
Le chef de l’Etat a annoncé ce mardi la libération du dernier otage français à l’étranger, Serge Lazarevic, un mois après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il se disait très malade. Le Franco-Serbe de 50 ans était retenu au Sahel depuis plus de trois ans, après été capturé en novembre 2011 par le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
« Notre otage Serge Lazarevic, notre dernier otage est libre », a déclaré François Hollande ce mardi en marge d’une visite à la caserne des Gardes républicains des Célestins à Paris. « La France n’a plus aucun otage, dans aucun pays au monde », s’est-il réjoui.
Serge Lazarevic est « en relativement bonne santé, en dépit des conditions très éprouvantes de sa longue captivité », a ajouté un communiqué de l’Elysée. Il sera « rapidement rapatrié en France » via Niamey. « Le chef de l’Etat remercie les autorités nigériennes et maliennes qui ont travaillé à cette issue heureuse, et notamment le Président Issoufou et le Président Keita dont il salue l’engagement personnel. » La présidence nigérienne a d’ailleurs fait savoir, de son côté, que cette libération était le résultat d' »efforts intenses » du Niger et du Mali.
Très malade, dans une vidéo diffusée en novembre
La dernière preuve de vie de celui qui était alors le dernier otage français encore détenu dans le monde. remontait à novembre dernier. Le groupe islamiste Aqmi avait diffusé sur Internet une vidéo montrant Serge Lazarevic. Cette vidéo non datée avait été déclarée « authentique » par les autorités françaises. Barbe fournie, bonnet noir, tunique grise: dans cette séquence de moins de quatre minutes filmée dans l’habitacle d’un pick-up, Serge Lazarevic déclarait en français être malade et estimait que sa vie était en danger.
Sa fille, « choquée » par ces récentes images, avait demandé au président de la République « de mettre les bouchées doubles » pour obtenir la libération de son père « le plus vite possible », « pour Noël ». Son voeu a été exaucé.
Colosse de 1,98 m et 120 kilos, Serge Lazarevic avait été enlevé au Mali en compagnie de Philippe Verdon qu’il accompagnait en voyage d’affaires. Un groupe d’hommes armés s’était emparé d’eux dans leur hôtel, à Hombori, dans le nord du pays. Philippe Verdon a été retrouvé mort d’une balle dans la tête en juillet 2013. Aqmi avait présenté les deux otages comme des agents du renseignement français.
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