire plancher de mosaïque. Au début, ils croyaient avoir découvert une église.

Puis ils remarquent une inscription hébraïque :

« David. ”

La mosaïque représente le roi David jouant de sa lyre, avec son nom écrit en hébreu.

D’autres inscriptions enregistrent des noms de juifs qui ont contribué la a la mosaïque de ce « lieu saint. ”

La synagogue a finalement été détruite au 7e siècle, mais ses restes survivent en tant que témoin archéologique remarquable de la vie juive à Gaza bien avant l’ère moderne.

Toute l’ Histoire de Gaza la juive !

pour ceux passionnés par l’archéologie et l’Histoire :
Voici le récit chronologique et historique de sa découverte et des fouilles menées par les archéologues :

La découverte égyptienne (1965-1966).

En 1965, alors que la bande de Gaza est sous administration égyptienne, le Service des Antiquités égyptien entreprend des fouilles d’urgence lors de travaux d’urbanisation près de la côte.

La méprise initiale: Les archéologues égyptiens mettent à jour les fondations d’un vaste édifice de type basilical doté d’une nef et de magnifiques pavements de mosaïque.
En découvrant un personnage jouant de la lyre entouré d’animaux sauvages, ils concluent d’abord à la découverte d’une église byzantine et assimilent le personnage à la figure chrétienne du Christ-Orpheus.

L’identification par les photos (1966) :

En 1966, la revue d’archéologie italienne Orientalia publie un rapport sur cette prétendue « église de Gaza », accompagné de photographies des mosaïques.

L’inscription hébraïque :
En examinant attentivement ces clichés, le professeur Michael Avi-Yonah de l’Université hébraïque de Jérusalem repère des lettres au-dessus de la tête du personnage.
Il y déchiffre clairement le nom « David » (דויד) en hébreu confirmé par les autres archéologues.
Cette preuve irréfutable transforme immédiatement le site : il s’agit d’une synagogue du VIe siècle représentant le roi David sous les traits d’Orphée apaisant les animaux.

Les fouilles israéliennes, le vandalisme découvert à leur arrivée. (1967-1970)

Après la guerre des Six Jours en 1967, la bande de Gaza passe sous contrôle israélien. Les archéologues se précipitent sur le site, laissé sans surveillance depuis sa découverte.

Les dégâts : À leur arrivée, ils constatent avec stupeur que la mosaïque a été vandalisée : le visage du roi David, et l’une de ses mains, et plusieurs autres zones ont été détruits.

La véritable dimension du site :
Le Département des Antiquités d’Israël dépêche une équipe dirigée par l’archéologue Asher Ovadiah pour mener des fouilles complètes. Leurs travaux révèlent qu’il s’agit de la plus grande synagogue antique jamais découverte dans la région (environ 26 mètres sur 30).

L’édifice comprenait une nef principale, deux bas-côtés et une niche pour la Torah orientée vers Jérusalem.

Une inscription dédicatoire en grec à l’entrée a permis de dater précisément le sol de l’an 508-509 de notre ère, financé par de riches marchands de bois locaux nommé Menahem et Yeshua.

Sauvetage et restauration (1992 à nos jours)

Face à la fragilité du site et au contexte sécuritaire instable, les autorités archéologiques décident de déposer le sol en mosaïque pour le mettre à l’abri.

La reconstruction du visage : En 1992, un long travail de restauration commence au musée Rockefeller de Jérusalem.
Grâce aux photographies en noir et blanc prises par les Égyptiens en 1965 (avant le vandalisme), les restaurateurs réussissent à reconstituer fidèlement les parties manquantes de la mosaïque du roi David.

Exposition actuelle : Aujourd’hui, ces vestiges uniques, ces célèbres mosaïques restaurées sont exposées de manière permanente au musée du Bon Samaritain (situé entre Jérusalem et Jéricho), tandis que le site original à Rimal est enfoui sous l’urbanisation moderne de Gaza et inaccessible aux chercheurs.

L’histoire de la communauté juive de Gaza ne s’arrête pas à l’époque byzantine. Elle s’étend sur près de deux millénaires, rythmée par des périodes de grande prospérité intellectuelle et des phases d’exil.

Voici les grandes étapes de cette présence à travers les siècles :

L’ Antiquité : marchands et notables (Périodes romaine et byzantine)

La construction de la grande synagogue en 508 de notre ère prouve l’existence d’une communauté juive très riche et intégrée.

Le port de Maiumas : Gaza est alors un hub commercial majeur de la Méditerranée. Les Juifs locaux sont des marchands greconophones, des armateurs et des négociants (notamment de bois).

Prestige local : Les inscriptions de la synagogue montrent que la communauté est dirigée par des notables influents capables de financer des œuvres d’art monumentales.

Un centre d’étude réputé : Au Xe siècle, Gaza devient un foyer intellectuel important. Des érudits juifs y rédigent des traités de grammaire hébraïque et de commentaires bibliques.

La description de Rabbi Meshullam (1481) : Ce grand voyageur juif d’Italie visite Gaza, et décrit une communauté florissante d’environ 60 familles juives (et quatre familles samaritaines). Il note qu’ils possèdent une « belle synagogue » et qu’ils produisent un excellent vin local.

L’effervescence mystique (Période ottomane, XVIIe siècle)

C’est à cette époque que Gaza acquiert une renommée mondiale dans l’histoire juive en devenant le cœur d’un mouvement messianique majeur.

Le pôle de la Kabbale : La ville abrite de grands érudits mystiques, dont le plus célèbre est Nathan de Gaza (1643–1680).

Le déclin et la fin de la présence juive (XIXe – XXe siècles)

La communauté traverse des crises successives qui mènent à sa disparition progressive de la ville historique de Gaza.

Le départ de 1799 : Lors de la campagne d’Égypte de Napoléon Bonaparte, les troupes françaises envahissent Gaza. La guerre provoque la fuite de la majorité de la population juive vers Hébron.

Le retour et l’expulsion (1929) : Quelques familles reviennent s’installer à la fin du XIXe siècle. Cependant, lors des émeutes arabes de 1929, la communauté juive de Gaza est visée. Les autorités britanniques décident d’évacuer définitivement les derniers résidents juifs pour assurer leur sécurité, mettant fin à une présence juive millénaire à Gaza.

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Crédit image : Musée du Bon Samaritain (2010), Bukvoed, CC BY 4.0.

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