10 tevet, le vaccin de Pfizer et le kaddish général

Après la création de l’Etat d’Israël, les deux Grands rabbins d’Israël, Itshak Halévy Herzog et Ben-Tzion Meïr ‘Haï Uziel décrétèrent cette journée comme étant aussi « Yom HaKaddish HaKelali » (Jour du Kaddish public) à la mémoire des victimes de la Shoah dont la date du décès est inconnue. 

Le jeûne du 10 Tevet est le seul jeûne de l’année qui peut tomber un vendredi, comme c’est le cas cette année. Dans ce cas, il commence à l’aube et ne s’achève qu’avec le kiddoush du vendredi soir après l’office.

Cette semaine, j’ai entendu deux histoires sur la deuxième génération de la shoah. Par Sivan Rahav-Meir.

Joseph Rakover était médecin chez les partisans pendant la seconde guerre mondiale. Il a perdu sa femme et sa fille, et les partisans l’ont également trouvé dans un tas de cadavres, encore en vie. Ils n’ont pas abandonné leur médecin et ont réussi à le réanimer.

Il a continué à les opérer dans la clandestinité où il a rencontré sa femme Sonia, qui était infirmière et avait également perdu son mari et son fils pendant la guerre. Ils ont survécu et ont immigré en Israël.

L’une de leurs filles est le professeur Galia Rahav, directrice du département des maladies infectieuses de l’hôpital Tel Hashomer, qui a allumé une torche lors de la cérémonie de yom haatzmaout 2020, au nom des équipes médicales combattant la Corona.

Il y avait environ 60 000 Juifs dans la communauté de Thessalonique en Grèce avant la shoah. Plus de 50 000 ont été assassinés. La famille Burla était l’une des rares familles survivantes, et après l’Holocauste, un enfant est né du couple à Salonique, Avraham. Il a grandi, est devenu médecin et a quitté la Grèce pour les États-Unis. Aujourd’hui, Avraham (Albert) Burla est le PDG de Pfizer, la première société à avoir développé un vaccin contre la Corona.

La deuxième génération de la shoah a probablement hérité d’une dernière volonté: le désir de sauver des vies, d’apporter la bénédiction au monde, de réparer et de guérir.

A méditer le jour du Kaddish général.

Sivan Rahav Meir est une journaliste de renom au sein de la 12e chaîne de télévision israélienne. Chaque jour, elle offre un petit enseignement de Torah. Il est diffusé un peu partout dans le monde dans une dizaine de langues.

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Elie de Paris

On continue, donc, de croire, ou d’entretenir la croyance, que le kadish est une prière pour les morts…
Pas un seul mot de cette proclamation n’évoque pourtant la mort, les décédés, ni même une quelconque vengeance pour les sangs versés, ou les atrocités, et autre brûlerie à l’adresse de Peuple Choisi, offert à la vindicte des Nations, désigné par le Seigneur pour officier Son service, et faire connaître Son nom, et Son unicité.
Il est un texte liturgique, très rependu dans les communautés ashkénazes, et que de plus en plus de communautés sepharades adoptent, et qui est récité au cœur des offices de jour de fête, appelé yortsaït, et ce texte où on rappelle la disparition des parents est suivi du rappel des massacres sans fin de Juifs, depuis la Révélation sur une montagne, et celui là, Za’hor, nous le rappelle, à nous, qui sommes Ses enfants, et à Lui, notre Père.
Et quel père tolère qu’on assassine Ses enfants ?