Trump choisit Tillerson pour sa poigne de fer face à l’Iran ©

Il n'a pas l'intention de consulter les co-signataires de l'Amérique : la Russie, la Chine, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, ni de leur demander leur approbation de la reformulation de l'accord.

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Trump a choisi Tillerson afin de mener une politique ferme à l’égard de l’Iran

Rex Tillerson, PDG d’Exxon Mobil, a été nommé cette semaine, en Tant que futur Secrétaire d’Etat de la prochaine Administration, afin d’appliquer une politique étrangère tracée par le Président élu, Donald Trump, dont sa décision de durcir les conditions de l’accord nucléaire signé avec l’Iran, dès qu’il entrera à la Maison Blanche, le 20 janvier. Debkafile s’appuie sur les informations collectées à New York et par les services de renseignements.

Alors qu’il faisait campagne pour la Présidence, Trump a désigné cet accord “comme le pire accord” jamais signé.

Selon nos sources, une équipe spéciale est déjà au travail sur la révision des points litigieux de l’accord, que les Etats-Unis et cinq autres puissances mondiales ont conclu avec l’Iran en 2015, dans l’espoir de retarder le programme d’armement nucléaire de l’Iran d’environ une décennie.

En tant que nouveau Président, Trump enverra à Téhéran une requête unilatérale lui demandant d’accepter ces révisions, comme précondition à la poursuite des relations entre les Etats-Unis et l’Iran. Il n’a pas l’intention de consulter les co-signataires de l’Amérique : la Russie, la Chine, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, ni de leur demander leur approbation de la reformulation de l’accord.

Les équipes préparant la politique iranienne de l’Administration Trump ont, justement, été mises à l’ouvrage la semaine dernière, par Tillerson et le Conseiller à la Sécurité Nationale désigné, le Lieutenant-Général Michaël Flynn.

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Aucun des membres titulaires du Conseil National à la Sécurité, du Département d’Etat, du Pentagone ou du Trésor (pour encore un mois et six jours), qui ont conduit la politique iranienne de l’Administration Obama, n’a été invitée à y prendre part. Les équipes ont plutôt été choisies parmi les scientifiques, les dirigeants militaires et les responsables des renseignements qui se sont opposés à l’accord nucléaire avec l’Iran.

Rattachés à ces équipes, on trouve d’anciens responsables de l’administration, embauchés par Exxon pour leurs connaissances approfondies du du commerce du pétrole iranien et leurs liens étroits avec les cercles pétroliers des Emirats du Golfe, qui, tout comme Israël se sont battus sans répit pour empêcher la réalisation de l’accord nucléaire avec l’Iran.

Nos sources ont “également appris que si l’Iran rejette cet accord revu et corrigé, le Président élu dispose d’une liste élaborée de nouvelles sanctions économiques qui sont beaucoup plus douloureuses que les sanctions imposées au régime par les administrations Bush et Obama.

Le Président entrant devra mener une lutte par lui-même pour obtenir l’approbation de la désignation de Tillerson au Sénat, confronté aux objections soulevées par les représentants Républicains quant à ses relations privilégiées avec le Président russe Vladimir Poutine. Cependant, Trump espère transformer ces liens à son avantage. Il fait confiance à Tillerson pour être l’homme qu’il faut, capable de vendre la politique envers l’Iran de la nouvelle administration au Président russe.

On devrait en apprendre plus très prochainement sur la formulation de cette nouvelle politique, envers l’Iran et d’autres protagonistes.

[NDLR : on pense notamment à la Chine, qu’on pourrait croire inutilement provoquée, en Mer de Chine, en faveur de Taïwan, ou concernant les grands traités commerciaux. Est-ce une tentative de dissocier la Chine de la Russie, tout en promettant entre les lignes, une sorte de “nouveau partage d’influences” notamment au Moyen-Orient, vis-à-vis de l’Europe ou d’autres Outsiders, au-delà de l’OTAN et du Traité de Shangaï? Dans ce contexte général, les voyages de Netanyahu en Azerbaïdjan et Kazakhstan, pour inédits qu’ils soient, tombent à pic, dans le cadre d’une politique de contention, voire le cas échéant, d’encerclement de la République Islamique d’Iran. Comme la démonstration a été cinglante en Syrie, l’axe irano-syrien est totalement impuissant, voire réduite en parcelles de territoires  à gérer, sans la protection effective et physique de ses parrains]

DEBKAfile  Reportage Exclusif 14 décembre 2016, 11:57 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

2 COMMENTS

  1. TRUMP qui n’a aucune notion de la Politique ( comme disent les démocrates) va leur en ” montrer” !!!!
    ISRAEL aura 4 ans pour se remuscler ! et on en espère 8 !!!

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