© 2009 AFP (Boris Horvat)
Loin de Solférino, les élus PS vont tenter d’être audibles dans leur opposition à Nicolas Sarkozy, lors des « journées parlementaires » socialistes mercredi et jeudi à Toulouse.Loin de Solférino, les élus PS vont tenter d’être audibles dans leur opposition à Nicolas Sarkozy, lors des « journées parlementaires » socialistes mercredi et jeudi à Toulouse.

Mais l’actualité du Parti ne sera pas bien loin: c’est aussi jeudi que les quelque 200.000 militants socialistes sont appelés à se prononcer par référendum sur les primaires, le non-cumul des mandats et les têtes de liste aux Européennes.

La Première secrétaire, Martine Aubry, viendra clôturer le séminaire de Toulouse jeudi midi, quelques heures avant l’ouverture de ce nouveau scrutin interne.

Benoît Hamon est invité en sa qualité de membre du Bureau national. En revanche, ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë, qui ne sont pas parlementaires, ne sont attendus à Toulouse.

Les autres ténors -Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Claude Bartolone, Pierre Moscovici, François Lamy…- sont attendus puisqu’ils sont députés.

« Il y a urgence à organiser la riposte à Nicolas Sarkozy », lance le chef des députés PS Jean-Marc Ayrault à la veille de Toulouse, où le PS avait tenu congrès en 1985.

Dans la ville rose, les élus PS tenteront donc de parler de sujets de fond, comme la réforme des collectivités locales ou la privatisation de la Poste.

« Au moment où le pays se cherche et s’interroge sur les échecs du président de la République et de sa majorité, les parlementaires socialistes, radicaux et citoyens entendent tracer les alternatives d’une gauche réformiste et combative », espèrent les organisateurs.

Mais les contentieux existent, même au sein du groupe. Une dizaine de députés -dont Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti et Christophe Caresche- ont semé le trouble en lançant un « groupe d’action parlementaire » avec les trois députés Verts.

Instauration d’un salaire maximum pour encadrer les bonus, interdiction des crédits-revolving: les députés PS doivent présenter en détail des propositions de loi qu’ils défendront le 15 octobre à l’Assemblée, pour mettre l’UMP « au pied du mur ».

« Nous verrons bien si les discours sur les bonus, les stock-options, les retraites-chapeaux… ne sont pas que des mots », déclarait il y a peu M. Ayrault. En clair, si l’UMP accepte de débattre des textes PS – ce qui a été rarement le cas jusqu’à présent.

Le président socialiste de la commission des Finances Didier Migaud parlera jeudi matin de réduire les niches fiscales après avoir auditionné la veille Christine Lagarde (Economie) et Eric Woerth (Budget) sur le projet de loi de finances 2010 présenté en Conseil des ministres.

Ces journées, qui réunissent députés, sénateurs et euro-députés socialistes, n’avaient pas eu lieu en 2008. Hasard ou pas, les deux groupes PS au Sénat et à l’Assemblée avaient parfois parlé de voix différentes, comme sur le dossier Hadopi.

En septembre 2007, les journées parlementaires du PS avaient été court-circuitées par la publication d’un livre ravageur de Lionel Jospin sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal…Les élus croisent les doigts pour que Toulouse, choisie pour cause de 150e anniversaire de la naissance de Jaurès, soit synonyme d’unité et de débat d’idées.

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