Le chien renifleur « Cirilo » au Honduras. Des premières études estiment que de tels animaux pourraient constituer un autre moyen de dépistage au coronavirus. − ORLANDO SIERRA / AFP
Des résultats « encourageants » pour le dépistage du coronavirus par des chiens renifleurs
SANTE – L’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France se félicitent d’un potentiel nouvel outil dans la lutte contre le coronavirus. Les institutions appellent tout de même à approfondir les recherches et à définir un cadre « de bon usage ».
Des chiens pour débusquer le coronavirus ? Les récentes recherches mettent en avant des résultats « encourageants » dont il faut « compléter l’évaluation scientifique », selon l’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France. Deux équipes allemande et française ont démontré que les « chiens renifleurs entraînés sont capables de reconnaître une odeur spécifique » du Covid-19. Elle correspondrait à « un ensemble de composés organiques volatils spécifiques ou d’autres substances métaboliques produites par l’organisme malade ». Ces premières observations doivent toutefois être complétées pour « identifier […] la ou les molécules spécifiques du Covid-19 » dans l’ensemble des composés que les chiens reniflent.
Encore un long chemin…
Face à ces premières conclusions encourageantes, les deux institutions préconisent « le développement de ce nouveau test » qui permettrait de réduire les délais « encore trop élevés pour l’obtention d’un dépistage par RT-PCR ». Une possibilité qui devient d’autant plus pertinente que la France peine à suivre l’accroissement des « demandes de tests de détection », notamment en terme d’approvisionnement de réactifs. Si cette découverte ressemble à la solution idoine, il est pourtant nécessaire d’en vérifier la fiabilité et en « préciser les performances ». Il faut également éclaircir dans quelle proportion les résultats peuvent être erronés, fournir des faux-positifs ou des faux-négatifs.
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