Le New York Times sous le feu des critiques après un article polémique
Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi avec une rare virulence à une tribune publiée par Nicholas Kristof dans le New York Times, accusant les soldats et gardiens de prison israéliens d’abus sexuels généralisés sur des Palestiniens. Israël qualifie cet article de « l’une des pires calomnies jamais parues dans la presse moderne ».

Voici les 3 points clés qui discréditent l’article selon les observateurs et le gouvernement :
▪️ Une inversion de la réalité : Le ministère fustige un « flot incessant de mensonges » visant à transformer la victime en accusé.
Israël rappelle que ses citoyens et otages ont été victimes des crimes sexuels horribles du Hamas le 7 octobre, et perçoit cet article comme une campagne orchestrée pour placer le pays sur la liste noire de l’ONU.
▪️ Des ONG liées au Hamas utilisées comme sources : Le journaliste du NYT s’appuie fortement sur l’Euro-Med Human Rights Monitor.
Or, la Foundation for Defense of Democracies (FDD) rappelle que les dirigeants de cette ONG ont des liens familiaux et organisationnels avérés avec le groupe terroriste du Hamas, remettant en cause toute objectivité.
▪️ Des témoins au passé accablant : L’article cite des « témoins » et relaye des allégations extrêmes (comme l’utilisation de « chiens de viol »). L’organisme Honest Reporting a révélé qu’un des témoins (Sami al-Sai) avait été emprisonné pour incitation et glorification du massacre du 7 octobre.
Par exemple, le 23 mars 2023, al-Saï a qualifié Amir Abou Khadija de « notre prince martyr ». Abou Khadija n’était pas un simple civil. Il était le fondateur et le chef du bataillon Tulkarm, une organisation terroriste responsable de nombreux attentats meurtriers.
Et ce n’était pas un message isolé.
En décembre 2023, quelques semaines seulement avant son arrestation, al-Saï a partagé des vidéos et des photos célébrant des terroristes armés dans le camp de Nur Shams. Une publication décrivait la scène comme les « Lunes de
« Camp de Nur Shams », montrant des terroristes en tenue tactique. Autre exemple : du matériel militaire israélien capturé.
Le lendemain même, les forces israéliennes ont mené un raid à Nur Shams, tuant cinq terroristes. Al-Sai avait un accès privilégié aux hommes armés que Israël visait.
Pourtant, aucun de ces éléments de contexte n’apparaissait dans l’article du New York Times.
Plus inquiétant encore, le 8 octobre 2023, au lendemain du massacre perpétré par le Hamas, al-Saï a célébré ce qu’il a appelé « le drapeau vert » flottant au-dessus des « camps de l’occupant et de ses chars », faisant l’éloge des « combattants héroïques » opérant sous la bannière du Hamas.
Alors que les Israéliens étaient encore en train d’identifier les morts et de rechercher les proches enlevés, la source du Times glorifiait ouvertement les auteurs des atrocités du 7 octobre.
Les lecteurs n’en ont jamais été informés.
Une autre source citée, Shaiel Ben-Ephraim, est un activiste anti-israélien ayant lui-même quitté son université suite à des allégations de harcèlement sexuel.
Depuis Jérusalem, cette controverse soulève une question cruciale : lorsque l’un des plus grands journaux du monde fonde des allégations explosives sur des sources aussi biaisées, ne détruit-il pas la confiance du public dans le journalisme tout entier ?
La publication de cet article est intervenue juste avant la parution d’un rapport majeur détaillant les violences sexuelles systématiques perpétrées par le Hamas lors des attaques du 7 octobre.
Il est difficile d’ignorer ce timing.
L’article de Kristof dépeignait les Israéliens comme des agresseurs sexuels, créant un contexte narratif destiné à atténuer l’impact du regain d’attention porté aux atrocités du Hamas.
Il apparaît désormais que le New York Times et Kristof étaient au courant à l’avance de la publication du rapport de la Commission civile sur les violences sexuelles.
Au lieu de laisser l’attention se porter sur les crimes documentés commis contre des Israéliens, le Times a recentré le débat sur les allégations de mauvaise conduite israélienne.
Quand les Israéliens sont victimes, les preuves sont passées au crible sans fin. Quand Israël est accusé, le soupçon se transforme rapidement en vérité admise.
Et lorsque un rapport majeur sur les atrocités du Hamas menace de faire la une des journaux, le New York Times accuse Israël d’abus sexuels ?
Ce n’est pas un hasard. C’est un cadrage narratif.
Le véritable enjeu cette semaine n’est pas la mauvaise conduite d’Israël. Il réside dans la volonté de l’un des journaux les plus influents au monde d’orienter sa couverture médiatique de manière à détourner une fois de plus l’attention du Hamas vers Israël.
La question n’est pas de savoir si Israël doit être soumis à un examen rigoureux. Les démocraties doivent être scrutées, surtout en temps de guerre. La question est de savoir si cet examen est appliqué de manière cohérente, équitable et proportionnée.
Lorsque le New York Times amplifie à maintes reprises les allégations les plus faibles contre Israël tout en abordant les atrocités du Hamas avec hésitation et scepticisme, il cesse de ressembler à du journalisme rigoureux et commence à ressembler à de l’activisme narratif.
La publication simultanée de cet article était révélatrice, non pas en raison de ce qu’il dévoilait, mais en raison de ce qu’il semblait viser : détourner l’attention, façonner la perception et faire en sorte que, même si de nouvelles preuves émergent concernant les crimes du Hamas, Israël reste la principale cible des condamnations.
Ce double standard explique précisément pourquoi la responsabilité des médias est importante.

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