Greek riot police face demonstrators during protests against the construction of a new controversial migrant camp near the town of Mantamados on the northeastern Aegean island of Lesbos, on February 26, 2020. - The Greek islands of Lesbos, Chios and Samos staged a general strike on February 26, as protests against the construction of new migrant camps intensified. For a second day, protesters on Lesbos faced off against riot police near the town of Mantamados, close to the site of a planned camp for up to 7,000 people. Small groups of protesters threw stones and firebombs at the police, who responded with tear gas and flash grenades. (Photo by ARIS MESSINIS / AFP) (Photo by ARIS MESSINIS/AFP via Getty Images)
  • « Les gens ont vu leurs propriétés détruites, leurs moutons et leurs chèvres abattus, leurs maisons cambriolées. Il y a quelques années, les 5 000 migrants présents sur l’île laissaient pressentir à chacun que la situation n’était pas très bonne. Maintenant, chacun sait qu’elle est hors contrôle. » – Nikos Trakellis, chef de file des habitants de Moria, sur l’île grecque de Lesbos.
  • « Je crains pour la sécurité des habitants de Lesbos. Pour que la situation change, de nombreux réfugiés doivent être transférés sur le continent. Et si personne ne stoppe l’arrivée de nouveaux migrants en provenance de Turquie, alors nous sommes condamnés ». – Kostas Moutzouris, gouverneur régional de la mer Égée du Nord.
  • Des responsables grecs affirment que le président turc Recep Tayyip Erdoğan manipule lui-même les flux migratoires en direction de la Grèce en fonction des montants financiers et des concessions politiques qu’il a entrepris d’extorquer à l’Union européenne.
  • La Turquie, qui accueille actuellement près de quatre millions de réfugiés syriens, a déclaré qu’elle ne pourrait pas gérer un nouvel exode. Ce pays a menacé l’Europe à plusieurs reprises de rouvrir les vannes.

L’annonce faite par le gouvernement grec de construire de nouveaux camps de migrants sur cinq îles de la mer Égée a soulevé une onde de colère chez les insulaires. De nouvelles installations seront perçues en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient comme un encouragement au départ vers l’Europe pensent les insulaires grecs.

Le gouvernement affirme lui, que ces nouveaux camps, qui devraient être opérationnels d’ici juillet 2020, sont nécessaires pour réduire la surpopulation d’autres centres d’accueil qui ont fait l’objet de critiques internationales. Mais les insulaires rétorquent que les migrants devraient être transférés en Grèce continentale.

Le 25 février, plus de 500 habitants de Lesbos ont empêché les ouvriers d’accéder au chantier d’un nouveau camp de migrants à Karava Mantamadou. La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule.

Des affrontements similaires ont eu lieu à Chios, une grande île grecque située à moins de 20 kilomètres de la Turquie. Sur la cote turque, des dizaines de milliers de migrants rêvent de mettre le pied à Chios pour gagner ensuite l’Europe continentale.

A Lesbos, le nouveau centre d’accueil de migrants sera ce qu’il est convenu d’appeler un centre fermé. Il remplacera l’actuel camp de Moria qui ne permet pas de contrôler les allers et venues. Les camps fermés ont des portes qui s’ouvrent le jour, mais se referment la nuit. L’objectif est de contrôler les déplacements et d’empêcher les migrants de fuir vers le continent.

Des projets de camps fermés identiques à celui de Lesbos sont prévus sur les îles de Chios, Kos, Leros et Samos. Toutes ces îles sont proches de la Turquie.

Le camp de Moria, une structure tentaculaire construite pour 3000 migrants en accommode aujourd’hui 20000 au moins, dont un tiers ont moins de 18 ans. Les affreuses conditions de vie qui règnent à Moria ont suscité une vigoureuse réprobation internationale.

Un porte-parole de Médecins sans frontières (MSF), Sophie McCann, a expliqué :

« Ils vivent dans des conditions sordides, quasi médiévales … ils ont difficilement accès aux services de base, à commencer par l’eau propre et chaude, l’électricité, les toilettes et les soins de santé. Au quotidien, nos équipes soignent les maladies générées par ces mauvaises conditions de vie. »

Lire la suite fr.gatestoneinstitute.org

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