Rassemblements « pour la messe ». Un photographe de presse frappé au visage à Toulouse
Ouest-France Publié le
Un photographe travaillant pour le journal Libération a été agressé à Toulouse (Haute-Garonne), dimanche 15 novembre.
Il couvrait un rassemblement pour le retour de la messe pendant le confinement. Un des participants lui aurait asséné un coup de poing alors qu’il s’apprêtait à le photographier, en train de prier. Le journaliste a porté plainte.
Une manifestation demandant le retour des messes malgré le confinement était organisée dimanche 15 novembre, à Toulouse (Haute-Garonne). Un photographe, venu couvrir le rassemblement pour Libération, aurait été agressé par un des participants, rapporte France 3 Occitanie.
Alors qu’Ulrich Lebeuf s’apprêtait à photographier un homme priant devant la cathédrale Saint-Etienne, celui-ci se serait levé et « sans un mot, il m’assène un coup de poing à la pommette gauche », raconte le journaliste à Actu Toulouse. Le photographe poursuit : « Il tente de m’arracher l’appareil en hurlant « Vous n’avez pas le droit de faire de photo ». Il porte son masque au-dessous du menton et m’arrache le mien. »
Il porte plainte
Sur Twitter, l’association « Reporters sans frontières » a condamné, lundi 16 novembre, « une violence inacceptable et une entrave à la liberté de la presse » :
#France : lors d'un rassemblement à #Toulouse pour la reprise des #messes qu'il couvrait pour @libe, le photographe Ulrich Lebeuf a été frappé par un participant qui a aussi abîmé son matériel. @RSF_inter condamne une violence inacceptable & une entrave à la #libertédelapresse ! pic.twitter.com/G9xzzkuKdf
— RSF en français (@RSF_fr) November 16, 2020
D’après France 3, Ulrich Lebeuf est allé porter plainte le lendemain des faits. Le quotidien Libération compte faire de même.
« Les policiers ont retrouvé la scène sur les images de vidéosurveillance. Pour ma part j’ai une photo de l’individu », indique le journaliste à la chaîne de télévision régionale.
Le diocèse n’était pas impliqué
Ulrich Lebeuf explique à nos confrères que lors de cette manifestation, il a constaté « la présence de gens proches de groupuscules d’extrême droite et le discours de défiance vis-à-vis des médias totalement assumé ».
France 3 rapporte ainsi la participation de « plusieurs membres de l’Action française », un groupe royaliste. D’après la préfecture contactée par la chaîne, cette manifestation a été déclarée par le collectif « Objectif messe », sans plus de précisions sur l’identité de ceux qui le composent.
De son côté, Actu Toulouse indique que le diocèse n’était pas à l’initiative de cet événement. Le site d’actualité locale évoque par contre l’implication de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, « une société de prêtres traditionalistes », selon France 3.
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