Samarie : sur les traces du passé Biblique

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Samarie : sur les traces du passé Biblique

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En octobre 2016, l’Université d’Ariel (située en Judée Samarie) a annoncé l’engagement de nouvelles fouilles autour de Samarie (ancienne capitale d’Israël au IX° et VIII° av ec), afin d’y retrouver des vestiges de l’époque Biblique. Pour les chercheurs israéliens, « le développement d’outils scientifiques destinés à retracer les origines et les racines de la souveraineté juive dans le pays, est de la plus haute importance ». Les recherches archéologiques à proximité de Sichem (Naplouse) ne sont, en réalité, pas nouvelles. Elle ont débuté à l’époque de la Palestine mandataire et se sont poursuivies, lorsque Israël a partagé avec la Jordanie, le contrôle partiel de la Cisjordanie (après la guerre des 6 jours).

C’est en 1970, que l’Etat juif a entrepris l’aménagement d’un parc naturel autour des ruines exhumées. Désormais, le projet consiste à aménager le site pour renforcer sa vocation touristique (avec la mise en place d’une entrée payante), mais aussi à figer la présence juive autour de cette ancienne capitale d’Israël. Rien ne s’oppose d’ailleurs, à l’exploitation de ce site archéologique puisqu’il se situe  en zone C de Cisjordanie, c’est-à-dire sur la zone sur laquelle Israël bénéficie de toutes les prérogatives civiles, administratives et sécuritaires, en vertu des accords israélo palestiniens d’Oslo.

Situé au Nord Ouest de Naplouse, le site réunit les vestiges archéologiques de « Sébasté » datant de l’époque de Hérode. (En grec Sébastos, est la traduction du latin augustus, qui est encore le « vénérable » ou le « vénéré », en souvenir du premier empereur Romain Auguste). La présence juive sur le site y est, bien évidemment, attestée par de nombreuses céramiques et une centaine d’inscriptions en hébreu. Actuellement, les touristes et les pèlerins peuvent déambuler librement entre les colonnades, les ruines et les divers édifices de ces lieux évoqués dans le récit Biblique (confirmés par les écrits de Flavius Joseph) mais les choses devraient changer à l’avenir lorsque le parc sera définitivement aménagé.

L’entrée du site qui se trouve sur les hauteurs, offre une vue imprenable sur la méditerranée. Elle surplombe par ailleurs, l’implantation israélienne de Shavei Shomron (qui peut se traduire par « ceux qui reviennent en salarie »), première implantation juive en Judée Samarie comprenant mille habitants, entouré par la clôture de séparation, construite il y a de cela une dizaine d’année. Un grand parking situé à l’entrée du site est utilisé comme terrasse pour les cafés et les restaurants. Les rangées de colonnes mènent alors à l’emplacement du forum romain, puis au théâtre antique, parfois utilisé par les « mityachvim » pour organiser des spectacles. En avançant, on découvre ensuite le temple d’Auguste et les ruines de palais israélites. En descendant au sud de l’acropole, on trouve une église byzantine, construite en hommage à Saint Jean le Baptiste, puis, la voie des colonnes romaines, longue de 800 mètres, se termine à l’ouest sur la porte monumentale de la ville, encadrée par deux tours impressionnantes par leur taille, datant de époque romaine.

Les palestiniens du village voisin, Sébastya, (situés en Zone B de Cisjordanie, c’est à dire sur laquelle les palestiniens exercent le contrôle administratif alors que le volet sécuritaire est confié aux israéliens) sont passablement agacés par l’aménagement israélien du site. Ils aimeraient bien pouvoir en revendiquer la propriété mais Israël applique strictement les prérogatives qui lui sont dévolues en vertu des accords israélo palestiniens d’Oslo. Tsahal a donc, les 8 et 9 août 2016, entrepris la destruction d’un restaurant et d’une boutique de souvenirs, installés par les palestiniens à proximité du site archéologique, ce qui a provoqué une réponse immédiate des palestiniens : depuis le 25 août 2016, ils hissent des drapeaux (palestiniens) sur le site, que l’armée israélienne retire systématiquement.

Les palestiniens résidant dans le village de Sébastya souffrent, en réalité, d’une profonde frustration. Leur village leur rappelle, à chaque instant, qu’ils n’ont aucun lien historique, philosophique et culturel avec le site, comme si, en fin de compte ils n’en étaient que des usurpateurs. Tout d’abord, le village comprend un jardin dessiné à l’époque Britannique (sans lien avec l’histoire du monde arabe). En outre, la plus grande mosquée du village est une ancienne cathédrale du XII° siècle, construite par les croisés, à laquelle les ottomans ont ajoutés un minaret pour en faire un lieu musulman, à la fin du XIX° siècle (ce lieu de culte n’a donc pas de lien avec l’histoire arabe). Enfin, le village palestinien comprend des bâtiments datant de différentes époques, byzantine, médiévale ou ottomane et bien évidemment un grand mausolée romain (c’est-à-dire sans relation avec les invasions arabes du 7ème siècle de notre ère). Etrangement, peu de touristes visitent le village palestinien même si des guest houses tendent à s’ouvrir.

