7 hommes préparant un attentat, interpellés à Brest

0
115

Coup de filet antiterroriste à Brest : ce que l’on sait des interpellés

 

Photo d’illustration.
Photo d’illustration. (EPA)
Lecture : 2 minutes

Une opération antiterroriste a permis l’interpellation de sept hommes, lundi, à Brest et dans ses environs. Voici ce que l’on sait des personnes arrêtées.

Sept hommes ont été interpellés, lundi, à Brest et dans ses environs, lors d’un coup de filet antiterroriste mené par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Pour le moment, le parquet refuse de communiquer sur l’enquête. Selon nos informations, l’un des hommes interpellés est loin d’être un inconnu des services, ni même de la justice à Brest.

Wahid B., la trentaine, tient un commerce de bouche hallal, en haut de la rue Jean-Jaurès. Fiché S, il était dans le viseur de la DGSI depuis septembre 2014, alors qu’il avait été repéré, en compagnie de sa femme Donia et de leurs deux enfants mineurs, à la frontière serbo-bulgare, chemin habituel pour rejoindre le jihad en Syrie. Finalement, les autorités turques les avaient renvoyés en France, où ils avaient été interrogés par les services, et où Wahid B. avait nié son intention de rejoindre les combattants de l’État islamique en Syrie.

Mise en examen pour apologie de terrorisme

Mais au lendemain des attentats à Paris, le 14 novembre 2015, il s’était à nouveau fait repérer et arrêter, cette fois, par la police brestoise : au passage d’un équipage de fonctionnaires, il avait laissé éclater sa joie, avant de mimer des tirs d’arme automatique en direction du véhicule de police. Un comportement qui lui avait valu une mise en examen pour apologie de terrorisme, et une perquisition à son domicile, lors de laquelle les enquêteurs avaient mis la main sur 15 000 euros en liquide et des images de propagande islamiste, sur une clé USB.

Laissé libre sous contrôle judiciaire, il avait interdiction de quitter le département mais aussi obligation de pointer régulièrement au commissariat en attendant son procès. Le 29 mai 2018, le tribunal de Brest l’avait condamné à trois ans de prison avec sursis, à l’interdiction d’exercer une activité commerciale pendant trois ans, et trois contraventions de 500 euros chacune. Une peine confirmée, en février 2019, par la cour d’appel de Rennes.

Une autre interpellation en dehors de Brest

De sources concordantes, les sept hommes interpellés ont été placés en garde à vue dans trois commissariats différents du Finistère, à Brest, Quimper et Morlaix. Au moins une autre interpellation a eu lieu en dehors de Brest, en zone gendarmerie du Finistère-Nord.

Parmi les personnes interpellées, outre Wahid B., figure un lycéen brestois, âgé de 16 ans, fils d’un boucher hallal de la rue Jean-Jaurès à Brest. Pendant plusieurs années, son père a fait partie des proches de l’imam de Pontanézen, Rachid Eljay, avant de voir leurs liens se distendre.

letelegramme.fr

7 hommes soupçonnés de préparer un attentat, interpellés à Brest et ses environs

Brest : le quartier de Pontanézen / © Bleuenn Le Borgne - France 3 Bretagne
Brest : le quartier de Pontanézen / © Bleuenn Le Borgne – France 3 Bretagne

Sept hommes ont été interpellés lundi matin dans le Finistère, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre pour “association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle”. Ils sont suspectés d’avoir un projet d’ “action violente”.

Par Thierry Peigné  

Les interpellations ont eu lieu à Brest ce lundi 20 janvier au matin dans le quartier de Pontanézen ainsi que dans le Finistère. Interpellés par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ils sont soupçonnés, selon une source proche du dossier, d’avoir préparé un projet “d’action violente” sur le territoire.Ce coup de filet s’est déroulée dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre par le Parquet national antitterroriste pour “association de malfaiteurs à visée terroriste et criminelle”. Selon cette source, certains interpellés avaient un projet de départ vers la Syrie. Les 7 hommes arrêtés et placés en garde à vue, ont entre 28 et 38 ans.

Certains étaient fichés S (pour Sûreté de l’Etat) et faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale, a appris l’AFP de sources proches de l’enquête, ces dernières relevant que les investigations doivent permettre de déterminer la matérialité du projet d’action et du départ.

Selon le parquet de Brest, les forces de l’ordre locales ont été prévenues de la tenue de cette opération antiterroriste mais n’ont pas été sollicitées pour l’intervention.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.