L’histoire que personne n’osait aborder: le Hamas exploite les femmes de Gaza
Dr Rinat Harash
Des femmes de Gaza affirment que des terroristes du Hamas et des travailleurs humanitaires les ont forcées à se prostituer en échange de nourriture, une histoire que la plupart des médias internationaux refusent d’aborder.
Alors que des allégations non vérifiées concernant Israël deviennent virales, les témoignages documentés impliquant le Hamas sont accueillis par le silence.
Le vrai journalisme vient d’un groupe de reporters à Gaza qui risquent leur vie — et non des voix d’Instagram amplifiées à l’étranger par les porte-parole du Hamas, vêtus de gilets de presse.
Un reportage exclusif publié dimanche (18 avril) dans le Daily Mail a révélé une réalité à Gaza que la plupart des médias internationaux ont choisi d’ignorer : des femmes vivant sous le régime du Hamas affirment être exploitées sexuellement par des terroristes, contraintes à des actes en échange de leur survie de base.
Ces témoignages ne sont pas vagues. Ils sont précis, bruts et profondément troublants.
Une femme a déclaré au Daily Mail : « Ils m’ont dit que si je ne coopérais pas, mes enfants mourraient de faim. » Une autre a affirmé avoir été « forcée de se prostituer en échange d’aide alimentaire », décrivant un système où l’accès aux ressources de base est conditionné par la soumission. Ce sont des témoignages directs de coercition dans un lieu où dire non peut signifier souffrance et mort.
Selon le rapport, cet effondrement total des limites morales a été perpétré par ceux-là mêmes qui prétendent protéger le peuple palestinien, y compris par des travailleurs humanitaires islamiques chargés d’aider les plus vulnérables :
Un autre habitant de Gaza a confirmé qu’un épisode similaire s’était produit avec une de ses voisines, qui a été victime de chantage de la part d’« une organisation caritative du Hamas… ils voulaient qu’elle se prostitue en échange d’un colis alimentaire, d’un bon d’aide ou de 100 shekels ».
Ces allégations révèlent un schéma déjà apparu de manière fragmentaire, désormais mis en lumière par le travail de journalistes locaux de Jusoor News à Gaza, dont les reportages sous le joug du Hamas comportent de réels risques personnels. Il ne s’agit pas d’une marque internationale bénéficiant d’un soutien institutionnel. C’est un petit média numérique couvrant le Moyen-Orient, y compris Gaza – et ce n’est pas un hasard si ses journalistes ne s’affichent pas sur les réseaux sociaux comme d’autres autoproclamés « journalistes citoyens » gazaouis.
Voilà à quoi ressemble le vrai journalisme. Pas des récits soigneusement préparés ni une indignation sélective affichée dans les communiqués de presse du Hamas. Mais la volonté de dénoncer les abus, même lorsqu’ils impliquent ceux qui prétendent représenter son propre peuple.
Et pourtant, au-delà du Daily Mail, le silence est assourdissant.
Aucun titre dans les grands médias. Aucune table ronde d’urgence. Aucune campagne virale. Le même écosystème qui amplifie chaque allégation non vérifiée contre Israël se montre peu intéressé par les témoignages provenant de Gaza lorsqu’ils impliquent le Hamas.
À l’inverse, on peut citer les récentes allégations diffusées par Euro-Med Human Rights Monitor, une organisation écran du Hamas qui se présente comme un observateur neutre mais qui a relayé à plusieurs reprises des accusations sensationnalistes conformes au discours du Hamas, afin de détourner l’attention des atrocités commises par ce groupe terroriste à Gaza et en Israël le 7 octobre 2023. Parmi ces allégations figurent des cas de mauvais traitements extrêmes infligés aux détenus israéliens, largement relayés sur les réseaux sociaux malgré l’absence de preuves. Ces récits, incluant des affirmations telles que « des chiens violant des détenus », se propagent rapidement sans faire l’objet du contrôle rigoureux qu’exige un journalisme sérieux.
La différence est flagrante : lorsque les allégations visent Israël, elles se propagent rapidement. Lorsqu’elles visent le Hamas, elles stagnent. Ce déséquilibre n’est pas seulement un échec des médias ; c’est un échec moral.
Le silence qui entoure ces témoignages s’inscrit dans un schéma plus général. Lorsque des survivantes israéliennes de violences sexuelles prennent la parole, comme Romi Gonen, ancienne otage du Hamas, leurs récits sont ignorés , minimisés, voire accueillis avec suspicion, malgré des témoignages et des preuves irréfutables. Dans certains cas, les victimes israéliennes sont non seulement ignorées, mais accusées d’ instrumentaliser leur propre traumatisme, tandis que leurs agresseurs restent impunis. Le message est clair : certaines victimes sont crues, d’autres sont mises en doute, et cette distinction repose moins sur les preuves que sur la personne désignée comme responsable : le Hamas ou Israël.
En fin de compte, l’article du Daily Mail soulève une question gênante : pourquoi les témoignages en provenance de Gaza ne font-ils pas la une de l’actualité internationale ?
Pourquoi les journalistes qui ont révélé ces faits, opérant sous le contrôle du Hamas et au péril de leur vie, ne sont-ils pas mis à l’honneur, tandis que d’autres, qui se contentent de reprendre les mêmes arguments, sont encensés et même récompensés ? Pourquoi des personnalités autoproclamées « influenceuses » de Gaza comme Hind Khoudari, démasquée comme sympathisante du Hamas et du Jihad islamique, ou Motaz Azaiza, qui a célébré en ligne le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas, sont-elles considérées comme des figures culturelles, alors que personne n’a jamais entendu parler d’un seul journaliste de Jusoor News ?
La réponse réside dans ce que l’histoire perturbe.
Ce livre remet en question le récit simpliste de victime et d’oppresseur. Il révèle que le Hamas ne se contente pas de combattre Israël ; il exerce un contrôle brutal sur sa propre population, notamment par l’exploitation et la coercition.
C’est une histoire que beaucoup préfèrent taire, mais c’est pourtant celle qui compte. L’ignorer ne protège pas les victimes ; cela protège leurs agresseurs.
Rinat Harash, docteure en philosophie, est une professionnelle chevronnée des médias, forte de quinze années d’expérience comme journaliste, monteuse vidéo et productrice chez Reuters, où elle couvrait Israël et les territoires palestiniens. Elle est également l’auteure de « Apollon, Dionysos et le Surhomme au Sinaï : une tentative d’analyse nietzschéenne », une étude novatrice qui fusionne la pensée juive et le domaine de l’esthétique.
JForum.fr avec HonestReporting
![]() |
![]() |










































Tiens tiens, les Israéliens sont devenus aussi menteurs que les melons en prétendant qu’ils avaient pacifié la bande de gaza alors qu’en fait c’est le hamas qui gère à sa guise.