Le Struma, le sionisme expliqué aux antisionistes (R. Nisand)

1
847

Le voyage du Struma

Relu sur le site Israpresse, le récent anniversaire du torpillage du Struma le 24 février 1942.
Le Struma était un bateau rempli à ras bord de réfugiés juifs en pleine Shoah (1).

La Shoah par balles qui a tué un million de Juifs était en cours et c’était aussi le début du fonctionnement des chambres à gaz.

A bord du bateau Struma 769 réfugiés Juifs quittèrent la Roumanie, pays fasciste allié à Hitler, et les réfugiés espéraient sauver leur vie en entrant en Palestine gérée alors par les britanniques.

Mais les Britanniques, pour complaire à leurs alliés arabes, ont refusé l’entrée de la Palestine aux réfugiés et ont forcé le Struma à se diriger vers Istanbul.

La Turquie ne participait pas au conflit mais elle ne souhaitait pas non plus accueillir des Juifs et les autorités turques ont donc décidé de mettre le bateau en quarantaine au large d’Istanbul.

A bord du bateau c’est la dysenterie et la famine qui frappent des centaines de réfugiés. Le Struma est après 63 jours d’attente remorqué de force en mer noire.

Là, un sous-marin soviétique attendait ce cargo qui n’avait rien d’un bateau de guerre et l’a simplement torpillé et coulé. Le torpillage a fait 768 morts sur les 769 passagers. 103 enfants sont morts, 1 adolescent seul a survécu au naufrage.

Il ne reste du Struma et de ses passagers comme seule trace, qu’une stèle à la mémoire des victimes, érigée dans le port israélien d’Ashdod.

Résultat de recherche d'images pour "le struma"

Ashdod une ville qui, par parenthèse, subit chaque semaine des tirs de roquettes du Hamas depuis la bande de Gaza voisine.

L’odyssée puis la tragédie des Juifs du Struma est emblématique de ce qui s’est passé à l’égard des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.

On sait bien que si le port de Haïfa n’avait pas été fermé à l’immigration juive par les Britanniques, des millions de Juifs auraient pu être sauvés.

On sait bien que si Israël avait existé les nazis auraient eu moins de victimes Juives à assassiner.

On sait bien que les arabes vivant à l’époque en Palestine, quelques centaines de milliers pas plus, étaient pro-nazis et que leur chef le grand mufti de Jérusalem Hadj Amine El Husseini a visité Auschwitz et a constitué une légion arabe au sein des SS.

On sait encore que les britanniques ont eu le culot suprême d’ouvrir des camps de concentration à Chypre en 1945 pour y emprisonner les réfugiés Juifs survivants de la Shoah qui espéraient refaire leur vie en Palestine.

On sait enfin que les usines de mort nazies, pourtant connues de toutes les armées alliées , n’ont jamais fait l’objet du moindre bombardement, pas plus que les voies ferrées qui y amenaient parfois 10 000 Juifs à gazer chaque jour.

Le monde n’a donc pas fait la guerre pour les Juifs et le monde a décidé en prenant en compte cette histoire là et la collaboration arabe avec Hitler de voter lors de l’Assemblée générale de l’ONU de 1947 la création de 2 Etats en Palestine, un Etat Juif et un Etat arabe.

Les Juifs ont accepté ce vote et ont proclamé leur Etat Israël, les arabes l’ont unanimement refusé et ont déclaré immédiatement la guerre à Israël l’Etat sioniste. Les armées arabes ont envahi Israël en mai 1948 pour détruire l’Etat nouveau né.

Ces Etats arabes osent plus de 70 ans après la création de l’Etat d’Israël rester en état de guerre. Ainsi le Liban, la Syrie, l’Irak, l’Arabie saoudite sont encore techniquement en guerre avec Israël. Seuls l’Egypte et la Jordanie ont juridiquement abandonné la guerre.

Alors il faut bien comprendre, et d’ailleurs chacun le comprend fort bien, qu’être antisioniste ce n’est pas critiquer tel ou tel gouvernement d’Israël mais c’est vouloir la disparition de ce pays avec ses 7 millions de Juifs et ses 2 millions d’arabes israéliens, de bédouins et de druzes.

Être antisioniste aujourd’hui c’est revendiquer la réédition de la Shoah, ah le beau programme politique que voilà !

On comprend qu’il plaise tant, ce programme là aux islamo-gauchistes et à l’extrême droite.

Et puis enfin, imagine-t-on aujourd’hui des gens qui se diraient anti-français ou anti-allemand, anti-bulgare etc on dirait immédiatement que ce sont des va t-en guerre. Alors je veux ici retourner le compliment aux forces politiques qui prétendent uniquement revendiquer le droit de critiquer le gouvernement d’israël. Ce n’est bien sûr pas ça l’antisionisme.

L’antisionisme c’est la volonté de détruire par la force le petit Etat Juif dont le territoire équivaut à la moitié de la Suisse.

Raphaël Nisand
Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca . via tribunejuive

(1) Dès les premiers mois du conflit, un convoi de trois navires appelés Pacific, Atlantic, Milo, parvient à atteindre Haïfa. Les autorités britanniques redoutant une nouvelle vague d’immigrants, décident de déporter ces immigrants vers l’île Maurice.

Une tentative de la Hagana de saboter les machines du navire Patria pour en empêcher le départ, se termine en catastrophe. Le navire coule dans la rade de Haïfa et deux cent de ses passagers volontaires y périssent.

Au printemps 1941, le navire Darien, transportant huit cent juifs de Roumanie atteint Israël. Ce navire confié par les autorités britanniques à la Haganah est détourné. Les rapports entre la Haganah et les services secrets britanniques se dégradent.

L’immigration illégale prend fin en février 1942, avec le désastre du Struma. La politique britannique est intransigeante.

1 COMMENT

  1. Félicitations! Votre article sur la mort du sergent Madhat Yousuf est clairement articulé, pudique et limpide. Il est rare de nos jours de témoigner d’un journalisme qui fait preuve de style d’intégr et de qualité littéraire. Les Druze sont nos frères. Ce dysfonctionnement de Tsahal est une preuve de lâcheté, un manque grave de jugement et de solidarité. On ne tergiverse pas quand il s’agit de sauver une vie. C’est quoi cette manipulation politicienne qui consiste à protéger la foule palestinienne hostile et belliqueuse aux dépens d’un des nôtres. Faut-il comprendre que pour Tsahal un Druze vaut moins qu’un Juif et qu’un Palestinien? Sur un champ de bataille toutes les vies sont égales devant Dieu. On ne délègue pas sa responsabilité à son ennemi. Un haut gradé qui ne s’informe pas des conditions de vie et de survie d’un simple soldat ne mérite pas ses galons et moins encore l’exercice du pouvoir. J’espère que cet article ne s’inscrit pas dans une lutte politicienne électorale, mais qu’il sonne un rappel éthique.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.