Emmanuel Macron (CELINE BREGAND/SIPA / 00908589_000028) ; Marine Le Pen (Michel Spingler/AP/SIPA / AP22340015_000008)

LREM-RN: les deux meilleurs ennemis du monde

« Progressistes » contre « populistes »: les deux partis y trouvent leur compte par Martin Pimentel

Le duel tant attendu a bien eu lieu. Orchestré par La République en Marche et le Rassemblement national qui y trouvaient leur compte, l’opposition entre les deux partis présents au deuxième tour de la dernière présidentielle a donné le ton des européennes et condamné les autres formations à ramasser les miettes. 

Sur tout le continent européen, hilarants progressistes et joyeux europhobes – dont la plupart avaient mis de l’eau dans leur vin – s’affrontaient hier.

En France, bizarrement, l’hôte de l’Elysée a tout fait pour recentrer l’élection sur le clivage progressistes europhiles/souverainistes.

Ces derniers étant bien décidés à « venir le chercher », la deuxième place était interdite à Mme Loiseau. L’objectif crucial de M. Macron était d’arriver une nouvelle fois premier, comme à l’élection présidentielle.

Alors qu’il avait été élu sur un programme pro-européen en 2017, notre ex-vertical président souhaitait à tout prix garder un minimum de sa superbe sur le continent. Caramba, encore raté !

Depuis que le divertissant Benalla a commencé à se faire connaitre d’un large public au lendemain de la Coupe du Monde, le président de la République a la scoumoune.

Emmenés par une jeune tête de liste qui a fait un quasi sans-faute, les nationalistes, eux, exultent. Dès 20 heures, sur France 2, Nathalie Saint-Cricq picorait les chiffres à droite et à gauche pour décortiquer les enseignements à tirer des résultats. En voici d’autres.

Traite-moi de « progressiste » si tu peux

Alors qu’Emmanuel Macron était bien incapable d’apporter quelque preuve des bienfaits de son « progressisme » pendant cette campagne, il a clairement désigné le Rassemblement national comme son principal adversaire.

Le nouveau clivage entre mondialistes et nationalistes avait pourtant d’abord été pensé par des penseurs plutôt… à droite. Et en toute logique, fortement désiré par l’ex-FN devenu RN, qui y voyait une confirmation des thèses qu’il défendait depuis toujours.

Progressistes europhiles contre protectionnistes europhobes, ce clivage a été magistralement illustré hier soir. Il est plus fort que jamais au lendemain des européennes. Les anciens partis de gouvernement, LR et PS, n’ont pas dépassé les 10%.

L’actuelle majorité s’était vite inquiétée que le scrutin du 26 mai ne se transforme en référendum contre le président. Inquiétudes confirmées ! Même si la « claque » restera une caresse appuyée : d’une part, ce n’est pas la première fois que le RN est en tête, d’autre part l’écart entre les deux premières listes reste faible.

Pendant toute la campagne, le parti de Marine Le Pen était ravi de voir le « duel » tant désiré accepté par l’exécutif…

En concentrant sa campagne contre la figure du président de la République, Jordan Bardella mobilisait facilement. Mais sinon, quid du Parlement européen ?

Rappelons tout de même qu’il s’agissait initialement d’élire les députés européens, et non de plébisciter ou de censurer Macron ! Évoquant le « localisme » pour désigner l’alternative au mondialisme, Bardella ou Le Pen sont restés assez flous. Lire la suite

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