US President Donald Trump welcomes Israeli prime Minister Benjamin Netanyahu at the White House in Washington D.C., April 7, 2025. Photo by Liri Agami/Flash90

La vision à deux États de Trump et Netanyahou : fin de la guerre à Gaza, élargissement des accords d’Abraham

Ils sont parvenus à un consensus sur ces principes fondamentaux en termes généraux: les hostilités à Gaza doivent se terminer dans les deux semaines, l’élargissement des accords d’Abraham à la Syrie et à l’Arabie saoudite, une solution à deux États avec une souveraineté israélienne limitée en Judée et en Samarie.

 

Une conversation téléphonique à quatre entre le président américain Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio, le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer a eu lieu immédiatement après l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes.
Selon une source proche du dossier, Israel Hayom a appris que tous les participants avaient exprimé un enthousiasme extrême concernant les résultats de la mission du bombardier B-2 et ressentaient ce que la source a qualifié d’« euphorie ».

De nouveaux pays devraient adhérer aux accords d'Abraham, selon Witkoff
Des panneaux d’affichage à Tel-Aviv avec des images de dirigeants arabes, dont le président libanais Joseph Aoun. Photo X/@haningdr

L’immense satisfaction des quatre dirigeants ne découle pas seulement des réalisations opérationnelles, mais aussi de leur planification stratégique future.
Le président Trump et le Premier ministre Netanyahou souhaitent conclure rapidement de nouveaux accords de paix avec les États arabes dans le cadre de l’élargissement des accords d’Abraham .

(LR) Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed Al-Nahyan, participent à la signature des accords d’Abraham où les pays de Bahreïn et des Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à la Maison Blanche à Washington, DC, le 15 septembre 2020 (Photo : Saul Loeb / AFP)

Ils sont parvenus à un consensus sur ces principes fondamentaux en termes généraux. Ils prévoient une mise en œuvre rapide, en commençant par la fin de la guerre à Gaza.

Les hostilités à Gaza prendront fin d’ici deux semaines. Les conditions de fin de mandat impliqueront que quatre pays arabes (dont l’Égypte et les Émirats arabes unis) administrent la bande de Gaza, remplaçant ainsi l’organisation terroriste meurtrière du Hamas.
Les dirigeants restants du Hamas seront exilés vers d’autres pays, tandis que les otages seront libérés.

Plusieurs pays à travers le monde accueilleront de nombreux habitants de Gaza souhaitant émigrer.
L’élargissement des accords d’Abraham amènera la Syrie, l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes et musulmans à reconnaître Israël et à établir des relations officielles.

Donald Trump a demandé au nouveau président syrien de rejoindre les Accords d’Abraham, dans le cadre de sa vision pour une paix durable au Moyen-Orient. Elle a précisé que le président est très ouvert à recevoir Netanyahu à Washington, bien qu’aucune date ne soit encore fixée.
Israël déclarera sa volonté de résoudre le futur conflit palestinien selon le concept des « deux États », sous réserve des réformes de l’Autorité palestinienne.
Les États-Unis reconnaîtront la mise en œuvre limitée de la souveraineté israélienne en Judée et en Samarie.
Parallèlement, deux sources diplomatiques ont informé Israel Hayom de l’existence d’une pression présidentielle américaine importante sur le Premier ministre Netanyahou pour qu’il mette fin aux opérations dans la bande de Gaza.
Cette pression a commencé avant l’ opération Lion Dressé et a repris immédiatement après son achèvement. Une autre source a néanmoins indiqué n’avoir eu connaissance d’aucune de ces pressions.

Israel Hayom a également découvert que les craintes d’un échec potentiel de ce plan ambitieux ont contribué à la vive colère du président Trump face aux frappes israéliennes après son annonce de cessez-le-feu avec l’Iran.

L’engagement des deux dirigeants à mettre en œuvre cette stratégie ambitieuse semble avoir motivé la publication extraordinaire du président Trump sur les réseaux sociaux concernant la procédure judiciaire engagée contre le Premier ministre.
Après avoir discuté avec lui du procès de Netanyahou, Trump cherche à le libérer pour un engagement total en faveur d’une vision de paix.
Par conséquent, la comparution de Netanyahou au tribunal, prévue la semaine prochaine, a été reportée.

Source: ILH
JForum.fr

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Asher Cohen

Les accords d’Abraham passent actuellement au second plan, tant que le problème iranien, qui est vital pour Israël, n’aura pas été réglé.

Israël a indiscutablement obtenu des succès militaires en Iran, mais gagner des batailles ne suffit pas, ce qui compte c’est gagner la guerre. Les petits se satisfont de quelques victoires, les guerres elles, sont gagnées par les vrais conquérants. Israël n’a pas, à proprement parler, gagné la guerre contre l’iran, car le régime des mollahs, certes affaibli, est toujours debout et l’armée iranienne est toujours là. Israël est donc toujours menacé.

Certains prétendent que si le régime des mollahs s’effondre, le pays sombrerait dans le chaos. Cette prévision est contestable. Depuis l’Antiquité, tous les Empires ont été voués à l’effondrement, empires Perse, d’Alexandre, Romain, Austro-hongrois, Russe, etc.., et les phases de chaos à la chute de ces empires ont été de courte durée, les peuples reprennent leur destinée en main et la fragmentation de l’ancien empire arrive vite. Il faut pourtant noter qu’aucun média occidental actuellement n’évoque la fragmentation de l’iran. Trump prétend craindre le chaos d’une prétendue nation iranienne, comme personne n’attendait la fragmentation de l’URSS après son effondrement de 1991. Le Moyen-Orient dont les frontières ont été tracées selon les intérêts des occidentaux, est rempli de nations artificielles qui ne peuvent pas tenir unifiées, mais Trump, omnubilé par la Chine, veut maintenir l’iran unifiée, pour en contrôler le pétrole.

Comme dans la Bible, Israël est coincé entre des empires. Comment va-t-il manœuvrer pour maintenir sa survie ? Sûrement pas par les accords d’Abraham, aléatoires.