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François Hollande a annoncé sur TF1 la transformation du Cice en baisse de charges en 2017. Plus d’impôt supplémentaire « sur qui que ce soit » à partir de 2015, a-t-il assuré.
Il est un chiffre qui, vendredi matin, sera regardé de près à l’Elysée. Celui de l’audimat. François Hollande était ce jeudi soir sur TF1 – la première chaîne de télévision en termes d’audience –, associé à RTL – la première radio –, pour une émission spéciale mise sur pied pour lui permettre de défendre son action. D’ouvrir la seconde mi-temps du quinquennat. Et de tenter d’accrocher à nouveau l’opinion, alors que la parole du président apparaît démonétisée et que les Français avaient largement boudé, en septembre, sa conférence de presse.
Disant à deux reprises avoir « le cuir tanné » (« Moi, je ne me plains jamais », a-t-il dit, comme pour rattraper le « c’est dur » de sa conférence de presse), François Hollande a surtout affiché sa détermination à « être utile » jusqu’au terme de son mandat. Quitte à mettre, si nécessaire, « des bottes de sept lieux ». « Jusqu’au bout, je vais réformer mon pays, le rendre plus fort. Au bout des cinq ans, quel que soit le verdict des Français, je veux pouvoir me regarder dans une glace », a-t-il lancé, réitérant sa promesse de ne pas se présenter en 2017 si le chômage ne baisse pas.
Aucune de grande envergure
Le locataire de l’Elysée, qui a un peu sèchement réduit Manuel Valls au rang d’exécutant de ses propres décisions, a fait plusieurs annonces, mais aucune de grande envergure. Aux chefs d’entreprise, il a promis la transformation du Cice en baisse directe de charges en 2017 . Aux Français, qu’il a dit vouloir « protéger », il a lancé, tout en confirmant la taxe sur les résidences secondaires : pas d’impôt supplémentaire « sur qui que ce soit » à partir de l’année prochaine. Notant que « la réalité est dure pour beaucoup », il a égrainé 15.000 nouveaux emplois d’avenir pour les jeunes, un élargissement du service civique pour le rendre « universel » (pour le rendre obligatoire, il faudrait un référendum, a-t-il nuancé), le retour de l’allocation de fin de droits pour les chômeurs à l’âge de la retraite (rétablissement de l’allocation équivalent-retraite supprimée par Nicolas Sarkozy en 2011). Il faut « préserver la République sociale », a-t-il plaidé, s’engageant aussi à donner « une seconde chance » à tout jeune sorti du système scolaire. En revanche, la réforme institutionnelle (dose de proportionnelle), elle, devra attendre. « Ça aurait été perçu comme une espèce de paravent », confie un ministre.
« J’aime les gens »
Tout au long de l’émission, François Hollande a également tenté de reconstruire une image personnelle très abîmée, notamment par le livre de Valérie Trierweiler. Pardonnant « les douleurs » de son ancienne campagne, il a juré être « proche des gens » et « sincère ». Il a dit avoir « consacré toute sa vie aux Français ». « On peux critiquer toute ma politique (…) mais j’aime les gens », a-t-il insisté, rappelant avoir été un élu local pendant « trente ans ».
Alors que l’exécutif avait mis 48 heures à réagir, il a qualifié la mort de Rémi Fraisse, le jeune militant tué sur le site du barrage de Sivens, dans le Tarn, de « tragédie » qu’il « ne peut pas admettre ». Mais le chef de l’Etat a toutefois rechigné à fendre l’armure et à parler de lui. « La France, c’est ce qui me touche le plus », a-t-il répliqué, disant accepter « toutes les critiques » mais pas le « dénigrement » et les « attaques » contre notre « pays exceptionnel ». Un pays candidat, a-t-il précisé, à l’exposition universelle de 2015 et aux Jeux Olympiques de 2024 (mais seulement si la ville de Paris le veut).
Il n’est pas certain, loin s’en faut, que cette émission trop longue puisse changer la donne, tant le chef de l’Etat s’est montré mal à l’aise sur les questions personnelles et confus sur plusieurs de ses annonces. Sans compter que François Hollande ouvre la seconde mi-temps du quinquennat avec une impopularité record . Stable sur un mois, sa cote de confiance ne dépasse pas 18 % dans le baromètre CSA pour « Les Echos » et Radio Classique. La part de mauvaises opinions, elle, progresse d’un point à 78 % (un record depuis 2012). En trente mois, François Hollande a vu son capital fondre de 40 points, quand Nicolas Sarkozy avait vu le sien reculer de 19 points (à 40 %). Le doute s’est installé jusque dans son camp : 52 % de ses électeurs du premier tour en 2012 ne lui font plus confiance « pour affronter les problèmes ». Alors que son prédécesseur n’était jamais tombé sous la barre des 70 % chez les sympathisants UMP, il est à 57 % chez ceux du PS.
Ce jeudi, François Hollande n’a pas résisté à la tentation de tacler Nicolas Sarkozy et sa « vulgarité » à plusieurs reprises, sans jamais le citer.
PIERRE-ALAIN FURBURY / JOURNALISTE | LE 06/11 À 22:42, MIS À JOUR À 22:51
Source : [lesechos.frArticle original-20141107-[Prov_ »>Article original-1814314@2&hTzJrjt05458kH47.99″>Article original
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{{Le seul souvenir que l’on gardera de Hollande c’est son anaphore : » Moi Président de la République, etc… …. » répétée une quinzaine de fois comme si déjà il en doutait qu’il en serait un .}}
{{Comme quoi la méthode Coué ne fonctionne pas toujours .
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