Mystère autour du naufrage d’un cargo russe
Le cargo russe Ursa Major a sombré le 23 décembre 2024 après une série d’explosions inexpliquées, révélant un possible transfert clandestin de technologie nucléaire vers la Corée du Nord. Une enquête dirigée par l’Espagne a mis au jour des indices laissant penser que le navire transportait deux réacteurs nucléaires, camouflés sous la mention trompeuse de « manhole covers » (trappes d’accès) dans son manifeste officiel. Ces réacteurs, similaires à ceux utilisés pour la propulsion des sous-marins, étaient vraisemblablement destinés au port nord-coréen de Rason. Le naufrage, survenu alors que le navire était escorté par deux bâtiments militaires russes, a fait deux morts parmi l’équipage et soulevé de nombreuses questions sur la nature réelle de sa cargaison et les raisons de son interception.
L’enquête espagnole a révélé que le navire, appartenant à la flotte russe surnommée « Ghost Fleet » pour sa capacité à échapper aux sanctions, effectuait une route inhabituelle de Saint-Pétersbourg à Vladivostok via la Méditerranée. Après avoir ralenti de manière suspecte, le cargo a subi trois explosions près de sa salle des machines, entraînant un appel au secours et la mort de deux membres d’équipage dont les corps n’ont jamais été récupérés. Les autorités espagnoles, intervenant pour secourir l’équipage, ont été confrontées à une forte résistance des navires militaires russes qui ont tenté d’éloigner les secours et de récupérer rapidement les survivants. Quelques jours plus tard, plusieurs explosions supplémentaires ont été enregistrées sur le site du naufrage, vraisemblablement destinées à détruire les restes du navire et de sa cargaison sensible.
Par ailleurs, la présence répétée d’appareils militaires américains spécialisés dans la détection de matières nucléaires, surnommés « nuke sniffers », a été confirmée. Ces avions ont survolé la zone du naufrage à deux reprises en 2025 et 2026, dans le cadre d’opérations de collecte et d’analyse de débris nucléaires. Leur activité souligne l’importance stratégique et sécuritaire accordée à cet incident par les États-Unis, qui cherchent à empêcher la prolifération nucléaire, notamment vers la Corée du Nord. L’hypothèse d’une attaque ciblée par un torpille supercavitante Barracuda, technologie détenue par quelques puissances militaires, est également envisagée pour expliquer les explosions initiales.
Ce naufrage soulève des questions majeures sur la circulation clandestine d’armes nucléaires et la coopération militaire entre la Russie et la Corée du Nord. Il illustre les tensions croissantes autour du contrôle des technologies sensibles et la complexité des opérations navales dans des zones stratégiques. La destruction partielle du navire et la réticence des autorités russes à clarifier la nature de la cargaison compliquent l’évaluation complète des risques. En attendant, la surveillance internationale reste renforcée, notamment par les États-Unis, pour prévenir toute nouvelle tentative de transfert de matériel nucléaire à des régimes controversés.
L’affaire Ursa Major met en lumière les enjeux géopolitiques liés à la prolifération nucléaire et la nécessité d’une vigilance accrue sur les routes maritimes utilisées pour des livraisons potentiellement dangereuses. Elle rappelle également les difficultés rencontrées par les autorités internationales dans la gestion des incidents impliquant des technologies militaires sensibles, au cœur des rivalités contemporaines entre grandes puissances.
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