Les forces pro-Haftar disent avoir pris le contrôle de la ville de Syrte
Les forces libyennes commandées par le maréchal Khalifa Haftar ont annoncé, lundi, avoir pris la ville de Syrte au terme d’une offensive éclair.
Les forces du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est de la Libye, ont annoncé lundi avoir pris la ville de Syrte, jusque-là sous le contrôle des forces du gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli.
De l’aéroport jusqu’au coeur de la ville
Les forces pro-Haftar ont d’abord affirmé dans un communiqué avoir pris le contrôle de l’aéroport d’al-Gordabiya à Syrte, à 450 km à l’est de Tripoli, après que la force armée chargée de protéger l’aéroport s’est rendue
.
Le commandant en chef a décidé de mener une attaque bien planifiée et préventive, et en moins de trois heures, nous étions au coeur de Syrte
, a ensuite déclaré Ahmed al-Mismari, porte-parole de l’Armée nationale libyenne (ANL), qui rassemble les hommes d’Haftar. « Syrte a été totalement libérée […] des groupes terroristes », a annoncé Ahmed al-Mismari.
Selon les forces pro-Haftar, plusieurs combattants pro-GNA ont été faits prisonniers et leurs équipements saisis.
Les forces pro-Haftar visent Tripoli
Le maréchal Haftar, qui tente depuis le 4 avril de s’emparer de Tripoli, a annoncé vendredi la mobilisation générale
et le djihad
contre une intervention militaire turque en Libye en soutien au GNA, reconnu par l’ONU.
Nos forces ripostent aux milices terroristes loyales au criminel de guerre (Khalifa) Haftar
, a indiqué lundi sur Facebook la Force de protection de Syrte, pro-GNA.
En septembre, au moins deux combattants ont été tués dans des raids aériens des forces pro-Haftar contre des troupes loyales au GNA à Syrte.
Lutte d’influence entre deux camps
En décembre 2016, des forces pro-GNA avaient chassé de Syrte le groupe État islamique (EI), qui avait profité du chaos pour s’y implanter en juin 2015.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée par des conflits fratricides.
Le pays est devenu le théâtre d’une lutte d’influence entre deux camps : d’un côté, la Turquie et le Qatar, qui appuient le GNA de Fayez al-Sarraj, et de l’autre l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte, qui soutiennent les forces du maréchal Haftar.
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quelle Haftara !!