En somme, la seule présence palestino-arabe sur les lieux se traduit par le pillage récurrent des tombes antiques (depuis des décennies), raison pour laquelle Israël a décidé de mettre en valeur le site et protéger les trésors archéologiques, des pillards palestiniens qui entendent mettre la main sur ce petit joyau de l’histoire antique. En effet, s’agissant d’un site situé en zone C, la police palestinienne n’a pas la possibilité d’intervenir pour le protéger.

Bien évidemment, les palestiniens ne supportent pas la présence juive, trois fois millénaire, sur le site. Or, pour s’interdire de penser à cette réalité, les palestiniens la nient et préfèrent se présenter comme les descendants des cananéens afin de justifier de leur antériorité. Ils fustigent donc le site Internet « des Amis de l’Université d’Ariel » qui revendique l’exclusivité des recherches sur le site archéologique. Pour se faire, ils invoquent une « soit-disant » violation du droit international en se fondant sur le mensonge international de « l’occupation de la Palestine » : Israël, en sa qualité de « puissance occupante » n’aurait pas le droit de procéder aux fouilles mais serait juste tenu de préserver le site en vertu des Convention de Genève (sic). Bien évidemment, il n’en est rien. La présence israélienne sur le site n’est pas la conséquence d’une occupation mais juste des accords passés avec Yasser Arafat aux termes desquels, Israël dispose des prérogatives les plus larges pour ce qu’il en est de la gestion et de l’administration des lieux non affectés  la Palestine.

Les palestiniens ne comprennent pas non plus la raison pour laquelle la brochure consacrée au site porte le nom « Manassé », du nom d’une des tribus d’Israël mais aussi, de l’ancien roi de Juda (ayant régné au cours de la première moitié du VII° siècle av ec). Ce roi est mentionné, tout d’abord, dans le Deuxième livre des Rois dans lequel il est décrit comme un roi impie, impénitent et coupable de multiples violations de la Loi Divine mais il est, par la suite, évoqué dans le Deuxième livre des Chroniques ainsi que dans la Prière de Manassé qui font état de sa téchouva.

Les palestiniens seraient donc bien inspirés d’en faire de même. S’ils se présentent, non plus comme des palestiniens, mais bien comme les descendants des cananéens, ils pourraient, tout comme Manassé, entreprendre leur Téchouva. Bon nombre des cananéens s’est converti au judaïsme avant d’être convertis de force à l’Islam. Si donc les palestiniens de Sebastya entreprenaient leur reconversion au judaïsme, ils retrouveraient les racines juives de leurs ancêtres et comprendraient le sens de leur présence sur les lieux, sans avoir à la rattacher au combat de l’Islam contre Israël.

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

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3 COMMENTS

  1. DANY a bien raison , et l’ONU retrouvera ” un jour” la mémoire , la vérité de l’Histoire, quand elle n’aura plus besoin du Pétrole des arabes !! En attendant ISRAEL devra subir toutes ces turpitudes et surtout resté droit dans ses bottes et ne jamais plus céder un seul cm2 de sa Terre qui ne représente qu’un confetti de la TERRE Promise !

  2. Les Palestiniens” se disent cananéens ….. les cananéens étaient islamiques ???? Ah mais oui ,, c’est vrai , les juifs et les chrétiens étaient aussi islamiques “” sans le savoir”” Quelle BANDE DE NULS ces dits palestiniens !!!!

  3. Cher Maître, je vous remercie pour votre article qui est tout simplement sublime et lumineux; nous sommes fiers de pouvoir compter sur des experts de votre trempe pour nous apporter les explications qui nous permettent de comprendre que l’archéologie atteste que l’Histoire de la Judée et de la Samarie est étroitement liée à la civilisation hébraïque au point que cette terre représente le véritable berceau de notre civilisation; malheureusement, je crains que toutes les preuves du monde qui sont mises à jour ne suffiront pas aux Arabes qui ont décidé de s’approprier l’Histoire juive de la Palestine et Jérusalem en particulier; de la même manière que les musulmans du Kosovo se sont appropriés un territoire qui représente le berceau de la civilisation Serbe malgré la présence des très anciennes églises chrétiennes et cela avec la bénédiction de l’ONU, cela sous la mandature de Bernard Kouchner qui avait été nommé Administrateur; pour obtenir satisfaction, les Kosovars ont invoqué les massacres, certes inqualifiables, perpétrés par les Serbes en oubliant que les musulmans en ont commis bien davantage lorsque les Ottomans sont venus de Turquie pour envahir la région et, bizarrement ces massacres ont été passés sous silence.

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