Peut-être reste-t-il tout de même un peu d’espoir pour le chardonnay israélien? | Menahem Kahana / AFP
La fin de l’orange de Jaffa, symbole de la mutation économique d’Israël
Repéré par Adrienne Rey sur Bloomberg
Cultivées depuis le XIXe siècle, les oranges de Jaffa sont connues dans le monde entier pour leur goût et leur chair juteuse.
Leur production, pourtant, n’a cessé de décroître depuis les années 1980. En cause, la baisse de compétitivité des exportations agricoles et des ressources en eau toujours plus réduites.
Dans le même temps, les collines surplombant Tel-Aviv voient leurs vergers disparaître peu à peu, remplacés par des centres commerciaux et des complexes immobiliers, tandis que les secteurs d’activité de la tech et de l’industrie pharmaceutique y implantent leurs bureaux.
Si le système d’irrigation en Israël est l’un des plus performants du monde, l’eau reste naturellement rare dans la région, d’où son prix élevé.
Idan Zehavi, issu d’une famille de cultivateurs d’oranges depuis trois générations, indique à Bloomberg devoir débourser en moyenne 2.000 shekels [environ 500 euros] mensuels pour faire tourner sa plantation.
Le changement climatique perturbant la régularité des précipitations et faisant craindre la multiplication des sécheresses, nombre d’agriculteurs ont d’ores et déjà abandonné l’orange pour le raisin, l’olive ou la graine d’argan, moins gourmandes en eau.
Des champs aux start-ups
Le sort du monde agricole s’est retrouvé au cœur de la campagne pour les élections législatives du 2 mars en Israël. Benyamin Netanyahou a promis d’apporter son soutien aux acteurs de la filière, les qualifiant de «véritables patriotes» qui «protègent le territoire».
Son grand rival Benny Gantz a fait des déclarations similaires, saluant lui aussi le rôle primordial joué par les cultivateurs et les agriculteurs.
Alors que l’agriculture israélienne est en déclin, la tech, elle, a connu un développement rapide et massif.
Elle représente aujourd’hui 10% des emplois du pays et a engendré une augmentation de l’exportation de services, pour un total de 50 milliards de dollars en 2019.
Le secteur pourrait bientôt surpasser l’exportation de produits manufacturés –une grande première dans l’histoire du pays. Lire la suite
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