Au moins quatre hommes ont été arrêtés samedi à Athènes dans le cadre de l’enquête sur la cellule Djihadiste démantelée cette semaine en Belgique alors qu’elle était sur le point de commettre des attentats, a-t-on appris de source policière.

John Thys (AFP)John Thys (AFP)
Des policiers à Verviers en Belgique lors du démantèlement d’une cellule terroriste le 16 janvier 2015″

Les services de la police antiterroriste cherchent à vérifier si, comme ils le supposent, figurent bien parmi eux Abdelhamid Abaaoud, un Belge d’origine marocaine identifié par les médias belges comme le cerveau présumé des attentats déjoués jeudi, qui auraient été commandités depuis la Grèce.

Les arrestations se sont déroulées en milieu de journée dans un quartier central d’Athènes, à Pangrati, a-t-on ajouté de source policière sans préciser depuis combien de temps et de quelle façon les suspects avaient été localisés. Des téléphones portables ont été saisis.

Par ailleurs, des militaires ont commencé samedi à prendre la relève de policiers pour surveiller des sites sensibles en Belgique, notamment à Anvers où vit une importante communauté juive, après le démantèlement d’une cellule djihadiste qui planifiait des attentats.

« Le Comité ministériel restreint a décidé de mobiliser progressivement jusqu’à 300 militaires. Concrètement, ces soldats seront déployés à Bruxelles et Anvers (nord). Ils pourront l’être aussi à Verviers (est) et dans d’autres endroits », ont indiqué les services du Premier ministre Charles Michel dans un communiqué.

« Les militaires mobilisés seront armés et auront principalement pour tâche la surveillance de certains sites. Ils viendront en renfort des services de police », a-t-on ajouté de même source.

Le gouvernement belge avait annoncé vendredi le déploiement rapide de l’armée sur certains sites, au lendemain d’un assaut à Verviers dans lequel deux djihadistes présumés prévoyant d’attaquer des policiers sont morts.

L’appel à des militaires pour des opérations de maintien de l’ordre est une première en Belgique depuis une vague d’attentats commis dans les années 1980 par les Cellules communistes combattantes.

Cette mesure, annoncée vendredi avec une dizaine d’autres pour prévenir la radicalisation et empêcher les candidats au djihad de rallier la Syrie ou l’Irak, est valable pour un mois renouvelable, et tant que le niveau d’alerte sera à 3 sur une échelle de 4, comme c’est le cas depuis jeudi soir.

Le maire d’Anvers (nord) avait immédiatement réclamé l’envoi de troupes dans sa ville, qui accueille une importante communauté juive orthodoxe, forte de 15 à 20.000 personnes. Samedi matin, les premiers soldats, lourdement armés, ont fait leur apparition dans le quartier juif de la ville, site considéré comme sensible dans le contexte des attentats déjoués, a rapporté la chaîne publique flamande VRT.

La cellule démantelée en Belgique jeudi et vendredi était composée en partie de djihadistes partis combattre en Syrie. Ils étaient sur le point de « tuer des policiers sur la voie publique et dans des commissariats », selon le parquet fédéral. Treize personnes ont été interpellées en Belgique, dont cinq ont été inculpées pour « participation à un groupe terroriste ». Deux membres présumés de la cellule, des Belges qui voulaient fuir en Italie, ont été arrêtés en France.

i24news

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