Sécurité routière en Israël: un bilan accablant mais qui s’améliore
Alors que la plupart des pays européens ont réussi à réduire le nombre de victimes sur leurs routes ces dernières années, Israël fait figure de contre-exemple alarmant. Un rapport du contrôleur d’Etat Matanyahu Engelman pointe du doigt les carences et l’inaction chronique des autorités face à ce fléau.
Les chiffres sont implacables: en 2023, ce sont 358 personnes qui ont perdu la vie dans des accidents de la route en Israël. Un triste bilan en hausse de 16% sur la décennie écoulée, à contre-courant de la tendance européenne (-22% en moyenne).
Pour le contrôleur, le constat est amer: « Les routes israéliennes sont une bombe à retardement ». Il dénonce l’échec répété des gouvernements successifs à endiguer ce problème pourtant prioritaire.
Au cœur des critiques, l’absence de stratégie d’ensemble et de plan pluriannuel depuis 2005. Les budgets alloués à l’Autorité nationale de la sécurité routière (Haralbad) ont également fondu, passant de 382 millions de shekels en 2008 à seulement 141 millions en 2022.
Sur le terrain, les lacunes s’accumulent: effectifs de police et véhicules insuffisants, coordinateurs sécurité absents dans de nombreuses écoles, infrastructures routières non sécurisées comme la route 90. Le contrôle des véhicules laisserait aussi à désirer, avec des composants essentiels comme les airbags non vérifiés.
Face à ce constat, Matanyahu Engelman appelle le gouvernement à se ressaisir d’urgence. « S’attaquer à ce problème doit redevenir la priorité absolue », plaide-t-il, préconisant de fixer un objectif ambitieux de « zéro mort » sur les routes, à l’instar des grandes nations européennes.
En France, on déplore près de 3.400 morts sur les routes pour l’année 2023. Si on ramène ce chiffre à la population israélienne, cela correspondrait à environ 480 tués dans des accidents de la circulation. Proportionnellement, il y a donc eu moins de victimes sur les routes en Israël qu’en France en 2023.
Il faut cependant souligner que malgré ce constat, la tendance est à la baisse régulière du nombre de tués sur les routes israéliennes ces dernières années, même si ce bilan reste encore beaucoup trop lourd. Des efforts supplémentaires doivent impérativement être menés par les autorités pour réduire davantage ce fléau.
En effet, avec 358 morts déplorées en 2023 selon le rapport, Israël est sur une pente descendante qu’il convient d’accentuer par des mesures renforcées en termes d’infrastructures, de contrôles routiers, de prévention et de répression. Chaque vie perdue dans un accident est une de trop.
L’objectif doit rester d’atteindre, comme dans les grands pays européens, un niveau tendant vers le « zéro mort » sur les routes. Une mobilisation de tous les instants qui doit demeurer la priorité des pouvoirs publics israéliens dans les années à venir.
Jforum.fr
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Quel plaisir de rouler en Israël, les gens sont polis et attentifs. patients et respectueux. Et une grande attention pour les piétons. Quel plaisir de rouler à la vitesse de tous sans se soucier des radars et autres collecteurs d’impôts qu’on nous a fait gober en France pour raison de sécurité.
C’est du second degré, j’espère….car les conducteurs israéliens, ne respectent, que les piétons et si on appliquait en Israël , les mêmes règles , qu’en France, la moitié des conducteurs israeliens perdraient leur permis.
3402 morts sur la route en France en 2023 pour 68,4 millions d’habitants soit presque 50 morts par million d’habitants.
358 morts en Israel pour 9,6 millions d’habitants, soit 37 morts par million d’habitants.
La comparaison Israel / France tourne nettement à l’avantage d’Israel.
Ceci étant dit, conduire une voiture en Israel en toute sécurité et toute sérénité relève du miracle. Vitesse excessive, dépassements par la droite, queues de poisson, voitures qui collent au cul, feu orange ignoré, klaxon dès que le feu passe au vert, … le comportement des automobilistes israéliens génère un stress énorme. HELAS.