Antisémitisme; La logique des mondes parallèles

Par Yana Grinshpun

Le 25 novembre 2023 s’est tenue à Paris une manifestation organisée par une association dite « féministe » #Nous Toutes contre « les violences du genre », le viol et autres atrocités. Seulement, cette manifestation s’est transformée en une manifestation contre … l’Etat d’Israël avec les slogans : « L’Etat d’Israël n’est ni-féministe, ni pro-LGBT, il est colonialiste », « Femmes de Gaza, femmes de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine » et toute les variantes de la vieille déferlante gaucho-islamiste.

Ces êtres zombifiés  conjuguent  à coup de poncifs usés la vieille antienne soviétique dont elles ne savent strictement rien, en répétant comme des disques rayés la rhétorique antisioniste, assaisonnée de mythologie palestinisto-martyro-christoïde. Elles ne se rendent même pas compte du renversement logique et historique, devenu tellement régulier, qu’il est nécessaire de faire ici une piqûre de rappel aux demoiselles amnésiques, qui risquent de faire renaître le stéréotype sur la petitesse du cerveau féminin. Le 7 octobre, martelons-le, des femmes juives, considérées comme sous-humains, appartenant au peuple juif qui doit être exterminé, selon la charte du Hamas, étaient violées, battues, traînées nues, exhibées, jetées en pâture à la population gazaouie, frappées, tuées… Les fillettes avaient des bassins cassés, des corps de ces femmes ont été trainées jusqu’à Gaza où des « palestiniens innocents » ont crachés sur ces corps mutilés, leur ont donné des coups de pieds, ont dansé et chanté sur leur cadavres ou leurs corps demi-morts, en se filmant dans cette jouissance mortifère. Nous le savons, nous l’avons tous vu, les images ont circulé partout. Eh quoi ! Les féministes ont perdu leur connexion internet pour rassembler les indignées? Ou bien quand les pires monstres que l’humanité ait produits violent les femmes israéliennes, cela ne les concerne pas ? Non, elles se sont concentrées sur les femmes de Gaza, en oubliant même, tenez-vous bien, l’insupportable et oppressif patriarcat français, ce monstre qui pèse sur la gente féminine en volant leurs salaires, en leur interdisant tout accès aux postes importants, en les engrossant et en les violant dans l’intimité de leurs unions conjugales. Mais manque de bol, les femmes de Gaza ne sont pas violées par les « colons », ni par les « oppresseurs » Israéliens. Elles ne sont pas visées par l’armée israélienne, si elles sont mal traitées, et tuées c’est par leur chers et pas très tendres hommes de tribus, clans et autre police de mœurs islamique.

Dans le monde parallèle, des « chercheuses » qui font leurs thèses de doctorat sur les questions existentielles, en arrivent à la conclusion que les soldats israéliens ne violent pas les femmes israéliennes parce qu’ils sont …racistes (sic !), en expliquant que tout le problème est dans l’instillation dans l’esprit des soldats du code moral qui se veut « supérieur ». Vous avez bien lu, le code moral, qui ne permet pas de dégrader le corps de la femme, c’est du racisme ![1]  #Elles Toutes ne sont pas au courant de cette thèse, sinon on aurait eu le droit à ces slogans aussi.

Eh bien, le 25 novembre, le collectif des femmes et des hommes dont l’esprit n’est pas touché par l’amnésie et dont les valeurs n’ont pas été atteintes par la logique du monde parallèle s’infiltrent dans la grande manifestation à Gaza-sur–Seine. Ces 300 femmes crient au monde : « Femmes d’Israël, on voit croit ! Hamas–violeurs, on vous voit », ou : « Votre silence les arrange, notre colère vous dérange », elles portent un jogging blanc taché de sang à l’entrejambe, en hommage à la jeune fille emmenée à Gaza sous les rituels cris d’« Allah  Akbar ! » et dont la vidéo avec le pantalon ensanglanté a fait le tour de la planète. Mais «#Ellestoutes sont soit myopes pour voir ses vidéos, soit hypermétropes, pour faire attention à la tâche du sang. Cependant ce n’est pas ça le plus savoureux. Par exemple, on découvre que dans notre pays, vivent tranquillement des apologistes du terrorisme, la belle flopée d’héritiers du Duce en France[2] . On découvre, grâce à eux, qu’accuser le Hamas de terrorisme est une provocation (sic !) et que les 300 filles « se sont attaquées » au cortège.  On se demande où sont passée les merkavot [3]? Ce que ces fascistes appellent « attaquer » se traduit par « exister ». Ces filles, avec lesquelles les fascistes radicaux voulaient en découdre, ont été placées à la fin du cortège et ensuite, exhortées par la police qui craignait de ne pas pouvoir les défendre de quitter la manifestation. C’est cela leur attaque.

