Commémoration de la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon / 9 février 1943-9 février 2020 / © E. Phily
Commémoration : il y a 77 ans, la Gestapo organisait la rafle de la rue Sainte-Catherine à Lyon
Il y a 77 ans, le 9 février 1943, quatre-vingt personnes étaient déportées vers les camps nazis après une rafle réalisée rue Sainte-Catherine à Lyon, dans les locaux de la Fédération des Sociétés Juives de France. 77 ans plus tard, le devoir de mémoire est toujours aussi vif.
Elus locaux, représentants de la communauté isarélite et des victimes de la seconde guerre mondiale se sont retrouvées pour commémorer cet acte antisémite. Une commémoration nécessaire, à laquelle les jeunes doivent venir selon la présidente du CRIF d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Le 122 de la rue Sainte-Catherine abritait à l’époque les locaux de la Fédération des Sociétés Juives de France et du Comité d’assistance aux réfugiés. Le lieu était fréquenté par les Israélites, ayant besoin d’aide sociale, matérielle et médicale. Le Comité fournissait également des logements pour les réfugiés, mais également de faux-papiers pour les clandestins, et des contacts avec les filières pour un départ à l’étranger.
Le 9 février 1943, sur ordre de Klaus Barbie, des hommes armés de la Gestapo, accompagnés de SS envahissent les lieux. Ils neutralisent les premiers arrivés. Avant d’arrêter, les uns après les autres, tous ceux qui ce jour-là, se présentent à l’appartement.
Retour sur cette journée du 9 février 1943. Ce jour où la Gestapo organisait la rafle de 86 personnes dans la rue Sainte-Catherine, dans les locaux de la Fédération des Sociétés Juives de France
Au total, 62 hommes et 24 femmes sont arrêtés. Par la suite, 80 personnes sont déportées vers les camps nazis.
Seules 3 personnes ont survécu à cette rafle.
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