
La nouvelle charte qui n’a pas encore été publiée alimente bien des spéculations parmi les Palestiniens. Elle annoncerait la nouvelle ligne du Hamas pour l’avenir. Depuis la fin Août, les médias palestiniens et arabes ont parlé abondamment de ce nouveau ‘document politique’ que le Hamas devrait publier «bientôt».
Al-Khaleej a déclaré le 14 septembre que d’ici la fin de l’année, le Hamas publiera une charte qui reflètera un changement dans son idéologie. Al-Khaleej a ajouté que les dirigeants du Hamas et un groupe d’intellectuels palestiniens et arabes ont contribué au projet, qui doit encore être soumis à son bureau politique pour approbation.
Cependant, le dirigeant du Hamas Salah Bardawil a déclaré à l’Agence de presse Al-Qods 17 que ce qui est dit au sujet de ce nouveau document du Hamas est exagéré, parce que les documents politiques sont en général tenus secrets et ne circulent qu’en interne dans les milieux du Hamas. Il a également déclaré que le Hamas ne renoncera jamais à son credo nationaliste, à savoir: «Toute la Palestine est pour le peuple palestinien. Le Hamas rejette la reconnaissance d’Israël. Jérusalem doit rester la capitale du peuple palestinien « .
Al-Quds Press a rapporté le 29 août que, selon « des sources bien informées, » le Hamas a récemment terminé la rédaction d’une nouvelle charte qui décrit ses positions relatives à divers aspects de la cause palestinienne et le conflit israélo-palestinien, ses liens avec les autres factions palestiniennes, et sa position envers les pays arabes, islamiques et étrangers. Les sources ne disent pas si le nouveau document pourrait servir de complément à la charte du Hamas publiée en 1988 ou s’il serait un substitut destiné à la remplacer.
Yousef Rizqa, un ancien ministre de l’information dans le gouvernement du Hamas et un conseiller politique de Ismail Haniyeh, chef adjoint du bureau politique du Hamas, a déclaré à Al-Monitor, « Le nouveau document reflète la maturité politique et intellectuelle du Hamas et il est le produit de son expérience au fil des ans, depuis sa création fin 1987. Le document ne signifie pas que le Hamas a une nouvelle stratégie ou a fait des concessions dans ses positions politiques. Au contraire, elle est le produit de ses nombreuses expériences politiques, à la suite des évènements importants qui se sont déroulés depuis sa création, tels que la première Intifada de 1987, la deuxième Intifada de 2000, sa participation aux élections législatives de 2006, et les trois guerres israéliennes sur Gaza en 2008, 2012 et 2014. «
Il a ajouté que la nouvelle charte met l’accent sur des principes politiques détaillés et pourrait être un guide pour la politique du Hamas sur le terrain, et pour ses relations en internes et à l’international. Peut-être, dit-il, que la politique du Hamas sur le terrain a été au-delà des objectifs décrits dans sa charte de 1988, qui comprenait des slogans idéologiques et que la nouvelle ne serait plus aussi contraignante en termes de ligne politique. C’est justement ce qui reflèterait cette nouvelle « maturité » du Hamas, a-t-il dit.
En 2006, le Hamas a publié une plate-forme pour les élections législatives, où il a révélé ses positions en matière d’éducation, de santé et de lutte contre la corruption. Cette plate-forme a été considérée comme un document officiel présenté par le Hamas à son électorat. En 2014, Rizqa a publié un document fruit d’une sorte de « think tank », baptisé « Vision politique du Hamas », dans lequel il a accordé une grande attention aux questions liées à la citoyenneté, les droits de l’homme, l’égalité et la liberté d’expression. Bien que le document décrit les fruits de sa recherche il n’est pas considéré comme un document officiel du Hamas. Il rapporte les discussions internes du mouvement.
Khaled al-Hroub, professeur d’arts libéraux à l’Université Nord-Ouest au Qatar, a écrit son premier livre sur le Hamas, en 1996. Il a déclaré à Al-Monitor, « Si le Hamas veut diriger le peuple palestinien, il faut qu’il lance des initiatives politiques sur le terrain, plutôt que de délivrer des documents qui n’occasionneraient qu’un battage médiatique pendant des jours et des semaines. Le monde veut voir le comportement du Hamas, plutôt que des documents.
Le Hamas est dans une position peu enviable entre le blocus israélien (NDLR légal ainsi que le blocus Egyptien) et la pression arabe et internationale, en grande partie dûe à sa charte, qui est devenu un fardeau étant donné les positions extrémistes qu’elle comporte – telles que la haine des Juifs par le simple fait qu’ils sont juifs et non pas en tant qu’occupants de la Palestine « .
