Le Billet de Sivan Rahav-Meir: Quel rôle avons-nous reçu dans la pièce de théâtre de la vie?
« Bonjour Sivan, je m’appelle Nirit, la mère de Mordekhaï Eitan ז »ל, décédé il y a environ un an à l’âge de 18 ans après un combat courageux contre la maladie.
Nous avons découvert de nombreux journaux intimes qui avaient été écrits, et je joins une phrase en exemple, qui peut donner de la force aux gens, surtout à l’approche de Roch Hachana.
Nous construisons une maison d’étude en son nom dans la ville de Katsrin, et il est important pour moi, en tant que sa mère, que sa lumière soit diffusée et continue de briller.
Dans ce court passage, on peut apprendre que chacun d’entre nous reçoit un rôle différent dans la vie, et que c’est nous qui décidons comment réagir, comment nous comporter et ce que nous choisissons d’apprendre, dans chaque situation.
Je souhaite à chacun de nous de trouver de la joie et du sens dans chaque rôle. Shana Tova, douce et bonne année. »
Source: Meta
TECHOUVA, JUGEMENT ET TSEDAKA (1)
Dans la pensée de Rabbi Khalfa Guedj et de Rabbi Na’hman de Bratslav.
Dans le calendrier liturgique juif, les mois de Eloul et de Tichri sont électivement voués à l’accomplissement d’une liturgie nommée en hébreu techouva et dont le sens n’est pas toujours clairement compris.
On sait que cette période est propice à la « revenance » – l’une des traductions possibles de techouva- et qu’elle culmine dans la solennité de Yom Kippour, le jour du Pardon.
Cependant, il s’est trouvé un psychanalyste de renom, Théodor Reik, pour expliquer que ce jour là était dévolu à la levée des interdits assumés par ailleurs – ou même endurés – tout le reste de l’année.
Ce qui démontre qu’il est possible d’être simultanément, psychanalyste, juif et à contre-sens des enseignements de la Thora écrite et orale. De telles erreurs ne sauraient se réduire à alimenter des polémiques et des diatribes en des domaines où, comme en psychanalyse d’ailleurs, seul souvent sied le silence.
Elles doivent inciter plutôt à clarifier des notions juridiques, des rituels et, en effet, des liturgies qui peuvent paraître exotiques, mystiques ou ésotériques dans le pire sens de ces termes.
A cette fin, il importe d’étudier d’abord puis de rendre accessible sur de pareils sujets des pensées puisées à la source, qui aident non seulement à comprendre la signification originelle de ces notions, de ces rituels et de ces liturgies mais qui permettent également – et ce n’est pas le moins indispensable dans les temps actuels – de nourrir un dialogue effectif avec d’autres formes de connaissance, et plus particulièrement en sciences humaines et sociales.
Une question introductive ne saurait manquer d’être posée: pourquoi recommencer chaque année de telles liturgies, sachant par ailleurs qu’elles se prolongent dans les prières quotidiennes, notamment lors de la récitation des tah’anounim, du viddouy et de la kappara?
Cela voudrait-il signifier que, de toutes façons, la prière annuelle, pour aussi solennelle qu’elle se veuille, est impuissante à atteindre ce qu’elle vise : la confession approfondie de nos fautes éventuelles et de nos possibles transgressions, volontaires ou non, puis leur réparation, laquelle seule est en mesure d’obtenir le pardon divin? L’on mesure la portée d’une pareille interrogation : si une telle liturgie est par nature impuissante à atteindre la racine de la difficulté, à quoi bon l’accomplir?
Au demeurant, comment prendre la mesure réelle de cette difficulté, pour ne pas dire du « mal » qu’il reste à réparer, le mot mal n’étant pas d’un usage univoque en matière d’éthique?
De ce point de vue un premier point de repère s’impose naturellement :la reconstruction du Temple, qu’il est préférable d’appeler la Demeure de la Sanctification, le Beth Hamikdach.
Rappelons, là encore, en cas de besoin, que les mois de Eloul et de Tichri font immédiatement suite aux mois de Tammouz et de Av au cours desquels de produisit, par deux, fois, à quelques siècles de distances, la destruction du Premier puis du second Temple.
La techouva présenterait ainsi deux échelles emboîtées: la techouva quotidienne, celle qui affecte les comportements individuels et vise à la réparation du « lien social », la seconde, la techouva collective, celle qui vise la reconstruction du Temple, sachant que cette réparation et que cette reconstruction se conditionnent mutuellement.
Or c’est précisément le sens particulier de chacune de ces téchouva(s) et leur interaction que permettent d’éclairer les commentaires ici corrélés de rabbi Kahlfa Guedj de Constantine (1837-1915), et de Rabbi Nah’man de Bratslav (1772-1810). Cependant y recourir appelle une précision qui n’est pas simplement de méthode.
La pensée de ces deux Sages est tellement dense qu’en donner un exposé exhaustif déborderait infiniment le cadre matériel dans lequel s’inscrit la présente étude.
Mais, selon leurs propres dires, cette même pensée n’est qu’un fragment d’un enseignement autrement ample, celui qui se trouve dans le Talmud et dans le Zohar dont ces deux Sages, avaient, chacun pour sa part, une connaissance qui n’était pas superficielle !
Néanmoins, comme il suffit parfois d’un seul éclat de verre pour faire se réfléchir un rayon solaire, un seul fragment de leur enseignement-toujours relié à l’ensemble de celui-ci – peut suffire à nous faire progresser dans la connaissance autrement abyssale d’un pareil sujet.
A suivre…
Source: raphaeldrai.wordpress.com
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