
Photo : une personne âgée fuit après avoir été brutalement battue par des Antifas de Rose City le 29 juin 2019 à Portland, en Oregon. (Photo de Moriah Ratner / Getty Images)
Brève histoire des Antifas : Partie I
par Soeren Kern
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Des preuves empiriques et quelques évidences montrent que les Antifas sont constitués en réseau, que ce réseau est mondial et qu’il est très bien financé. Leur organisation très horizontale comporte des dizaines et peut-être des centaines de groupes locaux.
- L’objectif à long terme déclaré des Antifas, tant en Amérique qu’à l’étranger, est d’établir un ordre communiste mondial. Aux États-Unis, leur objectif immédiat est de faire chuter l’administration Trump.
- La tactique préférée des Antifas aux États-Unis comme en Europe est d’obliger la police à réprimer leurs actes de violence extrême contre des biens publics et privés ; cette violence de la police serait la « preuve » que le gouvernement est « fasciste ».
- Les Antifas ne sont pas seulement officiellement tolérés par le gouvernement allemand, ils sont également payés pour lutter contre l’extrême droite. – Bettina Röhl, journaliste allemande, Neue Zürcher Zeitung, 2 juin 2020.
- « Par lâcheté, les Antifas masquent leur visage et gardent leurs noms secrets. Ils menacent constamment de passer à l’acte contre des élus et des policiers. Leur politique de destruction massive coute des sommes importants à la collectivité. » – Bettina Röhl, Neue Zürcher Zeitung, 2 juin 2020.
Le procureur général des Etats Unis, William Barr, a accusé les Antifas – un mouvement « antifasciste » – d’être à l’origine de la violence qui a marqué l’ensemble des manifestations consécutives à la mort de George Floyd aux États-Unis. « Les violences organisées et perpétrées par les Antifas et d’autres groupes similaires sont du terrorisme intérieur et seront traitées en conséquence », a-t-il déclaré.Barr a précisé que le gouvernement fédéral disposait de la preuve que les Antifas avaient « détourné » des manifestations légitimes pour les transformer en « actes d’anarchie, en émeutes violentes, incendies criminels, pillages d’entreprises, destruction de biens publics, attaques contre des représentants des forces de l’ordre et des passants innocents, et même le meurtre d’un agent fédéral ». Peu auparavant, le président Donald J. Trump a demandé au ministère de la Justice des Etats Unis d’inclure les Antifas sur la liste des organisations terroristes.
A en croire, un certain nombre d’universitaires et de médias sympathisants des Antifas, classer un mouvement contestataire aussi flou et aussi faiblement structuré dans la catégorie des organisations terroristes relève de l’impossible. Mark Bray, apologiste américain des Antifas et auteur de « Antifa: The Anti-Fascist Handbook » (Antifas : manuel de l’antifascisme), affirme que les Antifas « ne sont pas une organisation cohérente avec une chaîne de commandement unique ».
Des preuves empiriques et quelques évidences montrent que les Antifas fonctionnent en réseau, que ce réseau est mondial et qu’il est très bien financé. Leur structure organisationnelle, très horizontalisée, comporte des dizaines et peut-être des centaines de groupes locaux. Le ministère américain de la Justice enquête actuellement sur un certain nombre d’individus liés aux Antifas pour faire apparaître les structures de l’organisation.
Aux États-Unis, l’idéologie des Antifas, leurs tactiques et leurs objectifs, n’ont rien de nouveau ; ils sont la copie des Antifas d’Europe, soit des groupes dits antifascistes qui sous une forme ou une autre, ont été actifs, presque sans interruption depuis quasiment un siècle.
Qu’est-ce que les Antifas ?
Le mouvement Antifa est un mouvement insurrectionnel transnational qui, au moyen d’actions d’une extrême violence, s’efforce de renverser la démocratie libérale. L’objectif avoué à long terme des Antifas, tant en Amérique qu’à l’étranger, est de remplacer le capitalisme mondial par un système communiste mondial. Dans l’immédiat, les Antifas américains se sont donné pour but de renverser l’administration Trump.
Les Antifas considèrent l’application de la loi comme un pilier de l’ordre établi. Aux États-Unis comme en Europe, la tactique préférée des Antifas est d’obliger la police à réprimer leurs saccages de biens publics et privés apportant ainsi la « preuve » que le gouvernement est « fasciste ».
Les Antifas affirment s’opposer au « fascisme », un terme péjoratif qu’ils utilisent pour discréditer ceux qui ne partagent pas leurs croyances politiques. Le dictionnaire Webster définit le « fascisme » comme « un système totalitaire incarné par un dictateur qui met en œuvre un nationalisme agressif, une politique militariste et souvent aussi raciste ».
Les Antifas eux, s’en tiennent à la définition marxiste-léniniste qui assimile le fascisme au capitalisme. « La lutte contre le fascisme est gagnée quand le système capitaliste a été brisé et qu’une société sans classe a été instaurée », indique le groupe allemand Antifa, Antifaschistischer Aufbau München.
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Traduction du texte original: A Brief History of Antifa: Part I
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