Israël se retire d’un cadre international de transparence
Le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu a franchi un nouveau seuil en matière de gouvernance en décidant de retirer Israël du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO), une organisation internationale que l’État hébreu avait intégrée en 2012. La décision a été adoptée à l’unanimité lors d’une réunion du cabinet, à l’initiative du ministre de l’Économie Nir Barkat et du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar.
Le Partenariat pour un gouvernement ouvert est une initiative internationale regroupant des dizaines d’États démocratiques, créée afin de promouvoir la transparence de l’action publique, l’accès des citoyens à l’information, la lutte contre la corruption et la participation civique. Les pays membres s’engagent volontairement à publier davantage de données publiques, à améliorer les mécanismes de contrôle démocratique et à rendre compte régulièrement de leurs progrès devant la communauté internationale. L’adhésion n’implique pas de sanctions directes, mais repose sur un principe de responsabilité mutuelle et d’évaluation indépendante.
En se retirant du PGO, Israël se libère de ces engagements. Selon des spécialistes du droit public, cette décision signifie concrètement que l’exécutif israélien n’est plus tenu de respecter des standards internationaux de transparence ni de répondre aux mécanismes de suivi externes. Pour les citoyens, cela se traduit par une réduction des obligations formelles d’information, de justification des politiques publiques et de publication de données gouvernementales.
Le ministère de l’Économie a justifié cette décision en affirmant que l’adhésion au PGO n’avait jamais permis à Israël d’obtenir la reconnaissance internationale de « gouvernement ouvert » espérée et qu’elle n’avait généré que des coûts inutiles. Selon cette lecture, le retrait serait avant tout une mesure pragmatique visant à mettre fin à une participation jugée inefficace et symbolique.
Ce choix intervient toutefois dans un contexte précis. Quelques mois auparavant, le PGO avait officiellement notifié aux autorités israéliennes qu’elles ne respectaient pas les engagements pris lors de leur adhésion. Une demande de clarification avait été adressée au ministre représentant Israël au sein de l’organisation, avec une échéance fixée au début de l’année. Aucune réponse formelle n’a été fournie dans ce délai. À la place, le gouvernement a opté pour une sortie pure et simple.
Le ministre des Affaires étrangères a justifié ce retrait en qualifiant le PGO d’organisation devenue « hostile » à Israël, l’accusant de servir de plateforme à des initiatives jugées défavorables au pays. Dans les médias proches de la majorité, cette décision a été présentée comme un acte de souveraineté, Israël n’ayant pas besoin, selon cette ligne, d’une validation extérieure pour démontrer ses capacités démocratiques ou technologiques.
Sur le plan institutionnel, ce retrait marque un changement d’approche. Pendant plus d’une décennie, Israël participait à un cadre international fondé sur l’ouverture, la reddition de comptes et l’évaluation externe. Désormais, l’exécutif revendique une autonomie totale dans la définition de ses standards de transparence. Ce basculement soulève un débat de fond sur l’équilibre entre souveraineté gouvernementale, contrôle démocratique et droit des citoyens à être informés de l’action de l’État.
Jérémie de Jforum.fr
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Pourquoi rester dans une énième organisation onusienne dont le seul but est de discréditer Israël.Il faut être masochiste pour s’accrocher.En outre L’ONU et toutes ces NGO sont phagocytés par la tyrannie de la majorité des pays les composants.Israël a bien raison d’affirmer avec force sa souveraineté! Certains diront que la politique de la chaise vide n’est pas favorable à celui qui la pratique mais servir de punching-ball en y assistant , n’est pas mieux!
Si un état est souverain, seuls ses citoyens sont en droit de lui reprocher ses décisions et comportements. Toute intervention extérieures n’est qu’une ingérence sans légitimité dans les affaires intérieures d’un pays.