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Binyamin Netanyahou cite les trois défis qui nécessitent l’union
Le premier round de négociations pour un gouvernement d’union national a échoué, essentiellement par le refus catégorique exprimé mercredi par Yaïr Lapid depuis Paris de siéger dans un gouvernement dirigé par Binyamin Netanyahou.
Après la seconde entrevue tripartite puis entre quatre yeux mercredi soir, Binyamin Netanyahou et Benny Gantz ont informé le président de l’Etat de l’impasse dans laquelle se trouvent les pourparlers. Benny Gantz a ensuite quitté la résidence présidentielle, sachant que Reouven Rivlin allait charger en premier Binyamin Netanyahou de la formation d’un gouvernement.
Après le président de l’Etat, le Premier ministre a pris la parole avec gravité, et a indiqué qu’un gouvernement d’union est essentiel aujourd’hui pour réconcilier la nation après une campagne électorale passionnée et violente et affronter ensemble les trois immenses défis auxquels le pays va devoir faire face. « Certains défis que la population connaît mais d’autres qu’elle ne connaît que partiellement » a souligné le Premier ministre:
- Le défi sécuritaire: le Premier ministre a évoqué le danger iranien qui s’amplifie et approche à grand pas. Il a mis en évidence l’aplomb et la « ‘houtzpa » grandissants du régime iranien tant dans la région que face à la communauté internationale et que ce pays dispose aujourd’hui d’armement précis dont une partie est dirigée vers Israël. Binyamin Netanyahou a bien insisté sur le fait qu’il ne tentait pas de provoquer une peur inutile auprès de la population mais qu’il voulait « la préparer à ce qui risque d’arriver un jour ». « Il nous faut unir nos forces en vue de ce qui va venir », a-t-il conclu sur ce premier point.
- Le défi économique: Binyamin Netanyahou a précisé qu’il ne s’agit pas de la situation économique et budgétaire générale du pays qu’il a dit pouvoir gérer vu son expérience dans ce domaine et pour avoir affronté des situations bien plus difficiles. « Le défi économique dont je parle est la résultante directe du défi sécuritaire, car il va falloir consacrer d’énormes ressources pour pouvoir affronter les défis sécuritaires. Et pour cela, il va falloir un gouvernement aux épaules larges et un large consensus national pour opérer des choix difficiles » a expliqué le Premier ministre.
- Le défi politique: Binyamin Netanyahou a abordé le Plan Trump: « Pour la première fois depuis 71 ans, nous avons une opportunité historique qui ne se reproduira sans doute plus: celle de pouvoir obtenir un assentiment national pour fixer notre frontière orientale dans le cadre du Plan Trump ». Le Premier ministre a expliqué qu’il serait bien qu’Israël se présente en « front commun » face à l’Administration Trump pour les négociations qui se dérouleront sur les divers points du plan.
Binyamin Netanyahou a ensuite émis le voeu qu’un tel gouvernement d’union soit formé très rapidement et a précisé qu’en cas de difficultés ou de blocages, il n’hésitera pas à rendre son mandat au président bien avant le délai imparti par la loi. Il a conclu en remerciant le président Rivlin et en promettant qu’il fera tout de son côté pour réussir.
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Quelle est la position de Gantz sur les défis sécuritaire, économique et politique? Cela permettrait de clarifier les différences entres les 2 partis.