Des ressources naturelles limitées ont historiquement contraint Israël à se fournir en gaz et hydrocarbures depuis l’Egypte.
Mais depuis 2009, de stupéfiantes découvertes de gisements offshores (au large des côtes) de gaz naturel: Tamar, Dalit et Léviathan, estimés a 25 trillions de pieds cubes de ressources, vont anéantir la dépendance d’Israël sur le gaz naturel importé et réduire considérablement sa consommation d’hydrocarbures.Le passage du secteur énergétique israélien du charbon importé vers le gaz naturel local, devrait certainement révolutionner la production d’énergie en Israël, profiter à améliorer la balance commerciale israélienne en reduisant la part des importations, et permettra également de réduire de façon spectaculaire les émissions de dioxyde de carbone.
Il va sans dire que la nouvelle fait des émules dans la région.
Si Israël est parvenue à signer un accord avec tous ses voisins, le Liban débat de la souveraineté de ces gisements tandis que l’Egypte porte atteinte à la sécurité économique et énergétique d’Israël.
En 2005, un accord conclu avec Le Caire sous l’impulsion de Hosni Moubarak, ancien président égyptien, prévoyait pour l’Egypte des relations préférentielles envers l’Etat d’Israël en matière de gaz.
Or suite aux contestations populaires plus communément connues sous le nom de Printemps arabe, la dissolution du Parlement égyptien et la suspension de la Constitution qui mirent un terme au régime d’Hosni Moubarak, l’Egypte est devenue davantage islamiste.
Même si ces nouveaux dirigeants égyptiens plaident en faveur d’un maintien du traité de paix avec Israël, plusieurs groupes radicaux s’efforcent de vouloir faire plier le nouveau president Mohamed Morsi pour cesser toutes les exportations de gaz vers Israël.
Yuval Steinitz, ministre israélien des Finances a assuré à l’Egypte qu’Israël était prête à mettre le prix pour ne pas faire d’ombre aux relations énergétiques des deux pays.
Et des terroristes égyptiens de répondre en bombardant plus d’une douzaine de fois les gazoducs du Sinaï qui font la liaison entre l’Egypte et Israël.
Mais ces derniers mois, les gisements de gaz naturel ayant été identifiés au large d’Israël représentent les plus importantes richesses en hydrocarbures découvertes depuis dix ans dans le monde.
Ces gisements se situent à parfaite équidistance entre les côtes chypriotes et israéliennes. Aucun gisement ne borde les côtes libanaises. Et pourtant, ces gisements sont revendiqués par le Liban voisin.
Des accords on ne peut plus sereins ont été signés entre Chypre et Israël, révélant des intérêts étroitement convergents.
Le Liban dispute cet accord et revendique les territoires maritimes qui appartiennent clairement aux Etats de Chypre et d’Israël.
Certains sont convaincus que les motivations libanaises sont en majeure partie économiques.
D’autres craignent que le gouvernement libanais cherche encore une nouvelle justification territoriale pour déclencher, une fois de plus, un conflit armé avec Israël.
Tout particulièrement, la question de l’énergie a levé des inquiétudes que le Hezbollah – organisation unanimement reconnue comme terroriste par l’Union européenne – profite d’un éventuel différend maritime pour lancer des attaques de roquettes contre les gisements de gaz israélo-chypriotes.

Espérant reproduire la reussite israélienne en découvrant de nouvelles ressources énergétiques, Chypre, le Liban et la Syrie ont ouvert le calendrier des enchères pour le permis d’exploration d’huile et de gaz.
Chypre et la Syrie prévoient de mettre aux enchère leur permis à la fin de cette année.
Quant au Liban, la question demeure plus complexe.
Israël est en passe de devenir un nouvel Eldorado énergétique
Israël sera-t-elle une puissance exportatrice de gaz naturel ?
Actuellement, il est encore trop tôt pour le savoir.
Si les ressources estimées sont justes, les nouveaux gisements découverts permettront très certainement à Israël de devenir un exportateur de gaz naturel.
De nombreux facteurs déterminent la faisabilité des exportations : croissance de la demande domestique, la question de la sécurité de ces ressources, les questions de liquéfaction et de transport, l’excès d’offre mondiale de gaz naturel, et la géopolitique concernant le gazoducs.
Noble Energy, la société americaine ayant acquis le droit d’explorer et d’exploiter les gisements de Tamar, Dalit et Léviathan (et d’autres), a des vues sur la possibilité de bâtir une usine de liquéfaction, certainement à Chypre dans le but d’en faire profiter d’autres découvertes potentielles dans les eaux chypriotes.
Aucune décision officielle n’a ete proclamée.
Ces découvertes pourraient répondre aux besoins énergétiques des israéliens au cours des deux siècles à venir.
Jonathan Seror/ Silicon Wadi.fr Article original
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C’est d’alieurs certainement Hachem qui a conduit les israéliens à découvrir ces gisements.
Gloire lui soit rendue.
Shalom
Certes l’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue bcp:
Israël à d’énorme besoins
– en matière de sécurité (recherche, développement / achat d’armements, barrières de sécurité)
– une proportion non négligeable de personnes y vivent en dessous du seuil de pauvreté,
– la vie est chère en Israel et les troubles sociaux que cela engendre mettent en péril la paix sociale,
– des travaux d’infrastructure doivent être entrepris et sont très couteux (dessalement de l’eau, canal entre la mer rouge et la mer morte).
Bien gérées, la manne financière peut permettre à Israel de réaliser tout cela. Faisons confiance au genie de notre peuple.
Autre avantage et non des moindres, si Israël est exportateur de gaz, le clientélisme pro-arabe pourrait s’atténuer.
{{D’ici à ce que les Israéliens deviennent des rentiers, il y a un long chemin à faire. Donc pas d’inquiétude !}}
Il y a des gens qui meme lorsqu’il y a de bonnes nouvelles voient tout en noir
Nos voisins qui revaient de nous exterminer , s’entretuent.
Les Egyptiens qui voulaient nous faire chanter en augmentant le prix du gaz, devront tres bientot chercher d’autres clients.
Il faut toujours etre optimiste!!!!!! et faire confiance en Achem.
Ce qui guette Israël, c’est la « maladie hollandaise »: Après la mise en exploitation du gisement gazier géant de Groningue, les Néerlandais s’étaient habitués à l’énergie gratuite, produisant des tomates moins cher qu’en Espagne, et à un état providence délirant . Par exemple, les « étudiants » poursuivant pendant une dizaine d’années de fumeuses études socio culturelles se voyaient attribuer non des bourses, mais un salaire complet. Pendant ce temps, l’industrie avait recours à une immigration massive – dont on voit aujourd’hui les conséquences néfastes. Or en Israël, ce ne sont pas les parasites qui manquent, et seront les principaux bénéficiaires de la manne gazière au détriment de ceux qui se lèvent tôt pour gagner leur pain. Le réveil sera pénible.