Selon une interview dans Al-Arab le 18 septembre avec Ahmed Yousef, le chef de la Maison de l’Institut de Sagesse pour la résolution et la gouvernance des conflits à Gaza, le Hamas devrait disposer d’une nouvelle charte « dans les prochains mois. » La déclaration abordera la vision du Hamas concernant les développements de la région, y compris ses liens avec les pays voisins, l’Organisation de libération de la Palestine, l’Autorité palestinienne et le système politique palestinien de la gouvernance, a précisé Youssef. Il reflétera un changement, car les temps ont changé depuis que la charte de 1988 a été écrite et la nouvelle pourrait avoir recours à un langage plus modéré et évoquer la possibilité d’un partenariat politique avec les autres factions palestiniennes. Comme le Hamas est devenu un mouvement actif sur l’échiquier local et régional, il est nécessaire qu’il développe une vision politique réaliste, a-t-il ajouté.
Yahya Moussa, un dirigeant du Hamas et président du Comité de surveillance du Conseil législatif palestinien, a déclaré à Al-Monitor, « Les changements politiques dans la région et dans le monde exigent que le Hamas suive la tendance, rectifie sa façon d’agir sur le terrain et fasse en sorte de sécuriser des postes de haut niveau dans l’arène politique palestinienne afin de l’influencer. Cela serait plus commode pour le Hamas de délivrer une charte politique qui irait dans ce sens, pour autant qu’elle ne porte pas atteinte aux principes fondamentaux du mouvement, tels que la libération de la Palestine, la non-reconnaissance d’Israël, et le retour des réfugiés « .
Il a ajouté, « La nouvelle charte politique du Hamas est une réponse à l’évolution politique régionale. Elle n’est plus une déclaration politique globale expliquant ses politiques et ses objectifs au public. La charte du Hamas éditée à ses début, était composée de règles générales, et aujourd’hui elle est devenue un document historique qui appartient à l’histoire « .
Le calendrier de cette nouvelle charte politique ne peut pas être improvisé mais élaboré. Le Hamas semble vouloir remanier ses liens régionaux et internationaux en se tenant à une distance égale des différents pays. Il dispose d’une semi-alliance avec le Qatar et la Turquie, et il tente de rétablir des liens, même tièdes, avec l’Iran et l’Egypte, afin de briser l’embargo international qui a été imposé à Gaza depuis que le Hamas a remporté les élections législatives de 2006. De nombreux observateurs attendent une charte qui tiendra compte de toutes ces paramètres en détail.
Abdel Sattar Qassem, professeur de sciences politiques à l’Université nationale An-Najah à Naplouse, a déclaré à Al-Monitor, « Le nouvelle charte du Hamas exprime la volonté du mouvement de s’adapter à l’évolution politique de la région, de produire un discours islamique modéré à de se démarquer des mouvements salafistes et comprend des orientations politiques qui rendraient le [Hamas] acceptable pour la communauté internationale. Cela inclut l’assouplissement de son discours hostile envers Israël afin que les Européens et les Américains se rendent compte que parler avec le Hamas est envisageable et bénéfique. La nouvelle charte pourrait marquer le passage d’une idéologie extrême à un discours politique plus pragmatique, mais je crains que cela ne sera qu’un prélude pour le Hamas puisse s’inscrire dans le sillage de l’OLP, qui a revu ses desiderata politiques à la baisse ».
Pour l’heure on ignore encore si cette charte sera révélée au public ou si elle restera secrète. Néanmoins, il est à espérer qu’elle apportera des changements positifs dans la politique régionale et internationale du Hamas s’il veut être en phase avec les instances internationales qui au-delà de sa charte, pourraient exiger la reconnaissance d’Israël et le désarmement du mouvement, ce que le Hamas a catégoriquement rejeté jusqu’à présent.
ADNAN Abou Amer (journaliste diplômé de l’université de Damas)
Al Monitor – adaptation Kathie Kriegel pour JForum
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Et Hollande voudrait qu’Israël négocie avec ces guignols? Négocier quoi? La couleur des maillots quand ils jetteront les Juifs à la mer?
le Hamas ferai bien de lire les dernières parachiot de DEVARIM.
l’exil touche à sa fin car tout le peuple rentre chez lui en ISRAEL, la terre qui nous a été promise.
Qu’is paradent, qu’ils parlent ;D est avec nous et se rappelle de son alliance.
Leur fin est proche ,ils retourneront d’ou ils sont venus et rejoindront le sable du désert.
« toute la Palestine devra être aux palestiniens » …. la Jordanie comprise … Ces cons ne savent même pas que les premiers « palestiniens » étaient les israélites sous les Romains , le peuple d’Israêl !!!
Pauvres cons ces hamassites palestiniens ;
[…] Source […]
la source c’est le site al monitor comme indiqué et non pas europe israël et notre traduction adaptation est de JForum