«Faites exploser la France. Explosez leur tête que ce soit avec une pierre, où quoi que ce soit si vous n’arrivez pas à vous procurer un pistolet.» A plusieurs reprises, des sympathisants de l’Etat islamique ont vanté les mérites de ce mode opératoire: un acte isolé, de proximité avec les moyens du bord.

«Faites exploser la France. Explosez leur tête que ce soit avec une pierre, où quoi que ce soit si vous n’arrivez pas à vous procurer un pistolet.» Ces mots sont ceux d’un djihadiste français, dont la barbe dépasse de la cagoule, dans une vidéo mise en ligne vendredi soir par une branche régionale de Daesh.
Ce n’est pas la première fois qu’un tel message de l’organisation de l’Etat islamique est relayé. A plusieurs reprises, des sympathisants ont vanté les mérites de ce mode opératoire: un acte isolé, de proximité avec les moyens du bord.

Terrorisme de proximité

«Fin septembre, des consignes globales ont été passées dans un message audio par le porte-parole de l’Etat islamique. Il disait “Si vous n’êtes pas capables de fabriquer des bombes ou de vous procurer des armes, frappez-les avec des pierres, des couteaux, écrasez-les avec vos voitures, brûlez les commerces”», explique, contacté par 20 Minutes, Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes. Depuis cet appel de fin septembre, quatre nouvelles vidéos d’appels de djihadistes francophones ont été publiées.
Dans l’affaire de l’attaque dans un commissariat de Joué-lès-Tours, considérée par les autorités françaises comme un «acte terroriste», l’individu a ciblé prioritairement des policiers. «L’Etat islamique ne fait pas la distinction entre civils et militaires. Au contraire, l’Etat islamique considère que puisque ce sont des démocraties, plus de 50% des gens les soutiennent. Si des musulmans étaient tués, ils seraient considérés comme des victimes collatérales», poursuit Romain Caillet.

Les policiers, cibles privilégiés

Cependant, l’absence de distinction fait débat au sein des sympathisants, certains ayant peur de tuer des musulmans. Du coup, policiers et militaires deviennent prioritaires. Ce fut le cas à deux reprises au Canada (Montréal le 20 octobre, Ottawa deux jours plus tard), mais aussi à New-York où le 23 octobre, quatre policiers ont été attaqués à la hache en pleine rue.

Au cours de l’échange entre Mohammed Merah et le policier toulousain des renseignements pendant le siège du Raid, le tueur au scooter a révélé qu’après avoir tué des militaires et des enfants de l’école juive, il s’en serait pris «au culot» à des commissariats. «Je pense, personnellement, que les policiers sont ciblés car ces individus ont bien souvent déjà eu affaire à eux. C’est une forme de vengeance», avance le spécialiste.

Depuis les faits, des «sympathisants» de l’organisation de l’Etat islamique ont érigé l’auteur des faits, Bertrand Nzohabonayo, comme étant «celui qui a répondu à l’appel d’Abu Muhammad al-Adnani, porte-parole de Daesh.

Daesh et les fous

A Dijon, où treize personnes ont été blessées, fauchées par un déséquilibré dimanche soir, la situation est différente. L’homme, âgé de 40 ans, a fait de nombreux passages en hôpital psychiatrique et ne revendique pas religieusement son acte. Pourtant, le mode opératoire – écraser des passants avec une voiture – ressemble beaucoup à celui prôné par les terroristes de l’Etat islamique.
Cette méthode a d’ailleurs été reprise par certains Palestiniens qui appelaient en novembre à une «intifada automobile».
Le message de Daesh est-il «tombé dans l’oreille des fous», comme l’a suggéré Bernard Debré sur France Info? L’homme a pu être influencé par ces vidéos. «Ce n’est pas incompatible», conclut Romain Caillet.

Brice Nzohabonayo, le frère de Bertrand «Bilal» Nzohabonayo, français d’origine burundaise abattu samedi en France après avoir agressé des policiers dans un commissariat, a été arrêté peu après dans la capitale du Burundi, Bujumbura, a annoncé le Service national de renseignement (SNR). «Nous avons arrêté Brice Nzohabonayo samedi, alors qu’il était chez un de ses oncles à Bujumbura, où il venait de passer quelques jours en provenance de la France», a déclaré à l’AFP le porte-parole du SNR, Télesphore Bigirimana.
«Il est détenu dans nos services où il est en train d’être interrogé», a ajouté Bigirimana, précisant être «en contact avec les services français sur ce cas».

Selon des sources policières burundaises, le jeune homme n’a pas opposé de résistance au moment de son arrestation. Le porte-parole du SNR a assuré que les services burundais avaient, dès 2013, signalé les deux frères – qui se rendaient régulièrement au Burundi – comme «suspects» à leurs homologues français, en raison de leur intégrisme religieux. Les enquêteurs burundais cherchent notamment à savoir quand les frères, nés dans une famille chrétienne et qui ont émigré en France en bas âge, «ont basculé dans l’islamisme pur et dur» et vérifier s’ils ne préparaient pas un attentat au Burundi, selon des sources policière et au SNR.