Dans le monde normal, chacun a le droit de manifester.  Dans le monde parallèle, les femmes juives dérangent. Mais pas seulement les fachos, avec leur logique antisémite style Protocole des Sages de Sion, où elles « s’attaquent » à des dizaines de milliers de personne.s. antifasciste.s.  Elles dérangent aussi les policiers, qui, force est de le reconnaître, les ont protégées un moment contre l’agressivité des propalestinien.e.s.h (H comme hamas), mais qui ont fini par leur demander de partir de la manifestation, faute de pouvoir assurer leur sécurité. C’est-à-dire, que les Juifs, et a fortiori les Juives ne sont pas désirées soit parce qu’on les déteste et qu’on peut les agresser, soit parce que pour les protéger, il faut des forces supplémentaires. Alors, il vaut mieux qu’elles rentrent chez elles. Mais comme cela ne suffisait pas, des « membres des collectifs de l’organisation  de la manifestation parisienne du 25 novembre » ont accouché d’un communiqué où on lit qu’elles étaient menacées par les « groupuscules d’extrême droite ». Dans le monde parallèle, quand on défend les victimes israéliennes, on est « d’extrême droite ».

Cela fait penser à une blague juive :

Un Juif entre dans une agence de voyage. A la question de l’agent sur la destination souhaitée, le Juif dit : « Je voudrais aller là où on ne déteste pas les Juifs. »

-Allez donc aux USA.

-Non, là- bas il y a le Ku-Klux-Klan

Allez donc en France.

-Non, là-bas il y a Soral et Boutledja

-Bon, écoutez, j’ai des clients, regardez le globe et vous me direz où vous voulez aller. Cinq minutes plus tard l’agent se libère et demande à son client juif. Alors, vous avez choisi ?

-Vous n’auriez pas un autre globe ?

Dans la logique du monde parallèle, une idiotezombie journaleuse de Sky News peut demander à Eylon Levi, le porte-parole du gouvernement israélien si les Israéliens ne méprisaient pas la vie palestinienne, en libérant trois prisonniers pour un otage…. Ce que les Israéliens considèrent comme une véritable humiliation, de devoir libérer pour un innocent trois terroristes qui ont du sang juif sur les mains (chacun d’eux a essayé de tuer un Israélien), c’est ce que la femme au cerveau de moineau de Sky news appelle « l’arrogance » israélienne. Il faut admettre qu’en pareille situation, il y a de quoi se poser des questions sur la validité des stéréotypes sexistes relatifs aux femmes.

Dans le monde parallèle, celui de certains universitaires français, la terminologie islamo soviéto-nazi appliquée à Israël fait tabac et certains appellent carrément au « soulèvement » contre les Juifs « colonialistes ».

Dans le monde parallèle, les Palestiniens sont toujours victimes innocentes et les Israéliens bourreaux oppresseurs, et même si ce sont ces derniers qui sont brutalement attaqués sur leur sol, tués, violés, mutilés, l’idéologie continue à faire écran à la réalité. Dans le monde parallèle la haine d’Israël est de mise.

Dans le monde parallèle, une antisémite boutonneuse, incapable d’aligner deux phrases sensées (professeure certifiée de Français, et quel Français !), se dit « harcelée » par les photos d’un enfant juif kidnappé et gloussant comme une midinette de Tic-Toc est… chargée de « lutter » contre l’antisémitisme à l’Assemblée….

Dans le monde parallèle, des « intellectuels », comparent le gouvernement de Benjamin Netanyahou avec …le Hamas. Les viols, les massacres, les mutilations, les destructions, la prise d’otage, l’éventrement des femmes sont comparés à une politique qui déplait à la gauche. Dans le monde parallèle, l’éthique générale et l’éthique du discours ne sont pas de même valeur.

Enfin, dans le monde parallèle, à l’heure où le Hamas, dont on oublie vite les buts et l’idéologie, enfreint ses obligations, des clowns politiques européens, un Pedro et un Alex, s’en vont à Rafiah au moment où Israël négocie avec le Diable la vie de quelques innocents,…font leur numéro de cirque obligatoire, figure contorsionniste officiellement appelée « la-critique-de-la-politique-d’Israël. »

Bref, comme disait Vladimir Bukowky : « Dans l’ex URSS, nous avions devant nous un épais mur de béton armé, mais à condition de le vouloir vraiment, on pouvait réussir à percer ce mur. Ici, c’est un mur de coton qui vous enveloppe de partout ». Le monde réel est en effet en train de filer un très mauvais coton.

[1]https://www.academia.edu/3731117/Controlled_Occupation_The_Rarity_of_Military_Rape_in_the_Israeli_Palestinian_Conflict_2007_Hebrew_

[2] https://twitter.com/Pain_Et_Roses/status/1728514955631272012/photo/1 et https://twitter.com/RevPermanente/status/1728406551759610008

[3]Blindés de l’armée israélienne.

Source : atlantico.fr – Par Yana Grinshpun
https://atlantico.fr/article/decryptage/la-logique-des-mondes-paralleles-yana-grinshpun

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