« Les Netanyahu » est sorti en français chez, Grasset

Prix Pulitzer de la fiction pour un livre retraçant l’histoire d’une famille israélienne très connue…le narrateur, Ruben Blum, historien juif de l’université américaine Cornell, se souvient de ce jour de janvier 1960.
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Le professeur Morse, directeur de département, chargé par la présidence de l’Université de recruter un enseignant en histoire européenne lui demande de juger un candidat, sous prétexte lui dit-il qu’il fait partie des siens, c’est-à-dire juif comme lui. Ruben Blum est alors contrarié d’être ainsi ramené à son origine car très soucieux de se fondre dans la société américaine, Ce candidat s’appelle Ben Zion Netanyahu, père de l’ancien 1er ministre israélien et actuel chef de l’opposition, un spécialiste de l’Inquisition à la recherche d’un emploi d’enseignant dans le milieu universitaire américain.
Ce roman de fiction, sous-titré « Un récit d’un épisode mineur et finalement même négligeable de l’histoire d’une famille très célèbre », se base sur un fait bien réel. Nous sommes à la fin des années cinquante, Ben-Zion Netanyahou, historien médiéval et ultra-nationaliste israélien, débarque avec femme et enfants chez Harold Bloom, célèbre critique et universitaire juif américain, qui a inspiré le personnage du narrateur. Comment le séjour se déroule-t-il, l’histoire ne le dit pas vraiment.
Mais dans le livre cela tourne rapidement au scénario catastrophe. Les Netanyahou s’imposent dans la maison avec sans-gêne. Les trois fils Jonathan, Benyamin et Iddo, 13, 10 et 7 ans, sont plutôt turbulents et la famille en fait voir de toutes les couleurs à leur hôte. Outre le fait d’être drôle, ce livre évoque des enjeux bien plus graves. Ben-Zion Netanyahou celui du roman comme celui de la réalité n’est pas seulement historien. C’est aussi un sioniste radical, de la tendance dite révisionniste. À ses yeux, il n’y a pas d’autre choix pour les juifs que de rallier la cause de l’État d’Israël.
L’auteur du livre Joshua Cohen, considéré comme l’un des meilleurs écrivains américains de la décennie, y soulève ainsi de grandes questions touchant au destin du peuple juif et aux relations entre Israël et la diaspora américaine.
Il a même placé en exergue du roman une phrase plutôt violente de Vladimir Ze’ev Jabotinsky, fondateur du sionisme révisionniste : « Si vous n’éliminez pas la diaspora, la diaspora vous éliminera. »
« Les Netanyahu » est sorti en français chez, Grasset il y a quelques semaines.
A lire absolument…et à réécouter mon Journal de la Culture sur #RadioJ consacré à ce prix https://www.radioj.fr/…/le-journal-de-la-culture…/
Nathalie Sosna-Ofir

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