Bertrand Nzohabonayo a été abattu samedi par des policiers après avoir blessé trois de leurs collègues avec un couteau, aux cris de «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand). L’homme était connu pour des affaires de petite délinquance, trafic de stupéfiants, extorsion, vol à l’étalage et recel, selon une source proche du dossier et l’enquête s’oriente vers un attentat «motivé par l’islamisme radical».

Petit pays de l’Afrique des Grands Lacs, le Burundi fournit plus de 5 500 soldats à l’Amisom, ce qui en fait l’un des principaux contributeurs de troupes de cette force de l’Union africaine qui combat depuis 2007 les islamistes shebab en Somalie. «Nos services sont en permanence en train de surveiller les milieux islamistes et nous avons déjà déjoué des complots visant à frapper ce pays ou arrêté des islamistes de retour au Burundi après avoir reçu une formation terroriste à l’étranger», a expliqué à l’AFP un haut gradé du SNR, sous le couvert de l’anonymat. L’Ouganda, le Kenya et Djibouti, autres pays fournissant des troupes à l’Amisom, ont été victimes d’attentats des shebab.

[20 MinutesArticle original

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
André

Pour les guignols de « l’antisionisme » c’est évidement un complot du pouvoir aux ordres des sionistes…

La preuve ? i-Télé a diffusé un reportage où un témoin, un seul, déclare le visage caché que l’homme n’a jamais gueuler allah akbar mais qu’il faisait « ah, aaah » à cause de la police qui voulait le forcer à entrer dans le commissariat. On peut imaginer ensuite que comme il n’était vraiment pas content, il a sorti un couteau toujours en criant « aaahh » ou peut-être même « raaaah »…

Pour les guignols de la « dissidence » c’est la preuve infaillible que c’est une manipulation pour nuire aux musulmans adeptes de la religion d’amour et de paix et pour créer le « choc des civilisations » en France. Non, on ne rit pas…

Bon, ceci dit aucun d’entre eux ne nous expliquent la contradiction dans le fait que d’un côté le pouvoir aux ordres des sionistes organise un complot pour dénigrer l’islam et les musulmans et dans le même temps déclarent tous dans l’heure qui suit qu’il ne faut pas faire d’amalgame, que ce n’est pas ça l’islam et que l’homme en question n’est qu’un déséquilibré solitaire…

De plus les amis et la famille ajoutent que {«ce n’était pas un jihadiste. C’était un non-violent, très pacifique»} et dans le même temps les « témoins » nous racontent que la police aurait interpellé Bilal pensant que c’était l’agresseur d’une précédente altercation et que {« c’est à ce moment que l’arrestation aurait dégénéré selon plusieurs témoignages postés sur les réseaux sociaux. Bertrand Nzohabonayo aurait sorti un couteau qu’il aurait utilisé pour frapper trois policiers avant d’être tué par un agent ».}

{{Donc en résumé pour les complotistes : il ne s’agissait pas d’un jihadiste mais d’un homme pieux et très pacifique qui se baladait simplement avec un couteau sur lui et qui s’en serait servi contre des policiers lors d’un contrôle… bref un simple cas de légitime défense !}}

DANY83270

Voilà que la France devient un pays d’accueil et d’hébergement par excellence pour les terroristes du monde entier aguerris au terrorisme qui pénètrent facilement notre territoire à cause de l’incompétence de nos dirigeants politiques qui laissent cette situation dégénérer alors qu’ils savent très bien que les frontières sont perméables à la faveur des accords de Schengen ; ces terroristes possèdent des armes et profitent d’une logistique qui leur offre tous les moyens nécessaires pour organiser des attentats sur le sol français !
Tandis que les Français sont devenus des proies faciles pour les terroristes car ils n’ont aucun moyen de défense à leur disposition en l’absence de formation au maniement des armées depuis que le service militaire à disparu; on voudrait tuer la France et les Français pour la livrer à nos ennemis jurés que sont les barbares islamistes qu’on ne s’y prendrait pas autrement ; c’est pourquoi, il serait temps de demander des comptes à tous nos dirigeants politiques devant les Tribunaux pour les faire condamner à de lourdes peines pour trahison et pour intelligence avec l’ennemi; je ne crois pas que ce soit par un hasard extraordinaire qu’un homme de droite tel que Chirac (alors qu’il était gauchiste dans sa jeunesse) ait supprimé le service militaire et promulgué la loi sur le regroupement familial des Étrangers et que celui-ci ait par la suite appelé à voter pour un homme de gauche comme le socialiste Hollande qui, à son tour, a laissé pénétrer en France des millions d’Etrangers en provenance du Magrheb; et cela malgré les risques liés à la prolifération des attentats islamistes et la montée de l’antisémitisme; je pense que tout cela est lié et qu’il appartient à la Justice de faire toute la lumière sur ces faits qui me paraissent gravissimes.